Quel spectacle que ces élections municipales !
Dans les petites communes, le mode de scrutin a profondément altéré l’expression démocratique. Mais au-delà des règles, électorales, mais a l'occasion de ce deuxième tour c’est surtout un sentiment en voie de disparition qui apparaît au grand jour : celui des convictions.
Dieu sait que je n’ai pas toujours apprécié le mot « idéologie ». Pourtant, au sens noble, il signifie simplement défendre des idées — encore faut-il en avoir (et, pour certains, en avoir tout court).
Notre monde politique a relégué les convictions au second plan. Or, une conviction est une adhésion profonde et personnelle à une idée, une opinion ou une croyance que l’on tient pour vraie, souvent sans hésitation.
Déjà, du temps de François Mitterrand, sous le label socialiste, on voyait émerger des opportunistes peu attachés aux idées de gauche mais désireux d’intégrer une écurie électorale — les Lang, les Fabius, et d’autres encore, parfois davantage motivés par les affaires que par les principes. À droite, le parti gaulliste était lui aussi traversé de contradictions, partagé entre une véritable fidélité au général de Gaulle et des comportements beaucoup moins honorables.
Puis est arrivé Emmanuel Macron, qui a fait éclater une grande partie de la classe politique « façon puzzle ». Nous assistons depuis à un délitement profond, presque à un désastre. Mais si cette recomposition/décomposition a été possible, c’est sans doute que le terrain était déjà mûr — voire pourri. Les agences de communication et les « éléments de langage » ont peu à peu remplacé les idées et les convictions sincères.
À voir les manœuvres des derniers jours précédant la clôture des listes pour le second tour, quel spectacle affligeant…
Un Parti socialiste qui semblait retrouver une colonne vertébrale se montre déjà prêt à la perdre, avec une impassibilité presque irréelle, comme si tout cela était normal. Qui peut sérieusement croire qu’à Toulouse, certains renoncements ne seraient dictés que par la volonté de faire barrage à l’extrême droite ? En agissant ainsi, ils renient leurs engagements et piétinent les valeurs qu’ils prétendaient reconstruire ou revendiquer historiquement
Les responsables politiques ressemblent désormais à des souris apeurées, ayant oublié leur mission première : défendre un idéal. Ils ont troqué cette exigence contre une autre ambition — le pouvoir à n’importe quel prix.
qui peut croire que la démocratie va se sortir grandie de cette tambouille ?
quel est ce rideau de fumée sur une "poussée " ,une "vague" LFI qui cautionnerait l'antisémitisme ,l'hystérisation de la vie publique,la violence et la haine de l'état ? a ma porte en essonne ,je vois des députés lfi élus "haut la main" il y a quelques années ,sur des terres "acquises a Melenchon" se vautres de la plus belle des manières ,c'est quoi cette tendance morbide ?
Nous avons, à cet égard, la chance de vivre dans nos petits villages, où d’autres valeurs continuent de primer, notamment l’humanité. Bien sûr, nous ne sommes pas exempts de travers — nul ne l’est — mais ils sont ici plus vite visibles, plus vite jugés.
Pour ma part, je demeure intransigeant envers les élus corrompus que l’on voit réapparaître après leur condamnation, sous prétexte qu’ils auraient « purgé leur peine ». Nous en avons un exemple en Essonne, de la même génération que Carignon à Grenoble. Mais je le suis tout autant envers ceux qui affirment « droit dans les yeux » qu’ils ne feront jamais certaines alliances, avant de s’y résoudre dès le lendemain — pour un plat de lentilles ou de caviar.
Je ne sais plus qui a dit : « L’honneur, on ne le perd qu’une fois. » Mais une chose est certaine : aucun prétexte, aussi habile soit-il, ne pourra jamais masquer durablement l’absence de convictions et la soif alcoolique du pouvoir
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