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5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 16:12
PEUR POUR NOTRE PAYS,POUR NOTRE REPUBLIQUE, dans quelle torpeur sommes nous ?
PEUR POUR NOTRE PAYS,POUR NOTRE REPUBLIQUE, dans quelle torpeur sommes nous ?

Impensable qu’un jeune agresse un proviseur, tabasse un enseignant, roue de coup un policier ,incendie un camion de pompiers, si chacun ne mesure pas ce que cela signifie ,c’est grave

Insupportable qu’un élu de la république danse avec des casseurs entrain de détruire et de bruler du matériel publique, si chacun ne mesure pas le message qu’il envoie ,c’est grave

Sidérant que l’on manifeste pour, soit disant , obtenir des moyens et l’on engendre des millions d’euros de dépenses en saccageant

 révélateur, que l’on y brule le portrait de Nelson Mandela ,si cela ne disqualifie pas les auteurs ,c’est grave 

insupportable de voir ces jeunes blessés par une lbd ,une grenade  ou je ne sais quoi, i

nsupportable que ceux qui ont engendré la violence et cette spirale qui aboutit a des corps brisés se frottent les mains, car leurs manœuvres fonctionnent et l'on pourra montrer du doigt l'etat ,le gouvernement ,victoire a la Pyrrhus  

qui pourra me faire croire qu'a bon droit ,on brule des lycées, des cantines,du mobilier ,on brule on détruit ,on frappe des proviseurs des enseignants pour un probléme d'emploi du temps ? parce que parcours "sup" est anxiogène ? parce que l'on est pas content de se voir interdire le téléphone ?

j'aime tous ces bons apôtres qui expliquent que ces charmantes tètes blondes sous leurs cagoules en amenant de mortiers de feux d'artifices et brulé leur établissement ont fait une fausse manœuvre ,que la police a mal interprété et surréagit 

tous ces bons apôtres en excitant les momes, en convoquant les blacks blocks savaient le risque qu'ils généraient et l'on fait avec cynisme ,avec calcul et sans vergogne 

bien sur que la police ne doit pas bouger, laisser bruler et saccager les établissements

bien sur que cette brave dame qui voulait empêcher un jeune de casser un abribus l'a bien cherché et mérite de s'être fait cramer par un p'tit gars qui avait des revendications a faire entendre

bien sur qu'il est normal  d'aller au lycée avec dans son sac a dos des produits chimiques ,une cagoule, un foulard et des lunettes de protection

 bien sur que frapper au visage un homme a terre  au point qu'il perde connaissance n'est qu'un juste retour des choses ,

Si on ne lit pas ,dans tous ces évènements  la main des tenants  de la théorie du chaos, la glorification de la violence et de la volonté de mettre a terre toute forme d’autorité, aussi respectable soit elle ,comme les enseignants, alors c’est grave

Alors en fait ,j’ai peur pour notre démocratie, pour notre république que les extrêmes jettent en auto da fé  a leur ambition personnelle

chaque jour le front national fait un pas vers l'Elysée ,porté par l'extrême gauche qui espère "qu'après" ce sera son tour 

Car le problème n'est pas que les Français rejettent la République.
Peut-être rejettent-ils ce qu'ils ne comprennent plus, ce qu'ils ne voient plus, ce qui leur paraît trop loin d'eux.

Et c'est peut-être pour cela que le maire conserve encore une place particulière : il est là, dans la rue, à l'école, au marché, au cimetière, dans les moments heureux comme dans les drames.

La République ne se réconciliera peut-être pas avec les Français par de grands discours.

et vous entendrez dans les jours qui viennent bien des engagements ,des promesses auxquelles personne ne portera foi ,car comme au moment des gilets jaunes les revendications sont diverses ,multiples et même parfois contradictoires et que toutes façons, personne ne souhaite y croire ,leur donner du crédit

vive l'adrénaline de la horde qui brule la poubelle ,casse l'abribus et course un gendarme 

La démocratie nous donne le choix. Elle nous impose aussi d'en mesurer les conséquences. Car, grâce aux agitateurs politiques ,demain derrière les bulletins de vote, il y aura nos écoles, notre sécurité, nos services publics, notre travail, nos libertés et, tout simplement, notre vie quotidienne, et là je suis inquiet ,car ce qu'ils font là, témoigne de leur irresponsabilité 

La démocratie nous donne le choix. Elle nous impose aussi d’en mesurer les conséquences.

 Il est simpliste de l’écrire et portant tellement d’actualité :Une élection n’est jamais un simple bulletin glissé dans une urne.  elle engage notre pays, nos institutions, nos libertés et la vie quotidienne de chacun.

en aucun cas ,elle ne devrait être le reflet d'un geste d'humeur irresponsable et pourtant le coeur de ces élections réside bien dans cette huile sur le feu irresponsable qui est versée ,heure a heure

chaque jour qui nous sépare des vacances scolaires va apporter son cortège d'incidents  qui permettra aux loups de hurler et convaincre blessure après blessure ,que le pays qui dépense 28% de plus que tous les pays de l'ocde pour ses lycées mérite ce qui lui arrive 

ps : sur france info tout a l'heure ,un jeune qui proteste contre la fermeture des lycées  "du coup on peut plus les bloquer " 

 

