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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 12:03


j'ai recu ce mail,cette nuit, ce n'est pas de l'autosatisfaction ou de l'autocongratulation,c'est juste l'émotion de constater qu'avec un peu de volonté on peut transformer des reves en réalité et qu'il n'y aucune fatalisme a avoir,il y a la place pour vivre juste,pour vivre harmonieusement , tout n'est jamais parfait :

Originaire d’un village non loin du notre, j’ai grandi avec l’esprit plutôt « clocher ».
Ce village n’a pas su conserver sa lumière ancestrale qui pourtant, lui allait si bien. Avec énormément de chance j’ai découvert, et un peu par hasard, celui qui m’accueille aujourd’hui !Janvry ….Une âme, une émanation d’un passé toujours présent, un esprit à part !Pas de faux semblant, pas d’apparence trompeuse, ce village vit véritablement, sincère et serein.Plus qu’heureuse pour moi-même, je le suis pour mes enfants qui jouissent d’un environnement exceptionnel.Ils vivent la douceur de l’enfance loin des tourments qui pourtant éclatent à nos portes.Ils goûtent chaque instant, ils vivent d’étonnants moments frais et vrais.Les amis d’enfance, les animaux, la nature, de magnifiques souvenirs, tout ce dont on peut rêver pour ses enfants.Une école quasi familiale, de vieux murs inondés de souvenirs, de beaux noëls féériques, des champs, des bois, des couchés de soleil, et toujours cette nature si présente !J’espérais, avec ces quelques lignes, vous rappeler notre chance quotidienne.Il n’y a qu’à regarder ailleurs pour saisir et savourer ce bien-être, qu’être Janvryssois !

enfin un peu de douceur et de gentillesse dans ce monde de brutes !

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 11:15

Un éleveur de vaches et exploitant agricole, bien connu, de notre secteur subit depuis plus de six mois des phénomènes bien étranges : plus de 22 de ses vaches sont décédées d’une étrange maladie non identifiée : bactérie, virus, produit toxique ? A ce jour, personne n’est capable de répondre et l’on espère que les services de maisons alfort  pourront apporter une réponse.

Et puis, il y a eu ces malveillances qui prêtaient a sourire : les vaches qui paissaient dans la plaine pivot étaient régulièrement libérées et les clôtures découpées : résultat on retrouvait les animaux un peu partout, cela permettait a certains de pouvoir propager l’idée que cet éleveur n’était pas rigoureux et qu’il mettait en danger la vie d’autrui avec ses méthodes.

Il y a trois jours, la malveillance a tourné a la criminalité : la clôture des vaches qui paissaient dans un pré de l’autoroute a été découpée coté autoroute, les animaux ont même, semble t il, été poussés hors de l’enclos et se  sont retrouvés sur le domaine autoroutier, par chance, ils sont restés entre la clôture et le rail de sécurité, Imaginons une moto, un car transportant des vacanciers ou des enfants…..Tout cela ne prête plus a rire.

L’endroit ou la clôture a été découpée est difficile d’accès, la répétition sur différents prés mais concernant toujours le même éleveur rejette l’hypothèse de momes désœuvrés qui auraient amené les outils adéquats et auraient fait cela par jeu.

Alors, pourquoi ? Pour l’exploitant, sa conviction est faite, pour ma part, j’espère que le fait qu’il ait été nommément désigné, lui et son troupeau, comme le facteur empêchant de réaliser certains ouvrages n’a pas, effectivement, provoqué chez une personne angoissée ou fragile des actions telles que cette série d’événements,qui ne doivent rien a la malchance.

 Ma réelle inquiétude est que tout cela va crescendo, nous venons d’éviter une catastrophe avec des morts, quel sera l’épisode suivant ?

  

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 21:50

 

Les partis politiques, les syndicats organisent leurs « université d’été », curieuse institution qui sonne le glas de cette belle saison et qui dans leur contenu sentent déjà l’automne et les feuilles mortes.

