Nous vivons dans une démocratie formidable,où chacun peut écrire aun président de la république,avec la certitude qu'il ne sera pas lu par lui mais avec le secret espoir qu'une des personnes constituant l'armée de lecteurs se dise"tiens,peut être a relire"
Au nom du risque de raisme,le politiquement correct se refuse a aborder un certain nombre de questions,au nom de futures échéances électorales certains font des déclarations non mesurées et dérapantes.
Nous ,élus locaux,citoyens, qui sommes confrontés qotidiennement a des situations peu admissibles a la fois par les occuppations sauvages mais aussi par l'indignité de ces bidonvilles qui s'installent et dans lesquels des gens essayent de survivre,nous avons la responsabilité de chercher de démeler cet amalgame nauséeux et de chercher des solutions.
Monsieur le président,
Cette lettre participera au flot de courrier que vous recevrez a ce sujet, néanmoins, je me permets de vous l’adresser.
Une pratique ancienne de la communauté des gens du voyage, un souci profond d’éviter un racisme primaire et une réelle ulcération de nos concitoyens au regard de certains comportements et certaines pratiques me poussent a vous soumettre quelques réflexions d’un élu de base.
Il faut distinguer nomadisme « culturel » et nomadisme « fiscal », porter atteinte au premier, vous fera taxer des pires adjectifs, et de plus cela n’a pas d’intérêt. Si seul le nomadisme « culturel » existait ,la mis en œuvre de la Besson serait opérante.
Sur le terrain, c’est le nomadisme fiscal qui me semble la clé d’une partie de la solution. En effet,on s’aperçoit que certaines « familles » restent dans des périmètres très courts, très loin d’ une vision picaresque romantico/bobo d’un peuple qui traverse l’Europe.
Sur mon secteur, certaines familles « tournent » uniquement sur la moitié du département. Ils sont souvent propriétaires d’une maison, d’un terrain, ce « déplacement » leur permet, semble-t-il, d’éviter de payer un certain nombre d’impôts, de transformer la taxe professionnelle en patente d’ambulant…etc.
Au risque de diffamer, ces « déplacements » pourraient, peut être, dans quelques cas,permettre de s’adresser parallèlement a plusieurs caisses d’allocations familiales voir a obtenir le rmi de plusieurs départements.
Il est, par exemple, étonnant d’entendre une assistante sociale indiquer qu’elle n’est pas très sure du nombre d’enfants par familles.
Depuis des années, je propose aux parlementaires locaux, un dispositif basique qui est appliqué aux bateliers : Personne ne taxe l’état français de racisme envers les bateliers, or , il me semble que toute cette profession est rattachée administrativement a un seul site : Conflans saint honorine.
imaginons que, pour les gens du voyage, l’ensemble des dossiers du Rmi ,d’allocations familiales, d’impots etc soient centralisés aux Saintes Marie de la mer, puisque ,officiellement, c’est le point de convergence, cela permettrait une approche globale, qui éviterait le risque de doublons, voir beaucoup plus, qui justifient a eux seuls la nécessité de bouger.
Cela suppose de la part de l’état, un engagement financier, pour une population qui ne serait plus « départementatlisée ».
Je suis convaincu que si une certaine forme de nomadisme n’apportait pas de substantiels avantages fiscaux et ne permettait pas de bénéficier des failles de nos dispositifs d’allocations, une partie des « gens « dits » du voyages » ne seraient pas sur les routes. Je me permets d’attirer, aussi, l’attention sur des départements qui délèguent le traitement des dossiers sociaux a des associations locales de gens du voyage….
Pour l’avenir, il se construit sur les enfants et a contraindre les familles a ce qu’ils fréquentent assidument l’école de la république, les instituteurs de l’éducation nationale qui suivent certaines « grandes » familles me semblent participer a un dispositif qui entretient un communautarisme dont on voit régulièrement les effets.
De même, un passage « éclair », d’écoles en écoles n’apporte rien. C’est pourquoi, à mes yeux, les aides de la caisse d’allocation familiales doivent être subrogées a une participation constante et régulière a notre enseignement, si l’on veut fonder une espoir qu’une future génération acquiert nos références républicaines.
Un suivi est nécessaire a ce sujet, car il arrive que certains extorquent des directeurs d’école des signatures sous la menace ou par complaisance de certificats comme quoi les enfants ont fréquenté l’école. L’avenir passe par l’éducation.
Pour l’anecdote, appelé par un maire de ma communauté face a une occupation sauvage, j’ai été jeté a terre par un camion et son conducteur qui est venu volontairement me choquer, car je me trouvais sur le passage.ceci en présence et avec le témoignage de nombreux élus locaux. Le procureur a estimé inutile de poursuivre et ma plainte a été classée. Typiquement, c’est un message clair qui me semble adressé aux élus et a cette communauté.
Tels étaient les éléments, monsieur le président, que je souhaitais vous soumettre, vous priant de recevoir l’expression de ma plus haute considération
Christian schoettl