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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:35

Hier,j'allais a un déjeuner qui compte du coté du coté de la rue de Vaugirard et comme je suis toujours en avance,je n'ai pas pu m'empêcher de pousser jusqu'a la rue monsieur le prince

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un détour pour revoir la vitrine de la "librairiie du pacifique" ma seule école réelle,ma fenêtre d'adolescent sur le monde et sur les gens

le bleu écaillé de la facade est passé au noir gris,la librairie a du se transformer en salon de thé coréen avant d'être abandonnée,comme si une ame avait fui les lieux

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impossible de résister d'aller appuyer sur le bouton qui était dissimulé sous les présentoirs a l'extérieur et qui permettait que  maurice surgisse de son arrière boutique ,et que son visage bougon s'illumine d'un sourire et vous embrasse avec un "bonjour ,mon grand"

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le bouton est toujours là,désormais muet et inutile,orphelin de tous ces visiteurs venus plonger dans les livres,les aventures picaresques et les discussions sans fin,

les milliers de passants dans vette petite rue, qui l'ignorent, ne savent pas a quel point,ce petit bouton a été la clé de bien des univers,et celle d'une librairie d'un juif iconoclaste sans enfant qui  avait ,en quelque sorte, adopté une tribu.

 

Il m'avait dit ,lors d'une partie d'échecs,"pas d'enfants,pour que jamais ils ne risquent de vivre ce que j'ai vécu" ,je lui ai répondu "alors ils ont gagné",ses yeux bleus lagon, se sont figés et il a répondu "peut être".

 

j'aimerai avoir plusieurs vies,avoir le temps de reprendre ce lieu et d'y faire aimer les livres

 

comme dirait brel "mais il est tard monsieur...."

 

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commentaires

E
Quelle émotion de vous lire !<br /> Je l'ai rencontré en Suisse, d'où je vous écrit...mais chut. Quand je passais le voir à Paris, il me disait de ne pas dévoiler le lieu de notre rencontre...Maurice et son jardin secret, celui-ci était plutôt une histoire de coquetterie !! <br /> Il venait une fois par an et nous apportait du monoï, nous prenions soin de lui, tout le monde l'adorait.<br /> A Paris, c'est dans son antre que je passais du temps avec des gens de tous âges, nous l'écoutions raconter son idée du Pacifique en sirotant du whisky.<br /> La carte postale de Maurice posant devant la tombe de Gauguin est un trésor que je garde précieusement...<br /> Je ne passe plus devant la librairie...Il n'y est plus. Bon vent Maurice, c'est une joie de t'avoir connu.
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C
je me souviens de ses séjours en suisse autour duquel il entretenait un certain mystère ,j'ai toujours pensé qu'il s'agissait de "cures de jouvence" ,mais comme j'ai aussi toujours pensé qu'il pouvait avoir qulques acointances avec le mossad cela nourrissait son personnage a multi facettes
I
J,'ai très bien connu Maurice étant jeune, mes parents avaient un restaurant place de la sorbonne,et de client. Il est devenu ami !<br /> Sa boutique était une merveille, j'y allais pour m' évader et parler avec lui, à une époque il faisait des émissions à la maison de la radio avec des enfants dont j'ai fait parti ! Nous lui posions des questions sur ses voyages, la Polynésie, l île de Pâques etc que de beaux souvenirs...plus tard je suis devenue navigante chez UTA, certainement grâce à lui et à toutes ses histoires lointaines qu'il me racontait !!! Un grand merci à toi Momo !!!!
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C
alors on a du participer ensembles !
A
Bonjour, ah comme je regrette de n'avoir pas pris cette devanture en photo..elle illuminait toute la rue monsieur le prince ! A l'époque j'avais 14 ans quand j'ai découvert Maurice et sa librairie et il m'a transmis le virus du Pacifique. Je venais le samedi et ile me racontait des anecdotes pendant des heures, quel souvenir. J'ai encore des livres qui viennent de chez lui, sa librairie fait partie de ma mythologie personnelle. Merci pour tout Mr Bitter
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D
Ce jour j’ai pensé à Maurice en relisant tous ses livres du pacifique. Eh oui que de souvenirs et que des bons où on refaisait le monde le soir à la fermeture; avec effectivement ce petit bouton passage obligé entre Paris la bruyante pour arriver derrière son échoppe en Polynésie (on changeait de continent comme une téléportation) humanité, humour décalé, un peu provocateur liberté pudeur toujours faire attention à l’autre ... on pouvait parler de tout avec momo; oui il me manque ce matin je ne sais pourquoi ce matin plus qu’un autre moment; peut-être la journée de l’esclavage à la réunion aujourd’hui; même conversation que vous au sujet des enfants et de sa fuite en Polynésie; putain de cancer... bonne journée
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K
Moi je n'ai jamais pu me résoudre à repasser autrement que furtivement dans cette rue. Il en a aidé tant à grandir, tant d'autres a vivre ! Merci de le faire revivre.
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A
Comme je vous comprends...vous n'êtes pas la seule