PEUR POUR NOTRE PAYS,POUR NOTRE REPUBLIQUE, dans quelle torpeur sommes nous ?
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Published by Christian SCHOETTL
1 octobre 2026 4 01 /10 /octobre /2026 15:45
LE MAROC  m'épate et impose le respect ,une réussite sur bien des tableaux
LE MAROC  m'épate et impose le respect ,une réussite sur bien des tableaux
LE MAROC  m'épate et impose le respect ,une réussite sur bien des tableaux
LE MAROC  m'épate et impose le respect ,une réussite sur bien des tableaux

Au risque de passer pour un marocco idolatre ,je voudrais écrire que le royaume du maroc coche bien des cases :

Le développement fulgurant de ce pays mérite de s’interroger sur nos propres lenteurs ,sur notre manque d’anticipation, voir notre absence réelle d'aménagement du territoire 

Ce qui est entrain de se passer au sud de ce pays a commencé le jour de la marche verte, mais témoigne d’une stratégie habile et redoutable

le coup de génie de la marche verte trouve aujourd’hui son accomplissement de génération en génération de dirigeants et l’ouverture qui s’installe vers tout le sahel ,la Maurétanie ,le Sénégal et le mali recompose la carte d’une partie du nord de l’Afrique  et même devient une reponse au drame islamiste du sahel

un centre de gravité économique qui se déplace avec un espoir de paix dans des zones infréquentables depuis des dizaines d’années

Chacun sait mon étonnement a chaque fois que je vais a Dakhla et lorsqu’un des plus hauts responsables de cette région me dit qu’ils veulent en faire un « dubai » sur l’atlantique, avec la securité que cela sous entend ; ma nostalgie du désert n’applaudit pas des deux mains, mais l’ambition de toute la chaine humaine m’épate

J’ai souvent été étonné de cette leçon de tolérance  entre les communautés juives et musulmanes qui existe a tous les échelons et jusqu’au plus haut niveau du royaume

 comme ne pas garder en mémoire et de façon vive qu’elle se prolonge même chez nous

il suffit de voir ,qui fréquente les fêtes juives a créteil, voir danser ensembles un imam et un rabbin  et combien la salle est composée de la moitié de juifs pour fêter la rupture du jeune musulman pour toucher du doigt nos plus grands espoirs de fraternité

cette vie commune plus qu’une cohabitation serait possible au maroc ? et que chez nous si ce ne sont pas des marocains qui le portent, cela devient impossible ?

je suis jaloux d’un pays qui se sent un peuple avec la richesse de ses différences ,et la fierté de son unité

Comment vous dire cette « normalité » de voir des diplomates de tres haut niveau qui sont des femmes ,tandis que nous « ramons » sur l’égalité hommes/femmes dans notre pays ?

 pas de caricature d’un pays dont le  roi du Maroc, Mohammed VI, porte le titre officiel de Commandeur des croyants (Amir Al-Mouminine)  il est le Chef spirituel : Il est le garant de la pratique de l'islam et du respect des rituels religieux dans le pays.

Et il nomme une femme premier ministre !

gardons en mémoire comment la France ,patrie des droits de l’homme et tout le saint frusquin a acceuilli sa première ,premiere ministre et avouons, les suivantes

Au maroc  voilà une terre d’islam qui bat en brèche tous les amalgames et qui envoie la preuve fulgurante que l’on peut croire en l’islam et ne pas être islamiste ,bien au contraire : être exemplaire comparé a bien des « démocraties »  bien pensantes

alors ,je sais bien ce qui me sera répondu sur le regime, sur  un tas de trucs mais je regarde le verre a moitié plein et je le trouve gouteux 

je ne vous parle même pas de cette incroyable équipe de joueurs de foot car je n'y connais rien, mais ils m'ont épaté aussi 

Alors je vous le dis ,ne soyons pas suffisants  voir complaisants, pire condescendants  ,les futurs sous-développés ,c’est nous  

LE MAROC  m'épate et impose le respect ,une réussite sur bien des tableaux
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Published by Christian SCHOETTL
26 septembre 2026 6 26 /09 /septembre /2026 13:38
La tribu des Waouh !

La tribu des Waouh !

Nous recevons bien des compliments sur notre village. Les élus que je côtoie me disent souvent :« Comment vous faites ? »

L’autre jour, nous parlions du marché de Noël, des nouveautés possibles, de ce qu’il y avait à faire…

Dans la nuit, une idée ne m’est pas venue, mais une évidence :

à Janvry, depuis des années, nous ne nous interrogeons pas sur les problèmes que pourrait poser une idée à mettre en œuvre. La préoccupation de tous a toujours été : « Comment la mettre en œuvre ? »

Et plus elle est folle, plus on sent les neurones se mettre en mouvement pour trouver des solutions et jeter les problèmes sur le bas-côté.

Cette culture du défi existe depuis très longtemps, sans doute depuis que nous avons commencé les spectacles et que, sans moyens, il fallait tout inventer, tout bricoler…

Je raconte toujours que, faute de pouvoir payer des effets spéciaux, nous remplissions des capotes anglaises avec de l’alcool et un détonateur pour déclencher des explosions.

Cela marchait une fois sur trois…

Et donc nous multipliions par trois les capotes anglaises !

À bien y réfléchir, la tribu des Waouh ! a inventé la plupart des « marqueurs » de notre village, ceux qui lui forgent son identité.

La plupart du temps, pas du tout dans les « clous ».Et quand on a vu le bonheur que cela procurait, on a essayé de « normaliser » les choses.

