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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:58

cela pourrait sembler de l'indécence ,mais il n'est jamais aisé de faire on deuil et l'on a envie de partager, de témoigner,c'est long peut être larmoyant ,alors n'hesitez pas a attenddre la publication suivante

vendredi, nous étions bien nombreux ,venus parfois de très loin pour accompagner ma mère auprès de mon père.

mes freres ,mes fils ont fait de magnifiques témoignages,cette émotion si forte de regarder ensembles avec le même cœur avec nos prismes personnels, sans avoir eu a nous concerter

si cela n'avait été "que" ma mère,je garderai cela dans le cadre de l'intime, mais toute sa vie ,elle a nous appris et mis systématiquement en pratique trois préceptes qui l'universalise :

enrichissons nous de nos différences ,a vous le décliner

il faut savoir être mineur et ministre

quelle que soit la gravité de la situation ,des rapports ,des choix, il faut savoir y mêler de l'humour et de l'autodérision

durant cette cérémonie ,je me suis fixé cette tache difficile ,qu'elle aurait voulu absolument, que des rires et des sourires illuminent la nef de notre eglise

n'effeuillons pas la marguerite

Ma mère vient de me glisser a l’oreille , « faites court ,j’ai toujours trouvé emmerdants les enterrements et encore plus le mien,et surtout pas de pathos , »

en fait elle trouvait ennuyeux tout ce qui était ampoulé, protocolaire dénué de cette petite touche d’absurde qu’elle aimait tant

en fait, comme d’habitude nous lui avons désobéi, comme elle nous a appris , nous sommes longs, car plus jamais nous ne serons jamais aussi nombreux autour d’elle avec la tentative désespérée de vous faire sourire au moins ,rire au plus,c’est ce qu’aurait souhaité ma mère pour qui le bonheur des autres était une croisade

depuis que je suis maire Lorsqu’elle était présente , je n’ai jamais résisté au plaisir de commencer un discours en disant « ma mère qui est une sainte »

Cette expression avait le don de la mettre dans des colères tendres,ulcérées, et moi c’était ma façon jubilatoire de lui dire ma tendresse et la conscience tout ce que je lui devais

J’aimerai dire cet après midi « ma mère qui est une sainte,’ dans le secret espoir qu’elle bondisse de sa boite pour protester, Mais aujourd’hui, je peux vous le dire ma mère n’était pas une sainte,

dieu lui-même n’est pas un saint, et vous me pardonnerez mon père ces propos dans ce lieu, dieu n’est pas un saint et tant mieux !

si nous écoutions les saints et que nous vivions la vie des saints , la vie serait terriblement ennuyeuse entre deux sourires béats et trois piafs perchés sur nos épaules, dans un monde couvert de fleurs blanches immaculées, limbés par une musique sans âme, Nous regarderions avec angoisse l’éternité qui nous attendrait, et l’éternité cela peut être tres  long

dieu n’était pas un saint ,il a mis de la couleur dans les fleurs ,il a inventé l’aigle,l’ours et le serpent et les moustiques qui vous piquent la nuit ,moustiques, qui n’existent pas dans la vie des saints,

En fait dieu a inventé la vie sous toutes ces facettes les plus lumineuses comme les plus sombres et ma mère était passionnée de cette vie là

ma mère était un orpailleur de l’âme , chez chacun d’entre nous ,elle savait deviner et trouver la pépite que nous enfermons au plus profond de nous-mêmes

combien d’hommes et de femmes j’ai vu venir a la maison, pour réparer une fuite, déposer un colis, juste dire bonjour, s’asseoir par politesse pour boire un petit porto et ouvrir leur cœur comme ils ne l’avaient jamais fait.

il y a les gens qui vous donnent la sensation que vous pouvez leur parler qu’ils ne vous jugeront pas , c’est rare

Mais ma mère allait plus loin, chacune des blessures de votre âme, chacune de vos failles que vous lui laissiez deviner la conduisait a vous aimer plus et a vous le montrer, c’était pour elle la certitude que le meilleur de ‘l’homme existe et que les plaies n’aspirent qu’a la lumière

une fois que vous vous étiez donné ainsi, c’était comme une drogue, le sentiment d’un moment hors du temps, non seulement l’absence de jugement mais un vrai amour exprimé par elle scellait une relation unique,privilégiée, exclusive et vous deveniez addictif a son magnétisme, a son empathie

nous, les enfants et encore ,il y a quelques semaines, nous enragions contre ces médecins qui étaient censés l’ausculter, qui s’asseyaient et qui…parlaient d’eux…essayant de ne pas oublier avant de partir de lui faire une vague prescription,

il y a quelques semaines, elle a été vexée car elle n’avait pas réussi a confesser le père luis romero, ici présent ,un exploit pour vous,mon père, et une humiliation pour elle !

si vous saviez ce que certains prêtres hypnotisés lui ont raconté dans sa vie , cela vous ferait rire ,je crois, dieu n’est pas un saint ,les prêtres non plus et c’est tant mieux !

nous avons été élevés par deux monstres sacrés, mon père et ma mère, aucun des deux n’aurait été ce qu’il était sans l’autre

n'effeuillons pas la marguerite
n'effeuillons pas la marguerite

 

les ombres familiales ont donné du contraste et fait plus belle lumière, ces deux là étaient le ying et yang ,avec tous les risques que cela comporte ,avec ses trous noirs et ses éclairs

L’un était un roc qui permettait a la folie de l’autre de s’épanouir,

l’extravertie faisait l’admiration de ‘l’introverti comme les nuages qui sont juste gris sans vent,et qui s’éclairent en courant dans le ciel quand le vent se leve,

ils ont mis quelques années a comprendre combien ils étaient mutuellement indispensables

Ma mère, cette émigrée a pris la france a bras le cœur,, lors de la guerre d’Espagne avec des faux papiers ,elle a fait sortir des prisonniers des camps d’argeles et d’ailleurs

Pendant l’autre guerre, cela a été résistance et les familles recherchées par la gestapo cachées un peu partout

Mais ce qui compte,comme dirait olivier, ,c’est pourquoi ,on fait ,

»juste pour partager la chance insolente que nous avons »disait elle

« Le bon dieu nous a fait naitre dans une famille aisée, avec des moyens pour partager la chance » Ma mère, la sorcière, menaçait mon père, superstitieux, de toutes les abominations et de la vengeance céleste si jamais il essayait de l’empêcher de tendre la main, d’ouvrir la porte et lui se rengorgeait a faire semblant d’avoir opposé une résistance de principe,

mon père ponctuait le spectacle de sa maisonnée par des « quel desastre » parfaitement réjoui et très souvent fier

