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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 08:46

Une question me taraude,a laquelle, certainement, les gens intelligents ont apporté une réponse et qui va vous semblez étonnante dans ce blog un peu iconoclaste :

Qu'est-ce que le beau ?

Il y a quelques jours,au détour d'une conversation,un ami a rappelé que les "grands" artistes avaient produit leurs meilleures oeuvres dans la souffrance,dans le déchirement de 'l'alcool ou de drogues.

cette affirmation, qui semble acquise communément, m'inquiète :

si ce que nous estimons comme beau puise sa force dans la souffrance et la douleur,quelle est donc cette beauté là ?

Je garde en mémoire l'histoire de ce dernier castrat ,Farinelli, cette castration violente, brutale,inhumaine imposée a des centaines d'enfants pour qu'ils aient une "belle" voix,ces trois octaves de la barbarie,la beauté peut elle naitre de l'horreur ? Comment la beauté ne porterait elle pas les stigmates de l'artiste dans son martyr ?

Si le déséquilibre est créatif,comment son oeuvre peut elle réjouir nos sens ?

A mal y réfléchir,sans doute,les seuls chefs d'oeuvres admis par notre communauté qui ne soient pas enfantés dans la douleur semblent être les cathédrales et quelques monuments qui sont des oeuvres collectives.

la sérénité,la sagesse,l'équilibre exclueraient l'homme de l'expression créative,la beauté appuierait donc ses ressorts dans un inconscient en souffrance qui résonne en nous ?

Et pourtant,ces champs jaunes de colza,les arbres en fleurs,mon village qui s'appuie doucement sur le coteau qui plonge vers la vallée,c'est beau aussi.

Si ce que nous appelons beauté est ce qui pose son doigt au plus profond de nous même et le conduit a jubiler,est-ce que la beauté n'est que cette connexion avec nos fondamentaux et  l'achimie de ses fondamentaux ouvre-t-elle plus facilement a celui qui souffre qu'a celui qui aime ? 

 

Désolé,de ces questionnements que j'avais envie de partager avec vous,car il est des moments,où il est bon de s'asseoir et de regarder le monde pour mieux l'aimer 

 

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commentaires

L
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F
<br /> j'avais promis de revenir car ce sujet, tu peux en douter m'interesse au plus haut point.... les rapports entre la création artistique et la souffrance ou la douleur... vaste sujet.<br /> J'éliminerai d'emblée le sujet de la drogue et l'alcool favorisant cette création... C'est un thème sur lequel j'ai beaucoup reflechi... Et ma réponse est relativement simple. Le recours à des<br /> drogues de quelque nature que ce soit, n'a jamais favorisé la créativité, à long terme en tout cas excepté certaines experimentations poétiques ou musicales. Plus prosaiquement, je dirai qu'un<br /> imbécile peu créatif, sous l'emprise d'un de ces produits, restera un imbécile peu créatif.<br /> Reste alors le rapport à la douleur et à la souffrance, avec lequel d'ailleurs le lien avec la toxicomanie ou l'alcoolisme prend tout son sens. je pense que l'artiste en état de créativité touche a<br /> ce qu'il y a de plus profond, d'indicible, de fragile dans l'être humain..Il est plus sensible, plus perméable aux questionnements existentiels. Beaucoup d'artistes sont effectivement torturés par<br /> ces interrogations, cela fait leur beauté, leur génie.<br /> Alors peut-on imaginer une création exempte de cette torture, de cette souffrance, de cette douleur... Oui, bien sur, et c'est la magie de certains grands artistes que d'être arrivés à sublimer<br /> tout cela, d'être devenus des alchimistes de "l'indicible effroi" pour en faire leur "grand oeuvre" et créer un univers ou, comme le dit Baudelaire "Ici tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme<br /> et volupté. "<br /> <br /> <br />
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B
<br /> merci pour les precedents posts et la qualite de refelxion. Mon vieux maitre disait souvent que "la realite n est q une illusion due à un manque d alcool". par dela l aspect rigolo, cette pensée<br /> est d une rare profondeur et nous emmene aussi dans un eclairage different des poemes d "alcool". le vrai et le faux sont de la nature du beau et du laid, semblait t il dire. par amusement<br /> comparont l artiste et l avocat. si nous posons que l aritiste travaille le beau et l avocat le vrai, une part de notre cerveau peut s estimer satisfaite. mais nous savons tous que l avocat<br /> travaille pour son client et l artiste pour son art.l emerveillement face à ce que l on va ressentir comme beau est en lui meme un art.si le beau ne se definit pas,il est neanmoins indispênsable de<br /> le chercher et de savoir le voir.sans copier qui vous savez, mais le sentiment de "supplement d ame" est souvent lié a ce que l on appelle beau, parfois faute de ne nommer autrement. une seule<br /> chose est sure: nous n aimons jamais assez car nous n avons pas assez l innocence de dire "comme c est beau".<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Je comprends votre interrogation. Ils sont nombreux ces artistes ayant trouvé leur inspiration dans l'alcool, la drogue, voire la folie. Pour autant, une toile de Van Gogh, une sculpture de Camille<br /> Claudel, une chanson de Gainsbourg me laissent rarement indifférent. Je ne me pose pas de questions: j'admire!<br /> Pour ce qui est de la construction des cathédrales, je ne suis pas sûr de ce qu'elles se soient faites sans douleurs!<br /> Quant aux castras, je partage pleinement votre avis. On trouve toujours ce que j'appelle "les castras d'un nouveau genre" avec ces enfants d'Asie ou de Russie que l'on fait souffrir pour en faire<br /> des producteurs de médailles.<br /> Quand on admire un ballet sur la scène de l'opéra, imagine-t-on un instant les souffrances endurées pour arriver à la perfection et à la grâce?<br /> Tout cela me gêne, bien sûr. Mais je suis peut-être encore plus gêné par la vue de tous ces enfants que l'on fait travailler dans d'épouvantables conditions, avec des salaires de misère quand ce ne<br /> sont pas simplement des coups de pieds au c..! Les autres, eux, ont au moins la satisfaction d'être "payés" par les applaudissements du public qu'ils arrivent à conquérir, oubliant ainsi les<br /> souffrances subies pour mériter la reconnaissance de leur art.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> La douleut et l'alcool sont des clichés usés. Le seul problème tel que le pense René Char dans Les dentelles de Montmirail est<br /> <br /> Nous n'avons qu'une ressource avec la mort faire de l'art avant elle.<br /> <br /> La réalité ne peut être franchie que soulevée.<br /> <br /> Le reste est béatitude émoliante.<br /> <br /> <br />
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