Les premiers petits trains étaient « hors normes » absolues. La première piscine du bar de la plage est sortie de mon garage.et ainsi de suite 

La liste est longue de ces bricolages infâmes devenus des institutions.

Mais sans cette tribu des Waouh, ces gens prêts à s’emparer d’une idée, aussi folle soit-elle, et surtout à chercher comment la rendre possible malgré les contraintes, les normes, les coûts et tous les obstacles qui font que, un peu partout, on ne fait plus rien, quand des élus me demandent "comment vous faites?"  je crois que c'est parce que eux se posent la question de leur responsabilité ,de combien cela coute, et de tous les obstacles possibles plutot que d'inverser  la question ,on voudrait faire comment attrape cela ?  

 il n’y aurait pas eu de marché de Noël en plein Covid !

Avec toutes ces bonnes âmes qui criaient au scandale, à l’irresponsabilité !

Y a-t-il eu un « cluster », mot à la mode à l’époque ?

Y a-t-il eu, parmi tous les bénévoles, les clients ou les exposants, un problème de santé causé par le marché de Noël ?

Non. Aucun.

Et pourtant, je ne vous vois encore rassemblés pour manger à plus de 60 à l’auberge tous les jours…

Ce qui est dommage, c’est que les « prudents », les « raisonnables », les « gens sérieux » ne feront jamais vraiment confiance à la tribu des Waouh sur un point :

on peut faire les choses sérieusement sans renoncer à la folie, au bonheur et aux lumières que l’on allume dans les yeux des gens.

Et je crois que c’est précisément cela qui nous distingue.

Ce petit mot, presque une prise de conscience, est pour tous ces bénévoles qui ont considéré que l’impossible était une limite que nous nous fixions.

Pour leur dire mon amour, mon respect.

Pour leur dire aussi ma sensation qu’avec eux, une montagne à soulever n’est jamais vraiment un problème.

Je suis avec ceux qui, lorsque l’on imaginait une piste de ski, un défilé de chameaux à Paris, un Père Noël arrivant sur un chariot improbable sous la neige, un télésiège à partir d’une chaîne de boucher, ou, lors d’un spectacle, une tour d’une tonne en flammes qui tournait sur elle-même, ont carburé et lutté pour que cela marche.

Merci à ces fous qui traversent le territoire avec un sapin géant qu’ils ont coupé sans l’abîmer.

Merci à ces Waouh qui sont allés démonter des bâtiments entiers au Parc Astérix pour les réinstaller à Janvry.Merci à ceux qui bricolent.À ceux qui transportent.À ceux qui trouvent.À ceux qui réparent.À ceux qui râlent mais viennent quand même.A ecux qui me supportent

À ceux qui sur une idée improbable,proposent une solution encore plus improbable.

Et surtout merci à ceux qui sont arrivés récemment et qui ont décidé, eux aussi, de rentrer dans la tribu.

Parce que la tribu des Waouh n'est pas une bande de vieux habitués, mais une réunion d’amoureux du bonheur et un peu fous furieux parce que les relais doivent se passer pour que jamais a janvry nous ne renoncions a rêver et faire rêver 

Une idée appartient à tous ceux qui ont envie de la  faire.Pas besoin d’être bricoleur.Pas besoin de connaître Janvry depuis trente ans.Pas besoin même de savoir ce que l’on va faire.

Il suffit d’avoir envie de donner un coup de main et de croire qu’ensemble, on peut faire quelque chose que l’on ne ferait pas tout seul.

La liste est immense de ces tours de force exécutés par des gens doués pour le bonheur.

Et c’est justement pour cela que je vous donne rendez-vous :

Le 3 octobre, à 10 heures.

Nous nous retrouverons pour nous répartir les tâches et commencer à préparer le marché de Noël.Il y aura ceux qui savent déjà ce qu’ils vont faire.Il y aura ceux qui viendront avec des idées.Il y aura ceux qui ne sauront pas encore très bien pourquoi ils sont là.

Et c’est très bien comme ça.

On trouvera bien quelque chose à leur faire faire !

Car là encore, cette culture de la solution plutôt que du renoncement sera bien présente. Une idée en entraîne une autre. Un problème trouve une solution .Une solution crée une nouvelle idée .Alors vous dire que c’est toujours serein ,calme ,pas stressé et le pays des bisounours ce serait mentir !

Mais au résultat , c’est juste magnifique.

La tribu des Waouh !
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Published by Christian SCHOETTL
18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 15:48
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect
un peu de justice pour les élus et même du respect

je vous ai mis des photos de maires locaux ,de vrais élus ,ils ne sont pas habillés par gucci ou saint laurent ,ils ne portent des westons

ils ont les deux pieds dans le terrain et les mains dans le cambouis et, a mes yeux, ils font vivre la plus belle des démocraties

la France ne leur est pas reconnaissante certains leur crachent dessus mais ,jour après jour ,ils travaillent ,se réunissent ,et n'ont qu'en tête la vie de leurs habitants ,qui dit mieux ?

regardez les bien ,dans leur simplicité ,car la vraie france tourne grace a ces gens là 

Les élus locaux ne sont pas des héros, ils ne sont pas, non plus, faits d’acier inoxydable.

Je dois vous avouer que, quand on voit des reportages où des maires d’arrondissement de Paris se font payer des tenues à des prix extravagants, des manucures et des soins du visage, des maires de grandes communes se faire tailler des chemises et des costumes, je ne parle pas des restaurants ou des voyages lointains, nous sommes bon nombre d’élus à être accablés.