Quand j’étais enfant, il y avait un fratrie issue de l’assistance publique qui était logée chez une nourrice comme on disait a l’epoque madame barra dans le bas du village de janvry , j’y passais mes week ends , un jour ,on a diagnostiqué un cancer chez marie christine ,la sœur ainée , elle avait mon âge, alors on a partagé la chance , ma chambre et mon existence,

elle a quitté janvry pour venir chez nous a paris sauf, qu’a elle, on lui a amputé un bras

ma mère m’expliqué » qu’il fallait partager la chance et faire vivre le maximum de belles choses a marie christine, et puis dans la chambre est arrivée aussi, nadia trouvée enfermée dans une cave, les deux  bras brisés par son père, venue partager la chance aussi

Vous savez les chats de gouttières c’est plus affamé de tendresse que les chats de races et cela donne a réfléchir aux chats de race

En fait que nous avons été élevés avec cette idée que si le bon dieu nous avait autant gâté ,c’était pour nous donner les moyens de tendre a la main

, vous ne pourriez pas me croire si je vous disais combien de fois ,des brutalisés de la vie sont arrivés chez mes parents et y ont vecu ,définitivement ,complètement, pendant dix ans,, vingt ans parfois

Partager la chance, parce qu’ainsi elle se multiplie

grâce a ma mère ,notre maison était une ruche bourdonnante, folle, où l’espagnol se mélangeait au francais et a un fragnol ,mélange des deux décodé par tous

grace a mon père la table était garnie et quelques règles respectées

elle a partagé la chance sans limite comme le jour où elle a confié ses clés de voitures ,en toute confiance,a deux braves gangsters qui sont allés cambrioler une banque avec ....,ce qui a réjoui profondément mon père et surpris ma mère qui mes trouvait si gentils

mon père et ma mère nous ont appris que quant tu tends la main a quelqu’un qui va très mal ,qui est au trente sixième dessous

, tu as réussi, le jour où il s’éloigne, le jour où il cherche a gommer les témoins d’une période où il était en faiblesse,

ce qui peut sembler de l’ingratitude est le signe de ta victoire

, lui ne sait pas que tes yeux le regardent avec amour et fierté , tes yeux lui rappellent ce temps où il était clochard, repris de justice, paria,

Quelques rares, arrivent a avoir la force de comprendre qu’il n’y avait qu’amour et envie de partager la chance

S’il y a un drapeau français sur ce cercueil, c’est que ma mère, l’émigrée, l’hispano-mexicaine a acquis la nationalité française en épousant mon père et nous a élevé dans la mémoire de nos racines, mais dans le culte de la France dans le culte de ce pays si fort qu’il peut élire une nouvelle naturalisée dans un conseil municipal et même en faire le maire de son village

Être maire de Janvry a été un moment immense pour elle, et là encore certains lui ont pourri la vie, parce qu’ils étaient dans les schémas caricaturaux de la bourgeoise qui s’occupe de bonnes œuvres, parce qu’elle n’avait pas assez de caractére, qu’elle ne savait pas dire non , je vous en passe…

a la maison nous étions témoins de ces blessures, certains ont ignoré ou voulu ignorer le mal qui lui ont fait et elle avait cette conviction folle du pardon des offenses,

ce désir absolu d’aimer et d’être aimer,

aussi a l’instant où l’occasion de tendre la main , la joue lui était donné ,elle le faisait et croyez moi chez nous cela donnait lieu a des discussions.... méditerranéennes !

je crois qu’elle aurait aimé avoir une fille, une belle fille c’est autre chose ,d’abord nous les avons très mal choisies, mais je crois qu’elle aurait aimé une héritière a qui confier ses secrets, a qui se confier, isabelle, tu étais un peu cela

elle avait une passion pour la culture ,pour l’intelligence bouillonnante, pour la fulgurance, c’est pourquoi fabrice ,elle t’a aimé des le premier jour, du haut de tes dix sept ans

je voudrai du fond du cœur remercier rosa , madame da costa et alicia qui toutes ces années l’ont soigné ,accompagné, protégé, veillé sur elle entouré de nuit comme de jour,bien audelà de leur fonction

 merci a son cercle d’amies ,toujours presentes sans le moindre compassionnel,merci a anne de barrau ,pour une attention quasi filiale

je vais bien être obligé de conclure, d'autant que ma mère trouve cela trop long, mais pas sans vous raconter deux ou trois anecdotes parce quelle aurait voulu que l’on rie ou sourie

sur sa capacité a écouter, il y avait ce monsieur qui venait tous les mardis soirs a 19 heures précises pour boire un wiskhy et lui raconter ses malheurs jusqu’a vingt heures précises, cela a duré 20 ans, ma mère nous a dit qu’au bout de 20 ans , elle lui aurait dit a la fin d’un de ces entretiens : « Moi,vous savez , je vais bien » « tant mieux, tant mieux « lui avait il répondu « et bien a mardi »

quand nous partions l’été pour deux mois en vacances ,le cérémonial était immuable mon père nous accompagnait au mois de juillet et la maisonnée était d’une taille raisonnable, raisonnable pour nous qui n’étions que 5 normalement ,cela vouliat dire pas plus d’une douzaine de personnes ,c’est a ce moment que se préparait le mois d’aout

Mon père et ma mère faisaient quotidiennement des courses et ma mère détournait de chaque marché en prévision du mois d’aout, saucissons, jambons et boites de conserves qu’elle venait cacher sous nos lits,

Pas un instant je ne crois que mon père ait été dupe de ces détournements et plus le mois de juillet avançait, plus nos chambres embaumaient d’un parfum d’épicerie italienne

fin juillet, a peine l’arrière de la voiture de mon père avait elle disparu derrière le dernier virage, que prévenus par je ne sais quel tocsin, « ils » arrivaient de partout,les amis ,les copains ,les copains des copains, les vacanciers sans toit,

et les effectifs journaliers pour les repas et pour le reste montaient a trente cinq, quarante, un mois de folie collective , de gens qui se réunissaient longuement pour définir une organisation sur les repas et l’intendance tandis que ma mère en souriant faisait la vaisselle

Toute la rigueur des horaires et du reste explosait et la maison de vacances était une sorte de chaos joyeux mais totalement indescriptible