  Ces « universités »m’ont toujours laissé songeur quant a leur utilité : nos « étudiants » ne les  fréquentent que deux jours voir trois pour les plus assidus avec cette sensation certaine que l’on apprendra rien, mais qu’il faut « y être » . certains pour être vus, certains car ils souhaitent qu’on les entende,certains, enfin, n’y vont pas  pour que cela se sache….On aimerait que nos étudiants ,parfois d’un age certain,nous fassent un rendu lumineux de ces travaux ,que ces partis, que ces syndicats deviennent de vrais laboratoires d’idées,que cela bouillonne, en fait ces « universités » qui se déroulent près de la mer pour les plus courues, a Dourdan pour les plus fauchées,dans des châteaux pour milliardaires pour les plus gauchistes,me semblent bien poussives et convenues (on dit que celles de l’udf  ,a la grande époque, étaient les plus délurées,c’est un signe de vitalité,ce qu’on appelait une chair universitaire).

On voudrait les inviter a faire preuve d’un énergie rieuse et nostalgique de 68 qui les conduirait a trouver des pavés sous la plage de Ramatuelle ou de la grande motte, hélas, point de fantaisie, juste des non-évenements qui permettent de boucher le creux médiatique par un creux de créativité.

C’est promis, l’année prochaine : on fera les « maternelles d’automne » de l’Union  Pour l’Essonne. !  

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 09:16

A ma demande,monsieur le préfet de l'essonne, a nommé Claude guillemin, ancien maire de molieres,maire honoraire, a la demande de l'ensemble du groupe Union Pour l'Essonne que je préside ,nous avons fait la meme demande pour paul loridant,maire des ulis, monsieur le préfet  a ,aussi,validé cette demande.
Un peu constrenant que ce soit nous qui ayons du faire cette demarche au bénéfice de paul.Cela témoigne de beaucoup de médiocrité et d'ingratitude vis a vis de quelqu'un qui a eu une implication sans failles pour sa ville et qui a toujours témoigné de convivialité.Les résultats électoraux de paul aux sénatoriales et aux municipales prouvent que le travail et la tolérance ne sont pas la meilleure voie pour etre élu.
Quant a claude Guillemin,je sais qu'il déteste toute forme d'honneurs et que nous n'avons pas toujours été d'accord,mais je suis heureux que cet honnete homme soit distingué et tres heureux d'en avoir été l'artisan.
Dans les deux cas,je suis un peu curieux de voir si une cérémonie se déroulera ou s'il faudra la provoquer.....

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 08:58
C'est le premier jour de la nouvelle collecte des ordures ménagères, les "snipers" de tous poils sont en embuscade prets a tirer au moindre problème,pathétique médiocrité d'élus qui devraient savoir que seuls ceux qui ne font rien sont exempts de critiques et que seuls ceux qui sortent les premiers de la tranchées risquent de prendre une balle en plein coeur.
Des prétextes a tirer,j'en vois déja  au moins deux !
1 - le plus important fournisseur de France a qui nous nous sommes adréssés, pour etre sur de notre coup ,a eu un problème sur la fabrication des bornes,résultat,il n'y en aura pas partout, a partir de ce matin.
Il faut dire que nous ne pouvions pas faire la commande tant que le marché n'avait pas été attribué,ce qui laisse fin juin,juillet ,mais normalement sauf l'accident mécanique a l'usine ,cela "tenait".
Il faut dire que les communes les plus critiques a l'égard de la collecte,nous ont donné les emplacements le 12 aout pour l'une d'elle ! et pour l'autre, elle a notamment proposé des sites qui appartiennent a la communauté de communes en disant "voyez avec la ccpl"  !
quand on sait que le premier courrier pour identifier les emplacements a été envoyé le 6 avril,on note les presque 4 mois d'empressement assurer une organisation en place.Si ce n'est pas de la prise  d'otages,c'est de l'irresponsabilité.                                                                    a Janvry,on a repeint les bornes

Il faut dire aussi que bien des communes ont été timides et ont demandé bien peu de bornes ce qui est une erreur, il en faut a proximité,sinon cela ne marche pas.J'espère que ce n'est pas un choix stratégique de certaines pour pourrir l'opération.En tout cas ,des la rentrée,il faut revoir cela.
2-  A cela se rajoute le bulletin d'information  du sictom pour expliquer la collecte distribué par une entreprise privée qui,comme tous les bulletins distribués de la sorte a été mal distribué.
Evidemment pour les communes qui se sont chargées de la distribution ,elles memes ,ou qui ont largement relayé l'information ,pas de problème.
comme a chaque changement de collecte,il faut donc s'attendre a un mois et demi difficile.
En relisant cet été ,un rapport de la cour régionale des comptes sur notre syndicat,je constate que dans les années 90 nous payions en moyenne 384 francs par foyer soit 60 euros pour etre collectés,nos bons élus qui sont au petit soin  avec le contribuable, nous ont proposé de multiplier les services et les ramassages, toujours plus et toujours plus de démagogie,résultat l'addition s'élève a plus de  300 euros par foyer !