Que l’on ne nous confonde pas avec cela !

Et, avouons-le, on nous met tous dans le même sac.

Bien sûr que les élus ruraux n’ont pas de voiture de fonction, de « cabinet », de « collaborateur », de chauffeur !

Bien sûr que la plupart utilisent leur téléphone personnel et leur ordinateur !

Bien sûr qu’ils sont mobilisables 24 heures sur 24 et qu’ils n’ont pas de personnel d’astreinte pour répondre aux appels !

Lors de mon premier mandat, mes indemnités étaient de 60 euros par mois…

Si je vous écris cela, c’est parce qu’il est insupportable que l’on mélange les torchons que nous sommes et les serviettes en soie que l’on nous montre.

Je ne vous parlerai même pas de la retraite de nos parlementaires.

Mais je pense qu’il est utile, pour être confrontés à la réalité des 500 000 élus de petites communes, de rappeler une autre réalité démocratique : celle d’un engagement très fort et donc d’une réelle passion pour servir.

Ces 400 000 conseillers municipaux, mobilisables gratuitement, et ces maires et adjoints à qui les mandats imposent beaucoup de temps, amènent à se demander si cette démocratie locale peut être portée durablement par des personnes ayant une grosse charge de famille et des revenus « normaux ».

Alors, juste un petit tableau pour illustrer ce qu’un homme ou une femme qui a consacré 6 ans, 12 ans, 18 ans à son village va toucher en prenant sa retraite, après de bons et loyaux services.(du moins je l'espère)

je suis fatigué d'être parfois gêné quand on me demande ce que je fais, de dire "je suis élu" comme si c'était un gros mot, alors que c'est un honneur 

 

un peu de justice pour les élus et même du respect

attention nous ne pleurnichons pas ,seulement recadrer la vérité, seulement briser des images odieuses et que les gens finissent de penser que l'on fait cela pour l'argent mais ,au contraire ,pour une certaine idée du vivre ensembles  

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Published by Christian SCHOETTL
8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 13:34
PATHY SMITH / Rimbaud improbable mais vrai

Il y a des rencontres qui paraissent improbables…chacun sait que nous aimons cela  et qui, pourtant, deviennent évidentes.

Patti Smith, l’icône du rock new-yorkais, et Arthur Rimbaud, le jeune poète des Ardennes : deux siècles, deux mondes, deux destins qui semblaient ne jamais devoir se croiser.

Et pourtant, Patti Smith a fait de Rimbaud une sorte de compagnon de route. Elle l’a lu, aimé, cherché, célébré. Parce qu’elle a reconnu en lui quelque chose qui lui ressemblait : le désir de liberté, le refus des conventions, la poésie comme une manière de vivre et de se révolter.

Rimbaud avait écrit très jeune, avec une fulgurance incroyable, avant de tout abandonner.

Patti Smith, elle, a fait de la poésie, de la musique et de l’art une vie entière.

Entre eux, il y a donc bien davantage qu'une admiration littéraire : il y a une transmission, une filiation invisible entre deux êtres qui, à des époques différentes, ont voulu ouvrir des portes là où les autres voyaient des murs.

Le 25 SEPTEMBRE  a 19h sur les ballots de paille de la petite ferme , nous vous proposons d’entrer dans cet univers.

Un univers de mots, de musique, de liberté, de jeunesse, de révolte et de poésie.

Et peut-être de découvrir que, lorsque Patti Smith rencontre Rimbaud, la poésie n'est plus tout à fait dans les livres : elle se met à vivre.

 

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Published by Christian SCHOETTL
3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 10:45
CAMELS NEWS AOUT FRANCAIS /ARABE/ANGLAIS/ESPAGNOL
CAMELS NEWS AOUT FRANCAIS /ARABE/ANGLAIS/ESPAGNOL

Tout d’abord, un grand merci pour tous vos messages d’encouragement et de sympathie lorsque vous découvrez notre « production » du mois. Cela fait du bien !

Comme indiqué dans mon éditorial, après un évènement aussi fort que le défilé à Paris, nous avons envie de nous retrouver, de vous retrouver, mais avec un prétexte qui fasse pétiller les yeux et l’imagination !

N’hésitez pas, si vous avez la moindre suggestion, nous sommes à votre disposition. Plus la caravane est nombreuse, plus elle a de chances d’arriver à destination !

J’ai tellement envie de mettre en valeur les possibilités infinies des camélidés et la fraternité qui règne entre nous : le sport, la santé, la richesse du nomadisme… Tellement de pistes à mettre en valeur !

 Tous les étés, je descends en vacances dans ma maison, sur ce que les étrangers appellent la “Riviera française”, et tous les étés je vois la surprise sur la route, et même à la maison, des gens qui aperçoivent des dromadaires. Et pourtant…

Chaque été, les températures se font plus fortes, les feux plus violents, et mes dromadaires participent à débroussailler et à préserver l’environnement. Ils participent aussi, sur les plages de l’Atlantique et de la Méditerranée, à mobiliser les gens autour du nettoyage de ce que d’autres abandonnent.

Alors, peut-être que le dromadaire est moins exotique qu’on ne le croit… et qu’il est partout chez lui

Amis du monde entier, hâte de vous retrouver !

