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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 19:29

Le quotidien économique La Tribune rapporte une étude de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, publiée par la revue spécialisée "Profession logement" : fin 2007, environ 53 000 foyers appartenant aux 10 % des plus riches de France sont logés dans des HLM (37 000 logements en Ile-de-France et 15 000 en province). Ces familles disposent d'un salaire mensuel de 11 200 euros lorsqu'elle comptent un enfant et d'au moins 13 500 euros mensuels avec deux enfants.

Elargi aux foyers qui disposent d'au moins 5 300 euros par mois avec un enfant et  6 400 euros avec deux enfants, ce sont 378 000 foyers aisés qui bénéficient d'un logement social. Ces chiffres sont toujours plus élevés en Ile-de-France : 207 000 ménages riches habitent un HLM dans la région francilienne contre 171 000 en province. "Si ces chiffres remontent à 2007, il est à craindre que la situation n'ait pas évolué," avance La Tribune.

1,2 MILLIONS DE MÉNAGES MODESTES SUR LISTE D'ATTENTE

Interrogé par le quotidien, Thierry Repentin, président de l'Union sociale pour l'habitat fait état de "situations anecdotiques au regard des 4,3 millions de ménages présents en HLM".

 

Cela fait des années que j'évoque ce que je considére comme une anomalie : l'argent public n'est pas destiné a maintenir dans un logement des personnes dont les revenus ont évolué au point qu'elles n'ont plus aucun motif a les occupper.

On peut comprendre ,qu'a contrario,des gens souhaitent rester sur place,j'avais fait la proposition qu'ils puissent acquérir leur logement et avec le produit des ventes en reconstruire d'autres,ceci conduirait a une plus grande mixité sociale, a une plus grande responsabilisation des parties communes, ainsi qu'a un meilleur controle des bailleurs et des coûts des charges.

En fait,les bailleurs sociaux sont totalement hypocrites,ils adorent ces locataires aisés qui payent "rubis sur l'ongle" et qui ne leur posent aucun souci.

Un véritable détournement de l'objet.

Quant au président de l'Union Sociale pour l'habitat qui trouve cela anecdotique !,je finis par m'interroger où il est ,lui même, logé...Histoire de lui envoyer les anecdotiques demandeurs de logements que nous recevons dans nos permanences lui expliquer qu'ils ne sont pas un chiffre, mais une réalité quotidienne.

A  bien relire sa réponse scandaleuse,on pourrait répondre que plus du quart des demandes en  attente seraient satisfaites,si des gens n'occuppaient pas indument ces logements financés par l'argent public.1/4 cela n'est pas si mal.

 

On compte parmi ces "locataires" pas mal d'hommes politiques de droite et de gauche,c'est peut être pour cela,que tout cela se passe dans une belle indifférence.Cela permet aussi de loger les camarades qui voteront bien.

Un coktail insupportable qui de petits arrangements en petits arrangements pervertit le dispositif.

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commentaires

annick 01/12/2010 13:29


situation difficilement admissible en effet alors que de plus en plus de foyers en détresse feraient bon usage et à bon compte de ces logements construits pour eux...


nialad 30/11/2010 09:18


J'adhère sans la moindre forme de réserve à vos propos, en me permettant toutefois de vous faire un petit reproche: celui de ne pas aller assez loin.
Que des gens, disons.... aisés (comme vous je ne fais pas de "tri" politique, en matière de tri, on a assez à faire dans d'autres domaines!) que des gens "aisés" bénéficient de logements sociaux,
c'est un scandale quand on sait que la misère croît régulièrement, que de plus en plus de gens n'ont pas les moyens de se payer un loyer et vivent dans une situation d'une extrême précarité. On est
las de voir les conditions dans lesquelles vivent les "clients" des "marchands de sommeil. Mais il y a pire! Par la nature de son Emploi, mon Epouse a eu le triste "privilège" de recevoir une femme
qui vivait seule avec sa Fillette et qui, pour seul logement, ne disposait que de cette épave qui lui servait de voiture. Je ne parle pas, bien sûr, de tous ces SDF qui dorment sous les ponts, à
l'entrée des immeubles, etc.... C'est vrai que, parmi eux, on trouve un certain nombre de "sans papiers": ceux-là, peuvent "crever" dans l'indifférence générale....
Voilà 25 ans qu'un homme de coeur a ouvert des "Restos" du même nom. On aurait pu légitimement penser que cette solution ne serai que provisoire. Non seulement elle perdure, mais, plus grave, elle
répond aux besoins croissants d'une Population de plus en plus démunie (c'est vrai que, là encore, on trouve beaucoup de "sans papiers"....
Voilà bientôt 60 ans, un Prêtre bien connu a créé "Emmaüs" pour lutter contre l'exclusion; voilà 60 ans, ce n'est pas rien!! (A 12 ans, j'ai participé à l'installation d'une "base" sur le
territoire de la Commune que j'habitais alors). "Emmaüs" existe toujours et ses interventions ne cessent de croître.
Quelles que puissent nos convictions politiques ou religieuses, on ne peut taire les noms du Secours Catholique, du Secours Populaire, de l'Armée du Salut, de "Droit au Logement, etc....
Tous ces bénévoles méritent d'être honorés, mais nos Politiques de TOUS bords devraient s'en sentir déshonorés! Que nenni! Leurs petits copains sont BIEN logés et, ce, à PEU DE FRAIS. Notre
"Omniprésident s'est offert un superbe joujou d'Airbus à 200 Millions d'€. Avec cette somme, on aurait pu construire près de (ou plus?) de 2 000 logements. Interrogé sur ce point lors de sa
mauvaise prestation télévisuelle, il a prétendu que cet investissement était moins onéreux que l'utilisation de DEUX appareils (sauf erreur, il faut toujours 2 appareils car, en cas de voyage
officiel, il me semble me souvenir de ce que le Premier Ministre et le Président ne doivent pas utiliser le même avion en cas d'accident....) La location d'avions à des Compagnies privées ne
serait-elle pas plus économique?
Je reviens sur ces impôts que nos fortunés paient à l'étranger. Combien de logements sociaux dignes de ce nom pourrait-on construire avec ces capitaux qui nous échappent? On va me traiter de
démagogue ou de Populiste, terme de plus en plus en la mode. Moi, qui, sans vivre de l'opulence, ne manque de rien, je ne suis rien de tout cela: je ne suis qu'un REVOLTE.