comme le temps passe vite ,pour nous tous dans notre confort tranquille,
combien il doit sembler long chaque nuit sous coups de boutoirs des missiles ,des drones et des cimetières qu'il faut agrandir
c'est pour moi ,un anniversaire aussi ,quatre jours d'une formidable intensité
lorsqu'au début du conflit en ukraine, on me parle de femmes d'enfants qu'il faut "exfiltrer" devant les bombardement et l'avancée des chars russes ,il m'a semblé comme une évidence "qu'il fallait y aller"
une émotion bouleversante quand mes fils et mon neveu ont exprimé comme une évidence non négociable qu'ils seraient de la partie
un moment de vie quand on roule vers l'inconnu ,vers la guerre mais que l'on est porté par des certitudes
des décharges émotionnelles pour toutes ces personnes qui en moins de 36 heures sont venues apporter médicaments ,et tout ce qu'une liste obtenu auprès des antennes de secours polonaises m'avait listé
,émotion pour ces bidons de gas oil apportés pour encaisser le choc d'un prix que la guerre avait amené au tarif du champagne
émotion pour cette janvryssoise un peu polonaise, qui ,24/24 ,nous a servi de traductrice ,
reconnaissance infinie pour thierry b qui durant ces quatre jours et ces quatre nuits ,nous a piloté a distance ,les meilleurs routes ,les refuges ,trouvé des hôtels pour loger toute cette troupe que nous ramenions ,avec calme et détermination
souvenir de cette chaine de bonnes volontés qui nous a permis de dormir dans une maison improbable par des températures sibériennes dans une maison louée par une ... canadienne ,tout y était étrange ,hors du temps mais nous avions un toit
images gravées a jamais de ces femmes au regard vide ,sans joie ,ni réaction ,jetées loin de leur mari,de leur fils ,de leur foyer
de ce vendeur de frites et de hamburgers polonais qui avait quitté la capitale juste pour nourrir gratuitement a la frontière les ombres fantomtiques qui marchaient a travers les sols enneigés ,de ces femmes sous la neige le long du trottoir avec des stands de vetements ,de jouets et de gateaux où il suffisait que les réfugiés se servent
4 jours d'humanité palpable ,merci au destin de m'avoir permis de vivre cela avec les miens
quand je vois comment ce peuple resiste ,contre toute attente ,combien il faut de courage ,j'ai parfois des bouffées de colère a entendre des gros gras s'interroger sur l'utilité de les aider
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