 

🇸🇦 العربية

بادئ ذي بدء، أتوجه إليكم بجزيل الشكر على جميع رسائلكم التي تحمل التشجيع والتعاطف عندما تكتشفون «إنتاجنا» لهذا الشهر. إن ذلك يبعث في النفس الكثير من الدفء!

وكما أشرت في افتتاحيتي، بعد حدث قوي ومؤثر مثل العرض الذي أقمناه في باريس، نشعر برغبة في أن نلتقي من جديد، وأن نلتقي بكم من جديد، ولكن هذه المرة بذريعة تجعل العيون تتلألأ والخيال يحلق!

لا تترددوا، إذا كانت لديكم أدنى فكرة أو اقتراح، فنحن في خدمتكم. فكلما كبرت القافلة، زادت فرص وصولها إلى وجهتها!

كم أرغب في إبراز الإمكانات اللامحدودة للجماليات، والإخاء الذي يسود بيننا: الرياضة، والصحة، وغنى حياة الترحال… هناك الكثير من المسارات التي يمكن إبرازها!

في كل صيف، أنزل لقضاء العطلة في منزلي، في ما يسميه الأجانب «الريفييرا الفرنسية»، وفي كل صيف أرى الدهشة على الطريق، بل وحتى في المنزل، على وجوه الناس عندما يلمحون الجمال. ومع ذلك…

في كل صيف، تصبح درجات الحرارة أكثر ارتفاعاً، وتصبح الحرائق أكثر عنفاً، وتشارك جمالاتي في إزالة الأعشاب والشجيرات الجافة والمساهمة في حماية البيئة. كما تشارك، على شواطئ المحيط الأطلسي والبحر الأبيض المتوسط، في حشد الناس حول تنظيف ما يتركه الآخرون وراءهم.

فربما يكون الجمل أقل غرابة مما نعتقد… وأنه في كل مكان موطنه.

أصدقاءنا في جميع أنحاء العالم، نتوق إلى لقائكم من جديد!


🇬🇧 English

First of all, a huge thank you for all your messages of encouragement and friendship whenever you discover our “production” of the month. It really does us good!

As I mentioned in my editorial, after such a powerful event as the parade in Paris, we feel the urge to get together again, to meet you again, but with an excuse that will make eyes sparkle and imaginations run wild!

Please don’t hesitate: if you have even the slightest suggestion, we are at your disposal. The larger the caravan, the better its chances of reaching its destination!

I am so eager to showcase the endless possibilities of camelids and the spirit of brotherhood that exists among us: sport, health, the richness of nomadic life… So many paths to explore and bring to the forefront!

Every summer, I go down to spend my holidays at my home, in what foreigners call the “French Riviera”, and every summer I see the surprise on the road, and even at home, on the faces of people who catch sight of camels. And yet…

Every summer, temperatures rise, fires become more violent, and my camels take part in clearing brush and helping to preserve the environment. They also take part, on the beaches of the Atlantic and the Mediterranean, in bringing people together around the task of cleaning up what others leave behind.

So perhaps the camel is less exotic than we think… and perhaps it feels at home everywhere.

Friends from all over the world, I can’t wait to see you again!


🇪🇸 Español

Ante todo, muchísimas gracias por todos vuestros mensajes de ánimo y de simpatía cuando descubrís nuestra «producción» del mes. ¡La verdad es que hace mucho bien!

Como indiqué en mi editorial, después de un acontecimiento tan intenso como el desfile de París, tenemos ganas de volver a encontrarnos, de volver a encontraros, pero con un pretexto que haga brillar los ojos y despierte la imaginación.

No dudéis en hacernos llegar cualquier sugerencia que tengáis; estamos a vuestra disposición. ¡Cuanto más numerosa sea la caravana, más posibilidades tendrá de llegar a su destino!

Tengo tantas ganas de poner en valor las infinitas posibilidades de los camélidos y la fraternidad que reina entre nosotros: el deporte, la salud, la riqueza del nomadismo… ¡Hay tantos caminos por explorar y poner en valor!

Todos los veranos bajo a pasar mis vacaciones en mi casa, en lo que los extranjeros llaman la «Riviera francesa», y todos los veranos veo la sorpresa en la carretera, e incluso en casa, de las personas que se encuentran con camellos. Y, sin embargo…

Cada verano, las temperaturas son más altas, los incendios más violentos, y mis camellos participan en la limpieza de la maleza y en la protección del medio ambiente. También participan, en las playas del Atlántico y del Mediterráneo, en movilizar a la gente en torno a la limpieza de lo que otros abandonan.

Así que quizá el camello sea menos exótico de lo que creemos… y quizá se sienta como en casa en cualquier lugar.

¡Amigos de todo el mundo, estoy deseando volver a encontraros!

 

 

 

CAMELS NEWS AOUT FRANCAIS /ARABE/ANGLAIS/ESPAGNOL
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EN ESPANOL

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Published by Christian SCHOETTL
2 septembre 2026 3 02 /09 /septembre /2026 14:08
LETTRE OUVERTE DE BERNARD VERA ... au secours mon papa
 

Je découvre, en rentrant de vacances, une « lettre ouverte de Bernard Vera » à propos des élections à la CCPL. Certains appellent leur tract « lettre ouverte », cela fait plus chic, moins médiocre. Je suis bien étonné et bien attristé.