Autant vous dire que moi ,enfant, il m’arrivait de renoncer et d’aller trouver un autre lieu pour dormir, le monopole de son propre lit ou de sa brosse a dent étant devenus des chimères

je pourrais vous raconter ce printemps de mai 1968 où devant cette église ,les pompes funèbres étant en grève, elle avait voulu transformer la méhari orange de mon frère en fourgon funéraire,et nous,ses fils , en croque morts

pour parler philosophie et religion c’était avec mon frère jean marc, pour la politique c’était jean eric et puis pour voyager c’était avec moi,une tentatvie de voyage au maroc avec jean marc ,où il l'avait oublié dans un hotel l'avait vaccinée definitivement, son premier voyage au Mexique ,nous l’avons fait ensemble, voyage totalement improbable sur lequel je passe car il nous faudrait une heure de plus,,

juste pour dire que nous y avions acheté une urne funéraire toltéque effrayante

, de retour en France quelques soucis frappant notre maisonnée ,maman a décidé que c’était l’urne qui nous portait malheur,

comme certains abandonnent leur chien, il fallait au plus vite se débarrasser de l’objet malfaisant,

nous l’avons ’accompagnée dans une expédition surréaliste : l’urne enfoui dans un grand sac la voilà qui se glisse dans les allées d’un petite épicerie qu’il y avait a gometz la ville et se débarrasse de l’urne toltèque derrière une pile de paquets de lessive,

une fois le forfait accompli, nous nous sommes enfuis comme des voleurs,après avoir effectué un achat alibi

les jours ont passé et les ennuis ont continué ,ma mère en a donc déduit que ce n’était pas l’urne toltèque et nous sommes retournés a l’épicerie demander si par hasard ils n’auraient pas trouvé une urne funéraire ....

,un vrai souvenir que le regard perdu de l’épicier mr bara de son nom qui nous a effectivement ressorti de dessous son comptoir l’urne toltèque

L’urne est retournée sur son étagère, j’observe que ma mère a vécu jusqu'à 95 ans et que l’épicerie a fermé depuis bien longtemps

juste une dernière , cette nuit ,ou, elle, maire respectable de sa commune, armée d’un immense feutre bleu , nous avait imposé de la conduire au carrefour du saint nicolas et se cachant dans un fossé a chaque passage de voiture s’est mise a peinturlurer une affiche publicitaire qui a invitait a visiter des maisons enchantées, après un travail laborieux et clandestin de la mairesse de janvry le panneau indiquait venez visiter les maisons hantées

tout cela pour vous dire que nous serons hantés toute notre vie ,par cet être fait d’humour,d’amour et de riz cantonnais,q que chacun comprend que nous portons un lourd héritage,que notre éducation explique quelues uns de nos travers mais nous oblige a une passion pour l’anticonformisme

 

n'effeuillons pas la marguerite

grâce a nos parents nous sommes ,naturellement ,une famille arc en ciel un peu mexicaine ,un peu allemande ,un peu bretonne, peut etre un peu arabe,très française, un peu asiatique, un peu africaine ,un peu juive ,un peu catholique et formidablement fier d’être tout cela,

Nos fâcheries sont latines, totales, apocalyptiques, mais nos parents nous transmis la passion pour cette folie qui s’appelle l’humanité

nous voudrions vous remercier tous d’être là , vous citer serait impossible mais quand même philippe son plus vieil ami remonté du pays basque car il lui avait promis de chanter ,nous savons l’effort que cela représente, olivier remonté de marseille, pierrette de valence, merci a rodrigo et pascale ,les mariachis pour la despedida, c’est un acte d’amitié a double titre merci a tous ceux qui ,parfois ne la connaissait qui travaillent depuis des jours pour que cette cérémonie ait lieu dans ces conditions

Merci a ma mère d’avoir eu cette ultime élégance de partir un jour de plein soleil comme elle l’aimait

chacun est reparti avec un petit sachet de graines de marguerite,merci pour l'attention,merci pour ce travail d'ensachage,de conception ,pour tout simplement l'idée ,merci pour ce  texte 

"a semer,pour continuer a s'aimer,un peu ,beaucoup ,passionnément ,tout comme marguerite"

n'effeuillons pas la marguerite

il y a quelques semaines ,j'avouais mon trouble quant a l'affection que l'on pouvait me porter ,estce de l'avoir exprimé ? mais je viens de tourner une page dans ma tête

sous le soleil couchant,ma mère a rejoint mon père,les mariachis lui donnant une dernière aubade et un ave maria qui nous restera dans le coeur

n'effeuillons pas la marguerite

et avec ce temps si doux,cette lumière si blonde,j'aurais eu envie que là bas a des milliers de kilométres ,dans l'hacienda familiale sonnent les cloches de l'eglise que mon arrière grand mère avait fait construire

n'effeuillons pas la marguerite
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 18:42

a ceux qui pensaient que le refus des rythmes scolaires s'essoufflait ,la réponse est partout et puissante ,non seulement chaque jour des communes continuent a délibérer pour refuser ce decret ,mais encore ,même une fédération nationale comme la fcpe servile avec mr peillon voit ses sections et ses adherents locaux la lacher

,les gens de bonne foi qui l'animent localement ne comprennent plus rien a la position fanatique et ideologique de ses dirigeants parisiens

les parlelementaires commencent a s'y mettre et c'est tant meiux ,un peu tardif,un peu un oeil sur les municipales ! mais si cela peut faire bouger les choses ,nous ne bouderons pas notre plaisir !

en tout cas les gilets jaunes font un travail extraoridaire et notre devoir ,a nous élus ,c'est de les soutenir

voilà le programme :

tous a la manif ! ou plutôt aux manifestations,peillon va rire jaune

je serai a Paris le  15 mars avec mes dromadaires ,les poneys et la tribu des janvryssois,nous en sommes probablement a deux cars affrétés depuis la commune de janvry,où nous rejoindrons les gilets jaunes de katia ,de sylvie et toute la bande

dominique echaroux  maire de roinville en affréte un aussi et il est probable qu'un autre parte de la commune de briis sous forges,

d'autres communes de l'essonne devraient emboiter le pas

le 16 mars ,je rejoindrai les gilets jaunes de marseille sur le vieux port avec les gilets jaunes de celine, la terreur

le 29 mars ceux de bordeaux avec coralie

,en attendant un certain nombre de réunions publiques sont programmées dans mon secteur et en ile de france a la demande de parents qui en ont marre que leurs élus essayent de les endormir

tous a la manif ! ou plutôt aux manifestations,peillon va rire jaune
tous a la manif ! ou plutôt aux manifestations,peillon va rire jaune
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 14:29

a l'occasion des élections municipales ,je decouvre que les citoyens souhaitant se oresenter au suffrage universel doivent être impérativement fichés politiquement,pour la première fois dans notre république ,on n'a pas le droit de se présenter a une lection sans déclarer une appartenance politique ,un choix d'ideologie §

plus grave a mes yeux ,une liste devant afficher une "couleur" politique ,c'est le deni de toute possibilité de pluralisme,c'est refuser l'idée que des hommes et des femmes venus d'horizons differents pourraient travailler ensemble pour le bien commun

pendant des années a chaque fois que les "renseignements généraux" m'appelaient pour savoir quelle étiquette politique ,ils fallaient qu'ils me mettent ,je répondais je ne suis pas un fromage,désormais ,ce qui etait de l'ordre des basses oeuvres du renseignement politique est au grand jour,pire ,on impose ,faute de ne pas pourvoir déposer sa liste, de trahir nos libertés 