Vouloir revenir a des chiffres raisonnables avec des modes de fonctionnement plus respectueux de l'environnement et plus respectueux du contribuable,c'est cela que les "toujours plus d'assistanat" appellent une "régréssion du service".

je reprendrai donc la phrase de Pierre Desproges (visionnaire) :

"tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles"

et puis celle du célèbre sapeur camembert :

"quand on dépasse les bornes,il n'y a plus de limites"
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 09:02
Un des assassins de monsieur le préfet Erignac sort de prison par la grande porte,il y a quelque chose d'inadmissible d'imaginer qu'un criminel qui a tué un homme parce qu'il représentait  l'autorité de la nation fasse moins de 5 ans de prison et puis retrouve la liberté.Il y a là un message terrible qui est envoyé a tous ceux qui caillassent nos pompiers dans les cités ou qui tabassent nos gendarmes après leur avoir tendu une embuscade.
quelque soient nos convictions,il me semble qu'il y a un immense danger a ne pas sacraliser certaines formes d'autorité.
Comment ne pas avoir une pensée empathique et émue pour madame Erignac et pour sa famille,comment vivrions nous une telle information a sa place ?
Ainsi,si un élu ou un représentant commettent une faute je crois qu'il faut etre impitoyable a contrario,si l'on banalise la violence possible a leur égard alors c'est toute notre société que nous mettons en péril.
Un ami  qui habitait notre canton,a vendu sa maison achevant pour sa retraite,d'en construire une  en corse,le camion de déménagement était rempli et il allait prendre la route quand il a été prévenu que sa maison avait sauté et qu'il n'avait plus rien. Ce n'est pas du folklore, c'est inadmissible,si la mort d'un préfet cela "vaut" 5 ans, j'imagine que foutre en l'air la vie d'un retraité,cela doit mériter quinze jours.
Pourquoi ce qui serait inacceptable a roubaix, finit par etre considéré comme de la routine a bastia ?
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 14:17
la bonne nouvelle  est arrivée hier soir : le Tribunal administratif d'orléans a rendu son jugement sur le recours contentieux intenté par le SITREVA contre l'état : le TA reconnaît la faute lourde de l'état et le condamne à verser la somme de 1.365.557 €  + les intérêts depuis juillet 2003.
il est à noter que ce type de jugement est plutôt rare, et la reconnaissance de la faute lourde est particulièrement importante.
C'est un contentieux que nous avons mené contre l'avis de tout le monde et mes petites oreilles me disent que l'état cherche a convaincre le nouveau président du sitreva a renoncer !
ce jugement est la preuve concrète que l'état pour des motifs obscures a fermé les yeux sur des pratiques qu'il aurait du arrêter,je suis très heureux  aujourd'hui de penser que cette somme va pouvoir financer la mise aux normes de l'usine de ouarville sans avoir a faire appel a l'argent du contribuable. 
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:40

C’est un mois d’avril que j’ai été nommé chevalier de la légion d’honneur, cette distinction est trop impressionnante pour que l’on puisse en plaisanter même au mois d’avril, c’est un lendemain de 14 juillet que j’apprends que madame Christine albanel, ministre de la culture, m’a fait chevalier des arts et de lettres, qui suis-je moi pour figurer au coté de ces écrivains, de ces réalisateurs de cinémas, de ces peintres de ces conservateurs de musées, qui suis-je  pour me voir décerner une  telle distinction ?

