Le voyageur qui arriverait à Dakhla pour la première fois pourrait être déçu : toutes ces heures d’avion… pour se retrouver au milieu d’un gigantesque chantier.
Et peut-être même avoir envie de remonter aussitôt dans l’avion.
En réalité, il ne faut pas confondre la ville, qui n’était qu’un village,avec l’ambition qui la porte aujourd’hui ,celle d'un roi : celle d’en faire un nouvel eldorado, avec des moyens à la hauteur.
ce n'est donc pas le fruit de milles ambitions d'entrepreneurs anarchiques
Ici, tout est pensé à grande échelle : des avenues immenses à quatre voies, éclairées par des lampadaires tous les dix mètres… qui, pour l’instant, ne longent ... rien. Des palmiers plantés comme des soldats, solennels, irrigués par un système souterrain installé en même temps que la voirie. Des kilomètres de trottoirs carrelés.
Tout se construit dans une approche globale.
L’immense hôpital, autour duquel s’activent ouvriers et grues, n’a pas oublié les dizaines de maisons destinées à accueillir médecins et infirmières dans des conditions presque royales.
Devant le centre spécialisé pour l’autisme, on s’interroge : a-t-on vu l’équivalent en France ? Même impression face à l’édifice dédié à l’hémodialyse.
Et que dire de ces complexes flambant neufs, à l’architecture remarquable, consacrés à l’apprentissage…
La liste est longue. On est ici très loin des démarches brouillonnes que l’on connaît ailleurs : tout relève d’un urbanisme intégré, pensé, structuré.
Alors oui, Dakhla est un immense chantier.
Mais c’est précisément maintenant qu’il faut y aller. c'est sans doute l'endroit de presque tous les possibles
Pour du "tourisme" , tout dépend de ce que vous cherchez.
Si vous aimez le kitesurf, il vous suffit de quitter la ville : à 40 km, le paradis vous attend. L’un des plus beaux spots au monde, où des milliers de passionnés se retrouvent sur des plages à couper le souffle. Ils vivent au rythme du vent, logent dans des hôtels de bungalows souvent très réussis, tournés vers la mer, et partagent une véritable vie de tribu internationale.
Si vous aimez le luxe, les massages, le confort absolu et l’oubli du monde extérieur, des hôtels magnifiques se sont accrochés à la côte — La Crique, Tulum — des lieux où l’on voudrait tout oublier, mais l’essentiel est comme votre ombre .
Et puis, il existe autre chose.
Quelque chose à part.
Une véritable oasis humaine au milieu de ce chantier.mais une oasis réelle concrète qui se lit dans le paysage un peu dévasté
Si vous n’êtes pas dérangé par un perroquet qui vient se poser sur votre épaule ou s’intéresse à votre petit-déjeuner…
Si le chant du coq ou des paons n’est pas une nuisance…
Si des chiens heureux, allongés au soleil, qui remuent la queue à votre passage, sont pour vous des signes de sérénité…
Si vous êtes intrigué par une piscine alimentée par des eaux millénaires venues des profondeurs…
Si l’humanité des gens qui vous accueillent ne vous dérange pas, au contraire…
Si déguster les légumes du jardin, les tisanes cueillies sous vos fenêtres et une cuisine sincère fait partie du voyage…
Alors venez à Dar Tawarta.
Ici, bien sûr, il n’y a pas de télévision (mais il y a le wifi).
Il n’y a pas de climatisation ,inutile, le vent de l’Atlantique s’en charge.
Mais il y a Françoise.
Françoise, sa famille ,la vraie, et celle de cœur, les Sahraouis.
Françoise, son histoire personnelle incroyable, son humanité, sa passion pour Saint-Exupéry, Françoise qui vous enveloppe, qui vous veut du bien ,qui veut transmettre et qui veut apprendre un peu de vous
Alors oui, si vous avez l’esprit ouvert…
Si vous ne recherchez ni le bling-bling ni l’aseptisé, mais le vrai, le sain, le chaleureux…
C’est un endroit magique.
Une base idéale pour découvrir cette région magnifique.
Et pour vous en donner un avant-goût… les premières images de cette première journée, avec l’étonnante dune blanche de Dakhla.