 

elections  ou la liberté surveillée selon Mr Valls

Impossible de se présenter au suffrage universel sans cocher une case ,sans être fiché comme au plus beau temps des polices politiques,et si jamais vous tentiez de vous refugier dans un anonyme "divers" vous serez associé comme l'indique la notice au "parti d'en rire " ou a  des formations douteuses

a toute disposition il faut une explication,un motif,a toute obligation impérative ,il faut un texte qui l'impose,c'est pourquoi je viens d'écrire a monsieur le prefet pour savoir quel texte,pourquoi et qui a décidé de mettre a bas la liberté de conscience,la liberté d'individuelle,qui veut savoir l'opinion de chacun la ficher,qui refuse le pluralisme et pourquoi

au moindre fichier listant les delinquants on hurle a l'atteinte aux libertés et pour la circonstance ,je vois peu de nos grands élus s'indigner

faut il vraiment que tous les moyens soient bons pour faire taire nos concitoyens et que tout soit sous controle,nous voilà insidieusement a l'école de poutine

 

 

 

Monsieur le préfet,

 

A l’occasion des élections municipales, les candidats sont amenés à déposer les listes de noms avec un certain nombre de formalités ,pour beaucoup nouvelles.

A cette occasion je découvre, qu’il y aurait ,pour les listes concernant les communes de plus de 1000 habitants, l’obligation de déclarer l’appartenance ou une tendance politique au risque sinon d’être obliger d’être classé dans « divers » étant associé ainsi au « parti d’en rire » et à d’autres formations plus ou moins sérieuses.

Je tiens à vous exprimer mon étonnement sur cette disposition qui voudrait contraindre chaque citoyen souhaitant se soumettre au suffrage universel  à un étiquetage politique et qui dénit la simple idée que des gens de bonne volonté issus d’univers différents pourraient travailler ensembles.

Cette obligation conduirait les uns et les autres à se soumettre à une seule et même conviction niant toute possibilité de pluralisme.

Parfaitement choqué par le fait que c’est une obligation impérative à entendre les services préfectoraux lors des inscriptions.

Je vous remercie de m’indiquer quelles sont les dispositions légales, décrets ou lois qui ont présidé i à ce fichage politique de chaque citoyen souhaitant se présenter à une élection.

dans l'attente de votre réponse ,je vous prie de croire monsieur le préfet en l'expression de e ma plus haute considération

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:31

je suis maire depuis 25 ans,je ne crois pas avoir perdu cette naiveté ,ce secret espoir que ,nous élus, nous travaillons pour le bien public,et que ceci affirmé,il y a bien des domaines ou la bataille de chiffonniers des poltiiques,le sectarisme qui conduit a ne pas se parler ou ne pas s'écouter est condamnable

,quand bien même et je l'affirme ,on a le droit de ne pas être d'accord et on a le droit de l'exprimer

depuis 25 ans je suis intolérant avec les intolérants et agacant avec les agacants,je n'accepterai jamais comme je l'ai lu un jour quun élu important écrive "ce que je fais ,je le fais dans le seul interet du parti" et comme recement ce maire affirmant qu'il est le représentant de l'état,oubliant au passage ses habitants...

en 25 ans ,j'ai mené quelques combats contre la folie ou les errements des hommes,a quelques reprises ,j'ai gouté a ces moments indicibles ,où nous retrouvions élus,citoyens de toutes sensiblités politiques au coude a coude ,solidaires parce que la cause était juste et qu'elle nous réunissait,parce qu'enfin personne ne vous demandait votre apartenance ou votre carte avant de vous serrer la main ou de vous parler

c'est,pouir l'instant ,le formidable bonheur de ce combat contre le décret peillon,cet oxygéne qu chasse les miasmes ,ce vent de liberté et de bon sens

hier ,un appel d'un maire qui vouliat quelques eclaircissements ,un partage heureux,franc rieur,il me dit  "vous savez ,je crois que nous ne partageons pas les memes opibnions politiques,je suis communiste" je lui ai repondu que nous partagions au moins celle là  et que c'était le cadet de mes soucis.

la difference entre ce maire là et d'autres que je connais,c'est que lui m'appelle et est ouvert ,il n'a pas ce blocage ideologique stupide, ce sectarisme  et ce systeme maffieux que j'experimente pres de chez moi,son souci ce sont ses habitants ,c'est sa priorité et pas le parti !

 

ce combat contre ce décret constitue déja une victoire

formidable demonstration de mon propos,cet article interwiev qui m'est consacré dans la revue "informations ouvrières",oui,c'est une vraie révolution que les clivages ne se posent même pas,,que seul l'interet de nos enfants et l'interet public prime

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:57

ma mère s'en est allée dans un souffle oublié

depuis que j'ai 14 ans la medecine m'a annoncé sa mort prochaine  au moins cinq fois,a chaque fois la sensation qu'une fondation s'ecroule,a chaque fois  le sentiment qu'il faut s'arque bouter pour les autres,mais tout ceci est de l'ordre de l'intime

si je vous en parle c'est que cette femme ne nous appartenait pas,un coté universel,,sans être pretentieux,la relation avec chacun était unique,privilégiée,et si personnelle,,qu'elle aurait pu inspirer brassens

des réfugués de la guerre d"'espagne qu'elle allait faire sortir des camps du sud de la france, a la resistance,en passant par ces centaines de vies qui ,un instant,ont croisé la sienne au moment où elles en avaient besoin ,

 

s'il y a quelqu'un qui nous a appris a briser la machine a broyer ,c'est bien elle

,si il y a quelu'un qui nous a montré combien les préjugés étaient haissables,c'était bien elle,

si il est quelqu'un qui nous a appris a vomir le racisme c'est encore elle

elle avait une passion pour l'autre quel qu'il soit,quelque soit son origine ,son parcours, une capacité incroyable a lui dire je vous aime d'autant plus que vous m'ouvrez vos failles,vos faiblesses,d'autant plus que vous m'ouvrez votre ame

 

 