Dans un pays ou l’on considère, souvent a raison, que la culture est élitiste, claquemurée au sein de certains cercles  fermés,réservée aux seuls germanopratins, que vient faire le barbare que je suis ?
Il y a forcément une bonne fée ou un bon mage qui se sont penchés avec complaisance et amitié sur mon cas et sur cette autre culture que j’aime et que je prône, celle que nous pouvons nous approprier et qu’"ils" appellent avec un délicieux frisson canaille : la culture populaire. Cela va dans le même esprit que les bistrots a vin  ou le saucisson- beaujolais : la culture populaire, une curiosité locale qu’il faut respecter aux yeux de certains mais sans en faire trop, cela deviendrait vulgaire. Une distinction qui apporte la preuve que le monde de la culture peut descendre dans la rue à d’autres moments que pendant la gay pride. (Ce n’est pas de l’homophobie bien évidemment, mais une détestation du snobisme)

En cet instant, ou chantent autour de moi les cigales, cette nouvelle me pousse à vous parler des ombres qui m’accompagnent et que cette décoration ferait sourire, d’un sourire de tendresse.
 Il y a d’abord ce prêtre défroqué qui s’appelait Jacques Cordier qui m’a fait aimer le théâtre, l’écriture et quelques auteurs allemands, je pense à Ernst Junger et « Ses falaises de marbre » dont il nous faisait des lectures gouteuses, j’avais quatorze ans et il voulait réveiller nos papilles intellectuelles,40 ans plus tard je crois que je pourrais encore retrouver au fond de ma mémoire des tirades entières de Ionesco.
C’était un laboureur de l’esprit, il semait avec l’énergie de celui qui n’avait pas eu d’enfant et qui nous laissait cet héritage impalpable.

Et puis il y a eu Maurice Bitter qui, de la haut, avec ses yeux bleus doit sourire et découvrir ses dents jaunies, et murmurer « c’est bien, mon grand » journaliste, globe trotter et…Libraire.

Un jour, le téléphone a sonné chez mes parents, j’avais quinze ans, j’ai décroché : « Bonjour, je suis journaliste, je fais une émission pour les jeunes à la radio, je recherche un jeune qui accepterait de la faire avec moi… »
Pendant deux ans, tous les jeudis, j’ai été son partenaire pour une émission  sur Radio France internationale : « aux rivages de l’odyssée » « aux rivages de l’aventure » Deux ans d’une expérience incroyable ou je devais dans la semaine ingurgiter des livres : la vie d’un homme, ou d’un héros mythologique pour tenir ma place pendant l’émission.
 Mais Maurice, juif polonais, c’était beaucoup, plus que cela, dans sa librairie de la rue Monsieur le Prince, il m’a fait aimer les livres, au point que, pour moi, une bibliothèque ou une librairie peuvent s’assimiler a une pâtisserie, il m’a inoculé, aussi, sa passion des voyages. A chaque moment d’école buissonnière, je fonçais rue Monsieur le Prince, je poussais la porte  de la librairie « du Pacifique » et  pénétrais dans un bric à brac phénoménal constitué de livres qu’il avait tous lus et qu’il me conseillait avec gourmandise : mon premier livre lu au fond de son arrière boutique : Isaac Asimov et le souvenir d’une phrase, « la violence est le dernier remède de l’incompétence »

Devant, derrière, en dessous  des livres il y avait des milliers d’objets rapportés de ses voyages, du plus consternant comme le calendrier de tahiti de trois ans en arrière, bourré de vahinés aux formes suggestives, et une foule d’objets achetés, sans doute,  dans les boutiques d’aéroport, mais il y avait aussi du sublime : deux statues géantes en fougères arborescentes des Nouvelles Hébrides  qu’il m’a laissé le jour de sa mort en héritage, des tapas, toiles peintes par les kanaks sur le John Fromisme, des pièces préhistoriques qui côtoyaient le pire.

Une fois le livre choisi, on se glissait  derrière un panneau amovible pour se retrouver dans une sorte de jardin d’hiver, ou il y avait toujours du coca... et une joli fille, Maurice avait un vrai faible pour les jolies filles et l’adolescent que j’étais, en restait pantois...
Une de ses conquêtes de l’époque est désormais l’épouse d’un de nos grands réalisateurs de cinéma, elles étaient belles et pas sottes !
C’est, dans ce lieu hors du temps, qu’a partir de mes dix sept ans, j’ai eu le bonheur de côtoyer, de tutoyer, de discuter sans mesurer ma chance avec  des écrivains immenses comme André Schwartz bart et son épouse Simone, comme Marc Hillel qui venaient, en passant, y faire une pause, Marc qui ferait paraitre  en 77 un livre bouleversant : « Au nom de la race ». André nous expliquant comment il avait écrit et réécrit  pendant dix ans « Le dernier des justes » avant de le considérer comme achevé,et avant qu’il ne reçoive le Goncourt, ce monument fut vendu a 1 million d’exemplaires et Elie Wiesel considère que c’est le deuxième roman français  après "La peste" d’Albert camus.