En fait, d’abord, je pensais que Bernard Vera n’habitait plus la commune de Briis, mais celle des Molières. Comme quoi… les listes électorales…

Ensuite, ses confidences sur la gestion de son successeur pouvaient laisser présumer un silence contrit ; ses propres erreurs de jugement à la CCPL, avouées par lui-même, laissaient présager un peu de modestie. Mais non, quand on est politicien, on le reste.

C’est dommage que Bernard Vera n’ait pas reconnu mon attitude irréprochable à l’occasion des élections à la CCPL, m’engageant à démissionner à la minute de la décision du tribunal, démissionnant à la seconde où j'ai réalisé qu'il y avait eu erreur dans l'election , ou plutôt dans la nuit, bien avant que quiconque ne me le demande, demandant au président de la CCPL de ne pas me verser d’indemnités.

Je n’ai pas la moindre expérience de quelqu’un qui se soit comporté de la sorte.

Je ne rentrerai pas sur un document plus communiste que communiste et donc plus partisan que partisan, quand il indique que le maire de Briis était légitime par nature à remplir ces fonctions, laissant supposer que d’autres ne le sont pas, qu’il y a des petits maires et grands maires dignes de fonction. C’est juste « poutinien » je n'ai pas dit stalinien .

Conclure ce courrier qui met le feu par un engagement de toujours en faveur d’un vivre-ensemble apaisé me semble plutôt culotté.

qu'il doit trépigner a être au rencart pour tomber si bas 

Tout cela conduit à des tensions qui révèlent un peu de stress quant a une élection tirée par les cheveux. Personnellement, je ne suis pas de ceux qui sont élus à deux voix et qui s’enferment dans leur bureau avec l’urne.

Bonne retraite aux Molières !

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Published by Christian SCHOETTL
26 août 2026 3 26 /08 /août /2026 10:14
la république ,le mamouth et moi

Une loi… Un « truc » voté par les députés et les sénateurs vient d’être voté interdisant l’usage des téléphones dans les établissements scolaires

Avant qu’elle ne soit votée, il y avait consensus pour dire que l’usage du portable provoquait de véritables addictions, était un des principaux vecteurs de harcèlement ,bref un fléau qui enfermait .

Santé publique France estime le temps d’écran moyen à 2 h 33 par jour chez les 9-11 ans. Pour les 13-15 ans, une enquête Ipsos/CNL donne environ 2 h 55 d’écran par jour, hors temps scolaire.

Soit, sur une année : si l’on prend simplement 3 heures par jour :

  • 3 h × 365 = 1 095 heures par an ;
  • soit 45,6 jours entiers par an ;
  • ou 6,5 semaines complètes, 24 h/24.

Autrement dit, trois heures quotidiennes représentent plus d’un mois et demi de vie entière par an.

Bref, tout le monde semblait d’accord.

Quant à l’interdiction des réseaux sociaux, le Conseil constitutionnel, dont les membres ont plus de quinze ans pour certains, il a rejeté l’interdiction, tout à coup mille fois plus pointilleux que sur la loi sur la fin de vie, sans doute influencés par leurs arrière-petits-fils ou pour montrer qu’ils existaient.

Une circulaire conforme à la loi est donc parue pour interdire les portables dans les lycées et, là, au lieu d’applaudir, de dire que la mesure va dans le bon sens, voilà que sur tous les médias, les syndicats et les fédérations se déchaînent : impréparation, ces téléphones qui servent tellement aux rapports avec les élèves ,car d'un coup de baguette magique ,je découvre que les téléphones portables sont devenus l'alpha et l'méga de la vie scolaire !

Oubliés les suicides, les mômes harcelés ! Tout à coup, c’est : « Comment vont-ils savoir qu’un prof est absent ou dans quelle classe se déroulent les cours ? » Une guérilla en bonne et due forme s’appuyant sur ce verre à moitié vide !

Oui, cela ne va pas être simple, oui, le 1er septembre, la mesure ne prendra pas pleinement son effet, mais est-ce que c’est bon pour les enfants ? Est-ce que cela va dans le bon sens ? Qui peut dire le contraire à regarder une cour de collège, voir les couloirs, voir les sanitaires occupés à un usage de cabine téléphonique ?

Je suis consterné d’entendre : « C’est impossible, le conseil d’administration n’a pas délibéré. »

Mais oui, mon petit bonhomme, tu as raison, il faudra délibérer sur des modalités, mais la politique du frein à main à chaque fois que quelque chose se met en place nourrit un peu plus l’idée du mammouth, et j’adore que l’on oppose l’avis du conseil d’administration à une loi de la République, cela donne des idées !

Si on considère que c’est quasiment une mesure de santé publique, alors on s’y met tous, on fait cette révolution de retrousser les manches et on cherche toutes les idées, parfois les plus simples, pour mettre en œuvre plutôt que toutes les chicailleries pour bloquer le processus.

Je profite de ce petit papier pour rappeler qu’à Janvry, depuis toujours, la commune remet aux enfants les fournitures scolaires gratuitement, et en cette période où les journaux télévisés nous inondent de reportages sur la « course avec les listes », l’énervement du petit et grand carreau, de la spirale et du stylo effaceur, et encore plus du coût des fournitures qui augmente, avec le cortège des « bons plans ».

En voyant ce cauchemar, je me demande si les parents de l’école de Janvry réalisent, le temps rend tout « normal ».

En tout cas, si l’école est laïque, gratuite et républicaine, à mes yeux, cela commence par les fournitures scolaires, les transports, les moyens et l’accessibilité au savoir.