 

maire a été un momment fort pour elle ,ici avec jacky "son garde champêtre"et pierrette

maire a été un momment fort pour elle ,ici avec jacky "son garde champêtre"et pierrette

une passion pour l'intelligence ,pour la culture ,pour la fulgurance,une insupportable capacité a pardonner,au point que je suis sur ,dans l'eglise vendredi, il y aura des gens qui lui ont pourri la vie et qui n'ont jamasi mesuré les souffrances qu'ils lui ont fait subir

ce que nous avons vécu grace a elle mes freres ,mes enfants et combien d 'autres,peu de gens le croiraient si je devais le raconter par le menu

nous avons été élevés dans une maison où l'on ignorait a l'instant de se mettre a table si nous serions 5  10 ou 15,nous ignorions quand quelu'un frappait a la porte  si'il venait passer la soirée ou resterait pour la vie ,

ainsi certains sont restés logés a la maison l'un 20 ans d'autres 15 ans ,d'autres un peu moins ,a vouliur partager notre chance d'avoir été gatés par la vie,cette masion était un tourbillon de rires ,d'emotions ,de defis  d'humanité

ce qui nous semblait normal  a toujoyrs été loin des normes

a vouloir partager la chance que le bon dieu  nous avait gaté ,j'y ai gagné un frere de plus, arrivé un jour de ses 15 ans et a jamais resté

anticonformiste et tres conformiste,patiente et implorant de mettre un peu d'absurde dans le quotidien

une flamme,une bougie,une lumière s'est éteinte

pour finir  et ne jamais conclure

une photo d'elle ,un jour ou les momes du village et d'ailleurs étaient venus lui jouer de la musique sous ses fenetres,une passion réciproque ,de tous ces momes qui avaient leur rite du dimanche soir a venir boire un verre avec elle ,lui raconter leur chagrin d'amour ou leurs passions,qui nous vidaient litteralement de la maison si nous avions le malheur de passer a ces moments là

incroyable bonne femme si magnétique qu"elle avait ce sesame pour ouvrir les coeurs et les tendresses

c'est ma mère et elle demeurera ce mystère d'humanité qui fait qu'il n'est nul besoin de faire part pour que vendredi a l'eglise ,chacun s'y presse pour effeuiller cette marguerite que l'on a aimer beaucoup ,passionnément

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:56

 

c'est samedi on a le droit de sourire

la presse s'est fait l'écho de cet évenement incroyable tandis que le bruit de botttes résonne en ukraine,que la courbe du chomage augmente

,julie gayet était présente a la cérémonie des cesars ! évenement planétaire !

émus et attendris ,nous apprenions qu'elle avait été nominée pour un prix de second role,que notre société est complexe ,une ,desormais,premmière dame pour un second role ,c'est bien a l'image de ce quinquennat

mais pour quel film ?

"viens chez moi ,j'habite chez une copine"

"abus de faiblesse'

"boulevard du crepuscule" de wilder

"beaucoup de bruit pour rien" de branagh

"certains l'aiment chaud"

"cul de sac" polansky

"danse avec les loups"

"l'arnaqueur" encore que hollande n'est pas paul newman

"la garconnière" toujours de wilder

"les visiteurs du soir"

"la traversée de paris" celebre replique "salauds d'pauvres"

j'arrête car la liste est immense et peut etre cruelle,il me restait

"la belle et le clochard"

et pour les cinephiles

'ma nuit chez maud"

au résultat ,hollande n'est pas césar ,cela se saurait ,la belle julie est repartie sans trophée, mais sous les regards du public et des caméras,

le pouvoir est érotisant mais quand même,de là a se pourrir la vie pour flamby...

 

 

facetie du samedi : hollande n'est pas césar
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 11:56

vous allez dire que je suis un eternel protestataite ,mais je vous avoue que je trouve insupportable ce fait acquis qui consiste a penser que la protection de l'environnement,le recyclage,et tout le green washing c'est forcement couteux ,prechi precha et une affaire de techniciens tres serieux et tres culpablisateurs

vous avouerai je que je trouve insupportables ces vendeurs de chaudieres a bois, de  pompes a chaleurs et autres dispositifs qui,au pretexte qu'il y a des aides gongfent encore plus les prix

j'ai du faire un billet un jour sur notre systeme  d'assainissement qui ne bénéficie d'aucun brevet et donc d'aucune promotion qui coute 6 fois moins cher que ce que ce que nous proposaient les "champions" de l'assainissement en investissement et 20 fois moins cher en fonctionnement

cette explotation systématique de l'urgence écologique me semble inadmissible et révoltante

sur le recyclage des dechets ,c'est pareil ,nos dechets sont de la marière première

sur une planéte qui en manquera chaque jour un peu plus comment comprendre qu'il faille se ruiner a les éliminer ?

comment comprendre quand des solutions simples et de bon sens existent que personne ne les exploite ?

hier nous avions une reunion joyeuse et sympathique sur cette aventure du papier que j'ai lancée depuis 3 ans et qui fait de nous, la seule collectivité en france a gagner de l'argent avec le papier !

une demarche si exceptionnelle que deux personnes de l'observatoire regional d'elimination des dechets d'ile de france avaient fait le déplacement a janvry pour mesurer cette exprérience "extraterrestre"

 

 

environnement une question de regard porté ?

merci au "parisien" d'être attentif a ce monde des dechets aussi fou,aussi souvent véreux et si éloigné de l'interet du citoyen

la méthode que j'ai inventée est si bête si simple ,si evidente de bon sens ,j'en ai parlé si souvent que vraiement je me demande pourquoi au bout de ces années ,nous soyons encore les seuls a la mettre en oeuvre

je crois que l'ecologie doit être joyeuse et pas culpabilsatrice,je crois qu'avec un peu de bon sens,on peut gagner des points sur bien des compartiments du jeu,je crois qu'il ya des interets colossaux en jeu qui font que le discours que je tiens est malvenu 

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:27

Il y a des années de cela,a janvry,nous avons réussi a acheté le bois qui s'incruste dans notre village,un bois privé qui de tous temps a fait le terrain de jeux des enfants du village,,un poumon de 6 hectares

 

parc animalier de janvry

Avant de nous le céder ,son propriétaire avait autorisé des barbares a faire une coupe de bois ...si violente que 'j'ai du faire intervenir la gendarmerie pour arrêter le massacre

au résultat ,le bois tres eclairci a vu jaillir au pied des arbres des ronciers géants

pendant plusieurs week end, nous nous sommes donné rendez vous entre bénévoles,pour essayez d'éradiquer ce massif impénétrable,

peine perdue ce que nous avions coupé la semaine  précédente avait repoussé la suivante....

c'est ainsi qu'a commencé le parc animalier...un jour ,nous sommes  partis a ..Eu

,joli bourgade normande ('pas facile d'être le maire de cette commune) et nous avons acheté des daims,après avoir cloturé un grand espace....