Maurice avait commis lui-même quelques livres et édité plus de 55 disques de musiques traditionnelles. Il était passé du certificat d’études à la thèse de doctorat, par dérogation, du fait de sa présence dans la résistance pendant la seconde guerre, ce qui a fait de lui un des fondateurs du journal « Combat ». Cette thèse portait sur Louise Michel et la presse que les déportés de la commune de Paris ont développée en nouvelle Calédonie, un document passionnant qui m’a marqué et qui, aujourd’hui, dicte mes rapports avec les journalistes.

Du rocher de Massada à la tombe de jacques Brel aux Marquises, Maurice m’a raconté le monde m’inspirant l’envie irrépressible de le découvrir à mon tour. Comment, quand on est adolescent, ne peut-on pas être suspendu à ces récits de résistants dans les traboules de Lyon, à ces rapports humains bouleversés par l’urgence et par le danger, comment ne pas être frappé par la vie de cet adolescent devenu homme qui, en 1945, est passé du statut de héros au rang d’anonyme, partageant une chambre à trois et dont les compagnons ont choisi soit le suicide soit le banditisme faute de ne plus trouver de place dans une France libérée.

Comment en ce jour d’été où un ministre m’adresse la plus haute distinction culturelle, ne pas penser à mon compagnon d’écriture, Denis pelsy, qui m’a fait découvrir notre panthéon, notre exemple : le théâtre du peuple de Bussang, Denis, avec qui j’ai osé les premiers pas, de prendre la plume et d’inventer des univers.

 Il y a trente cinq ans nous écrivions : « la culture, le théâtre ne sont pas un champ clos réservé a quelques initiés, il nous faut le labourer tous ensemble et l’ouvrir à chacun pour qu’ils produisent de vrais fruits » François Léotard, ministre de la culture, devant nos premiers « méfaits », nous avait même adressé un diplôme ! Un certificat de félicitations, Jack Lang avait embrayé….

Cette aventure, elle n’a pu prendre forme que, grâce à tous ceux qui se sont consacrés à nos spectacles, acteurs, bénévoles, Mac Gyver de tous poils, ces centaines de personnes qui, pendant 25 ans, m’ont accompagnées dans ces délires mégalomanes, dans ces textes que, parfois, ils ne comprenaient pas, au nom du plaisir, du bonheur, de l’imaginaire, de l’aventure, aidé par mes ombres, nous découvrions l’impérieuse nécessité d’être acteurs plutôt que spectateurs, sur les planches mais aussi et surtout dans la vie.

La vie publique m’a permis d’être acteur plutôt que spectateur, mon inculture m’a ouvert les portes que généralement referment les préjugés, pour de formidables aventures humaines,  formidables parce que simples et vraies comme les journées du patrimoine qui témoignent que seul le regard porté compte.

Ce mode de pensée qui fait sauter les œillères du « cela se fait, cela ne se fait pas » s’est appliqué dans tous les domaines de la vie de mon village, de notre canton une sorte de «  Christian touch » que certains reconnaissent, et que je dois à ceux qui m’ont confié les clés.
 Ni la culture, ni l’écologie ni l’ensemble des cordes qui forment la harpe de notre vie ne sont séparables, ceux qui tentent de créer des cases et de distinguer, culture de vie quotidienne, écologie de gestion, finances et réalité, urbanisme et rapports humains nous font perdre les repères essentiels d’une vie équilibrée, car tout est lié définitivement et irrémédiablement.

Il y a eu le principe et la conception des archives départementales à Chamarande, avec cette idée folle de  creuser sous le château, qui m’ont permis de côtoyer Jean de Boishue un véritable homme de culture lui, fascinant par le bel équilibre entre sa connaissance  et sa tolérance mis tous les deux au service de l’humanisme, il y a eu des rêves inachevés qui m’inspirent de la tristesse, comme le théâtre de Bligny, si on m’avait laissé faire… il y a ces dizaines de peintres, de sculpteurs, de graphistes, qui sont venus exposer et qui vous laissent très humble face à la diversité créatrice, il y a Karine et Jean-Paul  qui m’ont permis d’écrire des chansons et de les entendre, désormais, résonner dans des salles de spectacle.