Quant à la prime versée pour les fournitures, si sujette à polémiques, je pense que l’État aurait mieux fait de verser une partie aux communes pour qu’elles fassent toutes ce que nous faisons.

 cette fameuse « rentrée scolaire » n’est pas une course amusante aux bons plans, mais une véritable épreuve.

cet été, j’ai été témoin d’une scène que je n’arrive toujours pas à oublier , à une caisse de supermarché, mon cerveau s’est figé devant la violence et j’ai été incapable de savoir quelle devait être la bonne réaction.

Une caisse de supermarché, devant moi, une famille de 5 personnes, un enfant dans la poussette et deux autres d’une dizaine d’années, la femme mutique, l’homme très « sud macho » qui crie fort, donne un coup de pied dans la poussette du petit parce qu’il pleure, et qui tente de négocier avec la caissière de revenir plus tard payer les quelques euros qui lui manquent pour les quatre articles sur le tapis.

Bien sûr, refus.

Je vous passe, en partant, il attrape sa fille par les épaules :

« Tout cela, c’est de ta faute, d’avoir voulu acheter tes fournitures scolaires en avance ! »

La petite est figée. Elle est belle, habillée proprement, impeccable face à un animal, et on se dit qu’elle tient à l’école et qu’elle a pris ses précautions de peur d’arriver en septembre sans matériel.

Et toi, tu es spectateur et tu te sens nul sur bien des aspects.

Alors je repense aux téléphones, aux réseaux sociaux, au harcèlement, aux fournitures scolaires, à cette petite fille qui voulait simplement être prête pour la rentrée.

On peut discuter longtemps des circulaires, des conseils d’administration, des modalités, des budgets, des procédures et des bonnes raisons de ne pas faire.

Mais parfois il suffit de regarder un enfant.

Et de se demander ce que nous pouvons faire, concrètement, pour lui rendre la vie un peu moins difficile.

C’est peut-être cela aussi, une République qui fonctionne.

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Published by Christian SCHOETTL
23 août 2026 7 23 /08 /août /2026 12:48
La fracture à bas bruit

J’aime la notion du « bas bruit ». Je crois que nous avons une société qui se fracture à « bas bruit ».

Non pas le fracas et les revendications politiques qui se font à grand bruit. Non, ce truc souterrain, parfois impalpable, qui fait que des gens, sans cris ni alerte, quittent des règles, des logiques auxquelles ils étaient éduqués, attachés, qui structuraient leurs actes.

Une sorte de dépit amoureux, de divorce sans cris ni chuchotements, une migration quasi inconsciente due à la déception, à l’absence « d’y croire », sans que cela ne soit formalisé. Une sorte de « à quoi bon ? ».

Je croise et rencontre de plus en plus de gens en « recherche », aussi bien des élus qui ont la sensation que les pratiques qu’on leur a inculquées sont éculées, vides de sens, et ne leur servent qu’à « durer un peu plus ».

De Gaulle disait : « Regardez vers les cimes, la vue est plus dégagée. »

C’est ce sentiment de chape de plomb qui n’autorise plus à regarder plus haut, plus fort, plus beau, et qui vous enferme dans un couloir de nage sans intérêt.

La recherche du sens n’est pas formulée, mais je vois bien que c’est cela qui leur manque. Car gagner une élection ne peut pas être un projet de vie.

La parole dépourvue de sens annonce toujours un bouleversement prochain René Char 

Je m’en ouvrais à un ami qui m’est cher et qui est puissant, car je le vois s’éteindre. L’homme que j’ai connu, travailleur acharné, passionné par la République, peu à peu n’a pas senti les liens, les entraves Insidieusement jetées sur ces épaules au nom de ce foutu "pragmatisme"  . D’autres appellent cela les concessions, qui voilent l’avenir pour t’imposer un avenir immédiat, et sacrifier les fondamentaux  d'une  vision d'avenir .

Je lui disais ma circonspection face à ces conseils municipaux, parfois au complet, à ces responsables politiques qui venaient échanger dans mon petit village pour « voir », mais surtout qui repartaient pour la plupart avec un autre regard, un feu intérieur ravivé.

Il n’y a chez moi aucune vantardise, ni prétention dans ce que j’écris. J’observe seulement le rapport aux autres.

On dit de mon village qu’il est atypique, et de moi aussi. Avouons que cela ne veut rien dire, sinon une sorte de constat sans intérêt.

Mais peut-être que ce qui intrigue n’est pas tant l’atypisme que ce qu’il révèle : la possibilité que l’on puisse encore faire les choses autrement, que l’on puisse encore retrouver du sens dans ce que l’on fait, et que cela puisse donner envie à d’autres de chercher à leur tour.

Des amis m’ont appris à m’interroger sur moi-même quand quelqu’un m’énervait par son attitude, ses propos. J’ai découvert que c’était riche d’enseignement sur moi-même.

Du coup, je m’amuse du fait que l’on me dit clivant, atypique, que moi c’est les chameaux ( un peu réducteur) et, en fait, à la fois être intrigué par un certain nombre de succès et d’exposition, et à la fois reprendre la chanson de Renaud : « Arrache-toi, t’es pas de ma bande ».

Cette attirance, curiosité, répulsion touche toutes les catégories : citoyens, élus, hauts fonctionnaires, journalistes.

Et bien entendu, ce n’est pas moi qui suis la cause de cela.