parc animalier de janvry

Au début,pas d'effet immédiat,mais peu a peu ,le troupeau a grandi ,de petits faons magnifiques bondissaient et les ronces reculaient,

 

parc animalier de janvry
avec les daims ,nous avons mis des nandous,sorte de petites autruches le defrichage naturel allait bon train l et nous ajoutions des enclos pour continuer la besogne,les gens venaient se promener et apportaient des croutons a notre troupeau bondissant,quant aux nandous le male hystérique au printemps terrorisait le visiteur quand il essayait de leur foncer dessus ! dans un premier temps nous avions recupéré a carrefour des jeux en plastiques et crée la première aire de jeux pour être clair,rien de tout cela n'était légal,il faut des autorisations pour detenir des daims et des nandous quant aux jeux ,ils ne sont pas homologués pour l'acceuil du public mais au bilan ,c'était formidable et chacun était heureux et puis il y a eu les prédateurs ,les gens qui n'aiment pas le bonheur, d'abord ,ceux qui chaque nuit venaient decouper les grillages de cloture des daims pour les faire echapper,et nos courses folles pour essayer de les rattrapper,c'est là que j'ai fait connaissance de florence olivet courtois et de marc son mari,,comme quoi dans un malheur on peut trouver quelque chose de bon

puis les les "adminstratifs"qui ont estimé que nous n'avions pas le droit de détenir des nandous et qu'il me fallait passer un diplome,avec 3 ans de stage...le souvenir du prefet fragneau se tapant les cuisses de rire

parc animalier de janvry

et puis ,les prédateurs sont venus, un soir, tuer les nandous a coup de batte de base ball....ces images resteront définitivement gravées,brutales ,a provoquer la haine

parc animalier de janvry

il a fallu tout recommencer ,tout repeupler car ,désormais ,ce lieu etait vivant, fréquenté et rendait bien des enfants heureux,

je me suis demandé ce qui avait ,a ces instants ,permis que nous ne cédions pas a l'abattement, au découragement,que nous ne laissions pas tout tomber en subissant ainsi la loi des méchants ?

qu'estce qui a fait que nous ne rentrions pas dans le rang des élus sages et lisses qui ne risquent rien

sans doute l'energie de vie et de bonheur que nous avons et puis maria qui nous voit ainsi et qui nous offre les anes ayant appartenu a ingrid bergman,histoire que le parc ne soit pas desespérement vide

a ce titre ,je suis toujours impressionné quand je fais visiter le parc combien le nom d'ingrid bergman ne dit plus grand chose aux gens comme quoi la notoriété a une belle part de vanité ephémere

parc animalier de janvry

les jouets en plastique ont été remplacés par une magnifique aire récupérée a petit prix du coté de rouen

,

parc animalier de janvry
parc animalier de janvry

grace a florence ,les zoos nous ont offert des animaux ,d'autres ont été acquis ou offerts

au résultat,nous avons 84 animaux au parc ou autour,plus de 10 000 visiteurs par an qui bénéficient gratuitement de ce lieu,

parc animalier de janvryparc animalier de janvry
parc animalier de janvry

il y a un moment fort chaque semaine,c'est le dimanche matin,lorsqu'a 10 h30 ,les enfants arrivent dan la cour de la ferme et chargent les caisses pour faire la "tournée" des animaux,des moments si vrais ,si simples si justes qu'on les souhaiterait a tout le monde et chacun se moque même leurs parents qu'ils reviennent crottés et boueux !

un immense merci a jean francois et a christian relayés par gerard qui assument cette matinée avec constance ,pour le plaisir de rendre heureux des momes

parc animalier de janvryparc animalier de janvry
parc animalier de janvryparc animalier de janvry
parc animalier de janvryparc animalier de janvry
parc animalier de janvryparc animalier de janvry

il manquerait bien des photos a cette longue histoire,le mouton a cinq pattes,les dromadaires,les bonheurs et les malheurs,mais en fait c'est un hymne a la vie,heureusement qu'il ya christian ,qu'il ya les bénévoles,florence et marc en cas de pépins

j'ai plein de photos si cette nouvelle application pour mon blog ne me rend pas completement fou j'en rajouterai

parc animalier de janvry
parc animalier de janvry

vous en connaissez beaucoup des rues de villages a 28 km de paris fréquentées ainsi ?

parc animalier de janvry
parc animalier de janvry

et quand ce ne sont pas nos bêtes ,ce sont celles de florence plus spectaculaires

parc animalier de janvry

la vie  passe sur le parc certains nous quittent d'autres nous rejoignenet mais ce qui compte c'est la tendresse que tout cela provoque

parc animalier de janvry
parc animalier de janvryparc animalier de janvry
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:11

~~ CONSEIL D’ETAT SECTION DU CONTENTIEUX REQUETE ET MEMOIRE POUR :

La commune de Janvry ayant son siège en mairie, rue des Genévriers, 91640 Janvry, représentée par son maire, domicilié en cette qualité audit siège

CONTRE : La décision implicite par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande du 20 décembre 2013 tendant à l’abrogation du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires.

La commune exposante défère la décision sus-indiquée à la censure du Conseil d’Etat en tous les chefs qui lui font grief.

Elle en demande l’annulation, par les motifs suivants et tout autres à produire, déduire ou suppléer, d’office s’il échet.

I.- Aux motifs que la semaine de quatre jours serait préjudiciable à la santé des écoliers, le Premier Ministre a adopté le 24 janvier 2013 le décret n° 2013-77 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires (prod. 1), qui prévoit pour l’essentiel : - que l’enseignement sera dispensé dans le cadre d’une semaine de 9 demi-journées incluant le mercredi matin ; - que tous les élèves bénéficieront de 24 heures de classe par semaine ; - que la journée d’enseignement sera d’une durée maximale de 5 heures 30 et la demi-journée d’une durée maximale de 3 heures 30 ; - que la durée de la pause méridienne ne pourra être inférieure à 1 h 30. Il est par ailleurs prévu que les élèves pourront accéder à des activités périscolaires (sportives, culturelles, artistiques…) destinées à contribuer à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école. Pour tenir compte de la charge supplémentaire que la mise en place du nouveau système allait faire peser sur les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale compétents, l’article 4 du décret a prévu que la réforme entrerait en vigueur à la rentrée scolaire 2013 mais que le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale avait la possibilité, au plus tard le 31 mars 2013, de demander au directeur académique des services de l’éducation nationale le report de l’application du décret à la rentrée scolaire 2014.