Décoré comme un arbre de noël, l’aventure continue, car seul compte l’appétit de rêves que l’on veut voir se réaliser.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 21:32

A quelques jours de l'ouverture des "jeux",il n'est pas inutile de se rappeler que le tibet est bien oublié, que les engagements sur les libertés d'expression ou sur internet ont été oubliées.
Cela ne semble déranger pas grand monde, chaque pays pariant désormais sur le nombre de médailles qu'il envisage d'empocher.
est il utile de rappeler que,pour le tibet, que contrairement a ce qu'affirment les porte paroles du gouvernement chinois comme jean luc melenchon, le tibet n'est pas chinois, et contrairement a ses propos ,le tibet n'est pas une province chinoise depuis des siecles.
sidérant ces intellectuels français qui sont restés pantois devant fidel castro, devant les khmers rouges et qui aujourdhui  se permettent de pratiquer un révisionnisme historique scandaleux.
Deux dates : au début du siècle ,les britanniques "donnent" le tibet a la chine sans même lui demander son avis,une sorte de yalta asiatique qui témoigne déjà que le tibet n'était pas chinois.
1950,l'armée chinoise envahit le tibet et lhassa ,détruit la plupart des monastères et déporte les moines qu'elle n'a pas massacré un peu curieux de continuer a parler d'une province chinoise.
quant aux "jeux," olympiques j'étais en chine en 1979, j'ai visité des écoles de gymnastes,dans un système politique ou chacun de ses membres est au service de la réussite du système,tout est "possible", exploitation des enfants ,entraînements ahurissants,traitements médicaux et pharmacologiques qui renvoient les ex pays de l'est au rang d'aimables bricoleurs.
Il me paraîtrait sidérant que les chinois ne remportent pas toutes les médailles des jeux car,eux, ne jouent pas. Tous les moyens humains et inhumains ont été mis pour gagner ,pour que la nation soit la meilleure,pas d'idéal olympique mais un idéal politique auquel tout sera sacrifié.Que dirions nous si des fonctionnaires parcouraient nos écoles matrenelles pour y prélever les meilleurs sujets ? que ditions nous nous si l'on imposait a des enfants  de 5 ansdes séances d'entrainement de 5 A 8 heures par jour ?Que dirionsnous de ces milliers de gosses aux articulations foutues,aux tendons disloqués  martyrisés au nomd'un etre supreme qui montera sur la plus haute marche a la gloire de la chine au mois d'aout,définitvement chacun attribue des valeurs différentes au sport,mais celles ci polluent l'olympisme aussi fort que l'industrie chinoise.
les jeux de Berlin avant la seconde guerre mondiale ont été élaborés, mis en scène, et conçus a la gloire du troisième reich et d'adolf hitler, les jeux de pékin participent a cette même démarche,ou chaque nation se contentera de son petit os sans vouloir admettre qu'il y a désormais des nations libres dont les sportifs sont le fruit du hasard ,de la passion et du talent,en face de pays comme la chine  qui conçoivent, fabriquent, programment  scientifiquement des individus qui n'ont d'autres choix que de participer quelque soit le prix et les souffrances a la gloire de la nation.
Définitivement,nous ne jouons pas dans la même catégorie, définitivement il y aura a mon avis des jeux après pékin et avant pékin, tandis qu'au tibet, les moulins a prière tourneront en espérant que leur message  vaille mieux qu'une médaille.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 08:40
Tous arrivés a bon port,
c'est désormais le temps sans rendez-vous,sans réunions  le soir,sans portable qui chauffe,le temps de lire,de marcher,de pouvoir s'asseoir ,de parler aux amis sans regarder sa montre, de parcourir les vignes et de lire le passage des sangliers,d'aller avec pierrot voir s'il reste quelques truffes au pieds des chênes.
juste le temps de prendre du recul et de recharger les batteries pour avoir l'énergie neccessaire aux projets de l'année en cours,le temps d'un lieu serein  pour soigner quelques blessures.
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