Il suffit que je publie un billet avec un joli chat pour que les lecteurs se précipitent. Dès que j’essaie d’écrire quelque chose d’un peu sérieux, cela doit être très ennuyeux, car le désert s’installe… Il faudra donc, un jour, que je me contente des chats.
Hier, un journaliste de France Info est venu nous voir, attiré par notre aventure autour d’Astérix. Il est passé à Janvry, et je dois avouer que j’adore le regard de ces personnes qui voient tant d’univers différents et qui, en arrivant ici, semblent se… pincer.
Il était passé au Parc Astérix et avait rencontré l’équipe en plein démontage ; puis il débarque à Janvry, l’auberge pleine à l’heure de l’apéro… Bref, il était un peu déconcerté par toute cette énergie. Il m’a fait un compliment :
« À voir ce qui se passe ici, cela devrait donner envie à des dizaines de personnes de se présenter aux élections dans leur commune. »
En gros, c’est toujours la même question :
Comment cela se fait-il ? Autant de gens ? Autant de projets ? Autant d’énergie ?
Dans la nuit, cette question m’a réveillé,il n'y a pas ,ici, de doctrine, seulement une approche ,une façon de faire construite peu a peu ,nous la devons a tous
. Je ne suis ni gaucho-écolo-anarchiste, ni réactionnaire-nationaliste-raciste et pas ideologue ,bien qu'avoir des idées me semble sympathique
. En réalité, comme beaucoup, je ne sais plus en qui croire. Dans ma vie publique, j’ai connu, croisé tant de zélus, de ministres, de présidents de ceci ou de cela… et tristement, la plupart, après un premier élan souvent sincère, se sont fourvoyés, compromis dans une course au pouvoir pour le pouvoir, et non pour le pouvoir de faire.
Je me suis éloigné de ce monde, n’ayant ni l’envie de sombrer comme eux, ni celle de servir d’alibi.
Quant à Janvry, que s’y passe-t-il ?
En fait, quelque chose de fragile. Nous ne sommes pas au pays des Bisounours, mais très sincèrement, une idée étrange s’est imposée : ici, l’homme est placé au centre.
L’erreur de notre société est de répéter que « l’argent est le nerf de la guerre ».
Je ne l’ai pas inventé, je l’observe : c’est l’homme, bien sûr, qui est le moteur de tout.
Si l’argent était vraiment le nerf de la guerre, il y a longtemps que l’Ukraine serait rasée.
Cette idée que, malgré tous nos défauts, ce qui compte avant tout c’est l’humanité, inverse bien des choses.
Et ne pas donner trop d’importance à l’argent ne signifie pas s’en priver.
L’argent, c’est comme une voiture : pour certains c’est un fantasme, un symbole de virilité, un signe extérieur de richesse, de pouvoir, de puissance. Mais si l’on considère une voiture comme un simple moyen d’aller d’un point à un autre, la perspective change. C’est pareil pour l’argent.
Et j’expérimente chaque jour que, si l’on met l’humanité au centre et l’argent à sa place — un simple outil, utile mais ni unique ni primordial,ni prioritaire dans l'action — alors beaucoup de choses changent. L’entreprise qui devait te facturer finit par te dire : « Ce que vous faites est trop chouette, je vous l’offre. »
Tout cela est fragile, précaire, mais rend l’impossible possible au quotidien.
Voilà. Juste pour dire : le nerf de la guerre, celui de la vie, c’est l’homme. Rien d’autre
d'ailleurs l'argent n'achète ni l'amour ,ni l'energie ,ni la créativité, ne sacrifions donc pas l'essentiel
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