La commune de Janvry, exposante, est une petite commune de l’Essonne qui comportait, lors du recensement de 2010, 584 habitants et une école primaire publique. Compte tenu de sa faible importance, elle ne comporte aucun centre de loisirs et les enfants scolarisés dans son école doivent être pris en charge, en-dehors des périodes scolaires, par le centre de loisirs intercommunal de Soucy à Fontenay-lès-Briis. La commune ne dispose que de fort peu de services publics, sa sécurité étant assurée par la brigade de gendarmerie et le centre de secours de Limours et aucun établissement de santé (ni d’ailleurs aucun praticien de santé) n’étant installé sur son territoire.

Par une délibération du 5 mars 2013, le conseil municipal de la commune exposante, tenant compte de ce que la mise en place de la réforme des rythmes scolaires allait nécessiter des modifications dans l’organisation des services périscolaires de la commune et qu’elle allait avoir une incidence directe sur les finances locales déjà affectées par un contexte économique difficile et limitées par un budget contraint, a décidé à l’unanimité de solliciter des services du ministère de l’éducation nationale le bénéfice de la dérogation prévue par le décret afin de reporter à la rentrée scolaire 2014-2015 la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires. Cette dérogation lui a été accordée.

La commune s’est cependant heurtée à des difficultés pratiques insurmontables faisant obstacle à ce que la réforme puisse être mise en œuvre dans de bonnes conditions lors de la rentrée scolaire 2014-2015 : impossibilité d’organiser l’intervention d’animateurs compétents, impossibilité de mettre en place le transport des enfants le mercredi vers le centre de loisirs intercommunal… Elle n’est par ailleurs pas en mesure d’assumer le coût résultant de la mise en œuvre du décret litigieux, qui s’élève à une somme comprise entre 200 et 300 euros par enfant par an, auquel s’ajoutent les coûts induits par l’augmentation des temps d’occupation des bâtiments scolaires.

C’est dans ces conditions qu’elle s’est trouvée contrainte, par une délibération de son conseil municipal du 7 octobre 2013, de décider de ne pas appliquer le nouveau dispositif à la rentrée scolaire 2014.

Par une requête enregistrée le 26 novembre 2013, le préfet de l’Essonne a déféré cette délibération à la censure du tribunal administratif de Versailles. Cette demande est en cours d’instruction.

Par une requête enregistrée le même jour, le préfet a assorti son recours au fond d’une demande de suspension de l’exécution de la délibération, dont il s’est toutefois désisté le 6 décembre 2013.

Par demande du 20 décembre 2013 (prod. 2), la commune exposante a sollicité du Premier ministre qu’il abroge le décret du 24 janvier 2013. La décision implicite de rejet de cette demande d’abrogation constitue la décision attaquée par la commune exposante

. DISCUSSION

III.- La décision attaquée encourt tout d’abord l’annulation pour être intervenue à l’issue d’une procédure irrégulière. En effet, dès lors que le décret dont l’abrogation était sollicitée a été pris sur avis du Conseil supérieur de l’éducation, le Premier ministre ne pouvait rejeter la demande d’abrogation de ce décret sans consulter également cet organisme.

IV.- La décision attaquée encourt également l’annulation pour erreur de droit et violation des dispositions de l’article 16-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, dès lors que le décret du 24 janvier 2013 a été adopté en méconnaissance de l’article 72-2 de la Constitution. L’article 16-1 de la loi du 12 avril 2000 dispose : « L’autorité compétente est tenue, d’office ou à la demande d’une personne intéressée, d’abroger expressément tout règlement illégal ou sans objet, que cette situation existe depuis la publication du règlement ou qu’elle résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures à cette date ». Or, ainsi que la commune exposante l’a établi dans sa demande d’abrogation, le décret du 24 janvier 2013 est illégal pour violation de l’article 72-2 de la Constitution, qui pose le principe de libre administration des collectivités territoriales. Il est en effet manifeste que ce décret ne donne pas aux communes les moyens nécessaires pour leur permettre d’assurer normalement les nouvelles missions qu’il leur confie.

Sur le fondement de l’article 102 de la loi du 2 mars 1982 et des articles 5 et 94 de la loi du 7 janvier 1983, le Conseil d’Etat avait déjà jugé que les transferts aux collectivités locales des compétences jusqu’alors exercées par l’Etat doivent être accompagnés du transfert correspondant par l’Etat à ces collectivités des ressources nécessaires à l’exercice normal de ces compétences, de sorte que ces ressources assurent une compensation intégrale, à la date du transfert, des charges résultant pour les collectivités locales des compétences nouvelles qui leur sont attribuées (C.E. 6 juin 1986, département du Finistère, p. 160).

Le Conseil d’Etat avait en particulier décidé que la compensation doit inclure les dépenses obligatoires de toute nature destinées à mettre à la disposition des élèves les moyens nécessaires à leur éducation (C.E. 10 janvier 1994, association nationale des élus régionaux et autres, p. 12). Cette règle d’équivalence entre les compétences confiées aux collectivités territoriales et la compensation financière qui doit en résulter est désormais consacrée par l’article 72-2 de la Constitution, aux termes duquel « tout transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales s’accompagne de l’attribution de ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice.

Toute création ou extension de compétences ayant pour conséquence d’augmenter les dépenses des collectivités territoriales est accompagnée de ressources déterminées par la loi ». Le Conseil constitutionnel en a déduit qu’il appartient à « l’Etat de maintenir un niveau de ressources équivalent à celui qu’il consacrait à l’exercice des compétences avant leur transfert » (décision n° 2004-511 DC du 29 décembre 2004).

Ainsi, il ressort des textes et de leur application par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat que la compensation doit être intégrale, qu’elle s’apprécie exclusivement au moment où la compétence est dévolue à la collectivité locale et qu’elle doit comprendre toutes les charges indispensables à l’exercice de la compétence transférée.

Au cas présent, le décret du 24 janvier 2013 a prévu une augmentation du nombre de demi-journées sur lesquelles sont réparties les 24 heures d’enseignement que comporte la semaine scolaire, ce qui aura pour effet de contraindre les communes à proposer aux enfants davantage d’activités périscolaires, dès lors que le temps de présence des enfants à l’école ne sera plus intégralement consacré à l’activité d’enseignement. Il sera à cet égard rappelé que le coût résultant de la mise en œuvre du décret litigieux représente une somme comprise entre 200 et 300 euros par enfant par an, auquel s’ajoutent les coûts induits par l’augmentation des temps d’occupation des bâtiments scolaires.

Dès lors que le fonctionnement des écoles communales, hors investissements et amortissement des locaux, coûte environ 500 euros par an par enfant pour les écoles élémentaires et 1.200 euros par an par enfant pour les écoles maternelles, la mise en place des mesures prévues par le décret litigieux se traduira par une augmentation de ce coût de 50 % pour ce qui concerne les classes élémentaires.