C’est ce fameux « bas bruit » d’une société qui mute et qui cherche désespérément des repères.

Car l’homme supporte assez mal le vide.

Quand il ne comprend plus, quand il ne croit plus, quand les explications qu’on lui donne ne correspondent plus à ce qu’il ressent, il cherche.

Il cherche ailleurs, il cherche autrement, il cherche des gens qui lui parlent différemment, des expériences qui lui donnent à nouveau envie d’y croire.

bref il s'ennuie devant si peu de jubilation des sens 

Et parfois, il trouve.

Parfois il trouve quelque chose de juste, de constructif, qui lui redonne de l’envie.

Mais parfois il trouve aussi des réponses faciles, des explications toutes faites, des coupables désignés, des histoires qui permettent de donner une cohérence à ce qui n’en a plus.

Le complotisme y fait son lit, les populistes ,les démagogues aussi .

La perte de sens est un terreau fertile.

Une société ne se fracture pas seulement lorsque ses citoyens se révoltent.

Elle peut aussi se fracturer lorsqu’ils cessent, silencieusement, d’y croire.

Et c’est peut-être cela, le plus inquiétant dans le « bas bruit » : on peut entendre une colère, on peut répondre à une revendication, on peut discuter avec une opposition.

Mais que répondre à quelqu’un qui ne dit plus rien, qui ne revendique plus rien, qui ne croit simplement plus que cela puisse servir à quelque chose ?

Le « à quoi bon ? » est peut-être le bruit le plus discret, mais aussi l’un des plus dangereux pour une société

Ce qui est passé sous silence n'en existe pas moins. René Char 

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Published by Christian SCHOETTL
18 août 2026 2 18 /08 /août /2026 18:47
 quitter son ile pour de nouvelles aventures
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Dans quelques jours, ma petite caravane va s’ébranler vers le nord, retour vers mon village, l’aventure, vers la tension aussi.

Ici, le temps s’étire et file, les seules arrivées et départs d’amis sont des indices du jour de la semaine, voire de l’heure. Je me lève avec le soleil et me couche sans m’interroger sur les réunions du lendemain.

Bien sûr, pas un jour sans des échanges avec la mairie, le bar de la plage, sans courriers à écrire, à répondre, pas de mercredi sans réunion du personnel à 8 h 30, et combien d’appels du parc animalier pour me signaler un animal « qui n’a pas l’air bien », mais ce cordon ombilical m’est nécessaire et rien ne m’insupporte plus que des phrases du genre : « On ne voulait pas te déranger. »

J’aime ce Sud que nous nous sommes construits, cette « île » isolée dans la verdure. En 26 ans, combien d’amis sont passés, combien d’heures assis dans l’eau, avec les étoiles pour seul plafond, un verre de farigoule à deviser, à se raconter, à rire, à sourire, à se confier.

Ma mère nous a élevés en nous disant : « Il faut savoir être mineur et ministre. » Ici, ceux qui pénètrent l’intimité du lieu et lui donnent son âme ne le doivent jamais à un titre ou à un statut. Nous leur ouvrons ce petit univers en espérant qu’ils y soient en communion, une communion simple, loin des faux-semblants, du cœur à cœur.

Alors bien sûr, la vie fait que parmi ceux-là, il y a eu des ministres, des parlementaires, des maires, bien sûr, des « puissants », parce que chez bien des hommes et des femmes, au-delà de l’ego, il y a un petit supplément d’âme. Mais il y a eu, et il y a tellement de « vrais gens », d’amis de 30, 40, 50 ans, qui viennent pour quelques jours comme un bateau fait escale dans un port ami, tellement qui ont leur rite, leurs dates d’arrivée depuis 26 ans, avec cette respiration commune que nous attendons dès que le printemps pointe son nez, tous ceux à qui je dis que je suis aussi libre avec eux que si nous étions seuls.

Bien sûr, en 26 ans, il y a eu des petites déceptions. Le partage n’est pas une chose simple et des journées, des soirées à passer ensemble peuvent éclairer la personnalité de chacun différemment.

Bien sûr, ce nid peut donner la sensation de l’opulence, ce qui n’est pas le cas, avec le cortège de réactions que cela peut provoquer. Moi-même, sans doute, je ne prends pas assez cela en compte.

Le soleil, l’eau, les tomates de l’ami Pierre, la ratatouille, le rosé de Taradeau, les fleurs, les animaux en totale liberté, la douceur de vivre, c’est une parenthèse, une pause quasi vitale, mais je n’y passerai pas ma vie !

Je crois que l’homme a besoin de s’éprouver aux épreuves, qu’un horizon qui ne serait fait que de soleil, de discussions chaleureuses et vraies et de bonne bouffe, et très vite cet homme se demanderait rapidement ce qu’il fait sur terre.

Alors un vrai merci à tous ceux qui ont fait que cette maison perdue, loin de Saint-Tropez et de la Riviera, soit ce qu’elle est, car aucun gain au loto ne l’aurait permis. Au fond, une maison n’est jamais vraiment faite de pierres, d’eau, d’arbres ou de fleurs. Elle est faite de ceux qui y ont ri, parlé, aimé, parfois pleuré, et qui, en repartant, y ont laissé un petit morceau d’eux-mêmes.

Merci à ceux qui me permettent de m’évader de mon village pendant cette période un peu longue, et donc merci aux bienveillants en règle générale !

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