Je crois que je supporte de moins en moins ces politiciens,dealers et troqueurs d'avantages et de combines politiques qui ne respectent pas leur parole,qui mentent
cyniquement et de mainière froide et utlitariste.
,ils nous condamnent tous au dégout des électeurs et jettent notre pays dans les bras des extrêmes,je n'aime pas les le pen, ni les pol poth !
Ma colère, elle vient des discussions que nous avons eu toute l'année dernière avec le syndicat des transports d'ile de France sur les améliorations possibles
sur notre territoire,j'ai rêvé de transports a la demande,de solutions rapides et ingénieuses,et tout se passait bien,le discours de nos interlocuteurs était en apparence constructif jusqu'
au lendemain du scrutin des élections régionales !
A peine ,"leurs" élus, élus,le ton a changé,plus d'innovations, mais une baisse drastique des fréquences et des suppressions de lignes, sans appel.
A peine élus et l'on nous annonce ,de fait, la suppression des transports scolaires primaires et maternelles en zone rurale.
Là où les franciliens souffrent le plus de la difficulté de transports
là où les franciliens les moins aissés ont du aller chercher leur habitat,
là où ils payent le plus cher leurs titres de transports,on leur annonce que leurs gosses devront marcher a pied dans la campagne pour rentrer a leur
domicile,car, avec deux petits critères que le stif veut modifier, le stif fait une croix sur les transports scolaires en zone rurale et va pouvoir répondre a toutes les
exigences de monsieur Delanoé,parce que c'est quand même cela qui compte !
je vous joins la motion que je proposerai aux élus de la communauté de communes a la séance d'octobre et que je propose aux élus de l'essonne
MOTION
Les communes et la communauté de communes
du pays de limours ont souhaité protester solennellement sur les dispositions prises et à venir quant aux transports en commun sur leur territoire :
D’une part
Le syndicat des transports d’île de France a opéré, cette année, des
fermetures de lignes et des réductions de fréquences qui provoquent de graves difficultés tant pour les salariés, les personnes a la recherche d’un emploi,les personnes âgées que les
étudiants .
, cette situation préoccupante semble sans appel, et contraire a tous
les discours incitant a l’usage des transports en commun.
D’autre part
Le Syndicat des Transports d’Île-de-France réorganise les transports
scolaires par circuits spéciaux sur l’ensemble de la Région Île-de-France. Désormais, le STIF ne délèguera l’organisation de ces circuits qu’aux seuls Départements.
Les communes, syndicats et
intercommunalités ne seront plus que les relais locaux des départements.
Un règlement unique définira les conditions de création des circuits
spéciaux de transport scolaire et les conditions d’éligibilité des élèves. Ce règlement devra être appliqué de façon stricte, aucune dérogation ne sera
possible.
En Essonne, pour être éligible, un élève devra habiter à plus de 3km
de son établissement scolaire (2,5 km aujourd’hui) et un circuit ne pourra être créé qu’à partir du moment où il rassemble 15 élèves (contre 12 aujourd’hui).
Cela signifie que dans la plupart de nos
communes le transport scolaire primaire sera supprimé.
Sans dérogation possible, ce règlement marque une régression notable
du transport scolaire.
Pour le territoire de la Communauté de Communes du Pays de
Limours, on estime que la plupart des élèves d’école élémentaire et maternelle qui aujourd’hui bénéficient d’un transport scolaire, ne pourraient plus en bénéficier si les dérogations sont
abolies.
Ces élèves devront rejoindre leur
école en voiture pour certains, à pied pour d’autres sur des routes départementales hors agglomération dépourvues de trottoirs et d’éclairage.
De plus, le règlement crée une inégalité entre les familles selon
qu’elles habitent à plus ou moins 3 km de l’établissement scolaire. Les familles éligibles paieraient un titre de transport 105 € à l’année contre 479 € pour une famille non éligible, alors que
ces familles peuvent habiter la même rue. Il s’agit là d’une dégradation des conditions d’accès à l’éducation et à la formation ; un recul social.
Cette notion de distance paraît adaptée au milieu urbain, mais
totalement inadaptée aux espaces périurbains à l’urbanisation moins dense et plus parsemée.
Un des articles du règlement prévoit la possibilité de créer un
règlement local à l’échelle de la collectivité qui a reçu la délégation, le Département.
L’assemblée communautaire de la communauté de communes du pays de
limours
Rappelle
que les franciliens les plus éloignés de Paris sont triplement
pénalisés, ils paient les transports au prix fort, ils bénéficient de transports aux fréquences faibles, ils sont confrontés a des RER constamment en retard.
Demande
au STIF et a la région île de France de ne pas concentrer
uniquement ses investissements et ses dépenses de fonctionnement sur la petit couronne et de revenir sur les suppressions de lignes qui éloignent encore plus les salariés de l’emploi,
les lycéens de leur établissement scolaire
L’assemblée communautaire demande l’abrogation de ces décisions qui nient la nécessité d’une connaissance précise du terrain, qui permet aux usagers d’avoir un interlocuteur et qui
supprime toute autonomie aux territoires
L’assemblée communautaire rappelle qu’en zone rurale l’éloignement a 2KM,5 des écoles conduira soit a contraindre a marcher, de nuit, des enfants de maternelle ou de primaire sur
des départementales,en pleine campagne, sans éclairage et sans trottoirs,soit a contraindre chacun a utiliser sa voiture,pour ceux qui en possèdent, et qui ne travaillent a l’heure de la sortie
des classes, contre toute conception environnementale et souci social.
L’assemblée communautaire considère que ce chiffre de 2,5 km ne vise qu’a créer des économies signe une régression,une rupture sociale,les enfants des familles démunis n’ayant
d’autres moyens que d’y aller a pied et ce qui signifie une mise en danger d’autrui ,de fait.
L’assemblée communautaire demande l’abrogation de toute décision mettant en danger le transport scolaire tel qu’il existe à l’heure actuelle
L’assemblée communautaire de la Communauté de Communes
du Pays de Limours demande instamment au Conseil Général de l’Essonne la création d’un règlement local qui prendrait en compte les
spécificités des territoires périurbains et ruraux.
l
Pour l’assemblée communautaire,
Le Président,
Christian SCHOETTL