Hier pierrot nous a chargé dans son 4X4 pour suivre la rivière,comme si chacun avait besoin de parler de ces momments de folie qu'ils ont vécu ici.

cette rivière que l'on avait presque oubliée,asséchée par le soleil de provence qui,tout a coup, se réveille comme un volcan
,rugit,arrache ,détruit, va retrouver le lit qu'elle avait quitté depuis des siècles
s
rencontre avec le maire,mr Galliano,moi qui sait ce que l'on peut ressentir pour sa commune et combien on a envie de faire rempart de son corps,j'imagine,les sentiments que cela peut provoquer de se sentir impuissant tandis que les flots avalent les maisons,les vignes,les arbres et le paysage,tandis que des hommes s'aggrippent au grillage pour échapper aux flots.
Des maisons où il ne reste plus que la chappe,ou d'autres, comme celle ci, ouvertes comme de vulgaires boites de conserves,les murs,les cloisons arrachées,écorchées par la violence des flots,aujourdhui vides, mais l'on peut imaginer ce jour là avec de vrais gens au milieu de tout cela
Dans quelques jours,c'est la fête au village et c'est formidable,car c'est aussi le propre de l'homme que de puiser son courage dans la solidarité,la fraternité,l'envie de vivre et surmonter l'obstacle,l'homme doit rester un combattant