Par application des règles précitées, il appartenait à l’Etat de prévoir la compensation des charges supplémentaires ainsi imputées aux communes en leur attribuant les ressources leur permettant de les assumer. Le décret, qui s’en est abstenu, est illégal. En s’abstenant néanmoins de l’abroger, le Premier ministre a commis une erreur de droit et méconnu les dispositions de l’article 16-1 de la loi du 12 avril 2000. De ce premier chef, l’annulation de la décision attaquée s’impose.

IV.- Mais il y a plusobligation dans laquelle les communes vont se trouver de mettre en place de nouvelles activités périscolaires liées à la modification des rythmes scolaires va les conduire à supporter des charges financières importantes. Cette obligation va également les contraindre à recruter, former et gérer de nouveaux agents afin d’assurer convenablement la mission nouvelle que le décret a mis à leur charge. Il n’est par ailleurs pas douteux que le recrutement de nouveaux personnels va créer un dysfonctionnement important des services communaux dont la structure, souvent réduite, ne permet pas d’assurer convenablement la gestion de nouveaux personnels.

Or, le Conseil d’Etat a décidé, dans un arrêt « commune de Villeurbanne » du 6 mai 1996 (req. 165.286), que les mesures provoquant un bouleversement dans l’exécution des budgets des collectivités locales violent le principe de libre administration inscrit à l’article 72 de la Constitution. Tel est bien le cas du décret du 24 janvier 2013, dont l’application va perturber gravement le fonctionnement continu et régulier du service public de l’éducation et engendrer des dysfonctionnements coûteux pour les communes, et en particulier pour la commune exposante.

Ce décret est ainsi entaché d’illégalité et c’est au prix d’une erreur de droit et de la méconnaissance des dispositions de l’article 16-1 de la loi du 12 avril 2000 que le Premier ministre a refusé de l’abroger.

V.- C’est encore en commettant une erreur de droit et en méconnaissant les dispositions précitées de l’article 16-1 de la loi du 12 avril 2000 que le Premier ministre a rejeté la demande d’abrogation présentée par la commune exposante alors que l’illégalité du décret du 24 janvier 2013 résulte encore de la violation du principe constitutionnel de clarté et des objectifs de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la norme.

En effet, le décret passe totalement sous silence l’obligation que son application va mettre à la charge des communes, consistant à assumer des activités périscolaires bien plus importantes que celles qu’elles avaient pu organiser avant son entrée en vigueur.

Le décret a prévoit ainsi un transfert de compétences en direction des communes, sans même évoquer un tel transfert. Il demeure de même muet pour ce qui concerne la scolarisation des enfants handicapés, pour laquelle il ne prévoit pas la nature des accompagnements et des structures particulières indispensables qui devront être mises en place par les communes. Il méconnaît ainsi le principe et les objectifs de clarté, d’accessibilité et d’intelligibilité de la norme, en s’abstenant de préciser la teneur des obligations dont il prévoit le transfert aux communes

. Il en résulte qu’en refusant d’abroger ce décret, le Premier ministre a commis une erreur de droit et a méconnu à nouveau les dispositions de l’article 16-1 de la loi du 12 avril 2000. La décision attaquée ne pourra qu’être annulée.

VII.- L’article L. 911-2 du code de justice administrative prévoit que, « lorsque sa décision implique nécessairement qu’une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ».

Au cas présent, l’annulation de la décision attaquée impliquera nécessairement que le Premier ministre réexamine la demande d’abrogation du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013. Or, dans la mesure où la commune exposante est censée mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée scolaire 2014-2015, il est nécessaire que le Premier ministre statue à nouveau sur sa demande d’abrogation dans les meilleurs délais.

Il y a donc lieu pour le Conseil d’Etat de donner injonction au Premier ministre de réexaminer la demande d’abrogation du décret dans le délai de quinze jours suivant la décision à intervenir.

VIII.- Dans la mesure, enfin, où il serait inéquitable que la commune de Janvry supporte les frais irrépétibles qu’elle a dû engager dans le cadre de la présente instance, il sera mis à la charge de l’Etat une somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

PAR CES MOTIFS et tous autres à produire, déduire ou suppléer, d’office s’il échet, la commune de Janvry conclut à ce qu’il plaise au Conseil d’Etat :

- ANNULER la décision implicite par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande tendant à l’abrogation du décret du 24 janvier 2013 ;

- DONNER INJONCTION au Premier ministre de statuer sur sa demande d’abrogation du décret du 24 janvier 2013 dans le délai de quinze jours à compter de l’arrêt à intervenir ; avec toutes conséquences de droit.

PIWNICA & MOLINIE Avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 14:13

ci dessous le courrier que nous allons co signer et envoyer aux élus du departement,partagez le !

Evry, le 24 février 2014

 

 

 

 

 

Cher-e Collègue,

 

En France, près de 2 500 communes ont délibéré contre l’application des rythmes scolaires.

 

Pas moins de trois recours auprès du Conseil d’Etat ont été formés contre ce décret entaché à nos yeux d’illégalités.

 

Partout en France des collectifs de parents d’élèves, souvent très éloignés des fédérations classiques, se créent et manifestent leur refus catégorique de cette aventure.

 

Quelle que soit la commune, si l’on sonde les parents d’élèves, systématiquement plus de
80 % d’entre eux sont opposés à la mise en place de ce décret.

 

Le samedi 15 mars 2014 à 15h00 à Paris, se déroulera une manifestation unitaire comprenant parents d’élèves, enseignants, animateurs et élus.

 

Il nous paraît essentiel que le Département de l’Essonne qui a été très présent dès les premiers jours sur ce sujet, tant par les parents d’élèves que par les élus, manifeste une forte participation.

 

Dans nos communes réciproques, à Roinville-sous-Dourdan, à Briis-sous-Forges, à Janvry, nous mettrons en place des cars nécessaires pour se rendre à la manifestation.

 

Nous vous invitons à mobiliser vos conseillers municipaux et vos habitants pour cette occasion fédératrice et a faire de même.

 

Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, mais c’est le moment ou jamais d’afficher une volonté forte et massive sur ce dossier.

 

Nous vous prions de croire, Cher-e Collègue, en l’assurance de nos sentiments les plus cordiaux.

 

 

 

 

 

 

Dominique ECHAROUX

Maire de Roinville-sous-Dourdan

Conseiller général du canton de Dourdan

Nicolas SCHOETTL

Conseiller général du canton de Limours

Christian SCHOETTL

Maire de Janvry

Président de la Communauté de communes du pays de Limours

 

 

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