Une question me taraude,a laquelle, certainement, les gens intelligents ont apporté une réponse et qui va vous semblez étonnante dans ce blog un peu iconoclaste :
Qu'est-ce que le beau ?
Il y a quelques jours,au détour d'une conversation,un ami a rappelé que les "grands" artistes avaient produit leurs meilleures oeuvres dans la souffrance,dans le déchirement de 'l'alcool ou de drogues.
cette affirmation, qui semble acquise communément, m'inquiète :
si ce que nous estimons comme beau puise sa force dans la souffrance et la douleur,quelle est donc cette beauté là ?
Je garde en mémoire l'histoire de ce dernier castrat ,Farinelli, cette castration violente, brutale,inhumaine imposée a des centaines d'enfants pour qu'ils aient une "belle" voix,ces trois octaves de la barbarie,la beauté peut elle naitre de l'horreur ? Comment la beauté ne porterait elle pas les stigmates de l'artiste dans son martyr ?
Si le déséquilibre est créatif,comment son oeuvre peut elle réjouir nos sens ?
A mal y réfléchir,sans doute,les seuls chefs d'oeuvres admis par notre communauté qui ne soient pas enfantés dans la douleur semblent être les cathédrales et quelques monuments qui sont des oeuvres collectives.
la sérénité,la sagesse,l'équilibre exclueraient l'homme de l'expression créative,la beauté appuierait donc ses ressorts dans un inconscient en souffrance qui résonne en nous ?
Et pourtant,ces champs jaunes de colza,les arbres en fleurs,mon village qui s'appuie doucement sur le coteau qui plonge vers la vallée,c'est beau aussi.
Si ce que nous appelons beauté est ce qui pose son doigt au plus profond de nous même et le conduit a jubiler,est-ce que la beauté n'est que cette connexion avec nos fondamentaux et l'achimie de ses fondamentaux ouvre-t-elle plus facilement a celui qui souffre qu'a celui qui aime ?
Désolé,de ces questionnements que j'avais envie de partager avec vous,car il est des moments,où il est bon de s'asseoir et de regarder le monde pour mieux l'aimer