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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 17:44

a 12 heures,15 heures et 16h30 ,il y a comme un appel d'air dans les allées,la foule est moins dense ,le silence s'installe parce qu'on attend massés dans la grande cour de la ferme l'arrivée du père noel.

je lis sur internet des remarques peu aménes sur les êtres improbables qui tirent la charette,en fait ,l'homme remplace la bête,car il y a tellement de monde que l'attelage tiré par le cheval était devenu trop dangereux.

alors c'est vrai qu'ils ont l'air un peu couillons,mais j'aimerai vous y voir,comme j'aimerai mettre des photos des séances d'habillage dans la..sacristie

quant au père noel ,nous sommes deux a nous relayer et nous avons un pensée pour ludovic qui assumait les trois passages quotidiens tout seul ,car on sort exténué de ceux ci,

par contre, l'arrivée en traineau est un moment incroyable aussi bien pour nous, que pour les enfants (et quelques adultes...) qui nous attendent de coeur ferme.

On arrive et on se dit mais il y en a trop ,je ne pourrrais pas les voir tous et c'est vrai que nous passons plus d'une heure trente a chaque fois a faire des bisous des photos et a les faire se raconter,comment oublier cette schtroumpfette de 4 ans jolie comme un coeur qui après avoir attendu plus d'une heure saute sur mes genoux et me dit "papa noel,je ne suis pas venu te demander de cadeaux mais le petit mattéo X....dans ma classe,il est trop méchant,surtout tu lui apportes rien !" elle m'a fait bise et elle est repartie... Combien de tétines nous offrebnt ils chaque année ? ces bouts de caoutchouc ramollis ,jaunis qui nous donnent l'impression que tous ces enfants sont dréssés a cherecher des truffes et qui assurent une tranquilité mamaire aux parents.

Ils nous les abandonnent avec un dernier regard desespéré sans mesurer que c'est une partie de leur pêtite enfance qu'ils abandonnent .

Il y a les lettres ,d'un coté les "beaux" dessins,les courriers la borieusement rédifés où l'auteur a cherché un bel équilibre entre la flatterie a l'égard du père noel et sa liste de cadeaux et puis il y- a les efficaces ,ceux qui ne s'embarrassent pas,qui savent qu'avec mes lutins j'ai pas de temps a perdre ,ils ont donc claiurement découpé dans les catalogues ce qu'"ils souhaitent me laissant opportunément le prix...une magie de noel un peu brutale mais papa ou mamn ont du les aider..

6 gardiens sont obligés de me protéger et de protéger les enfants quand on s'asseoit pour accueillir les enfants et là encore dans la bousculade le vernis de la civilisation saute !

l'année dernière face a la queue pour faire du droimadaire,on m'avait dit "vous pourriez en mettre deux !",on réfléchit très serieusement a un tour de passe passe pour encaisser la foule des enfants et des 6000 mandarines que nous distribuons.

je vous laisse... ho ho ho !

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:53
Samedi matin a voir les gens piaffer derrière les grilles ,je me suis dit qu'il serait bon de saisir ces premiers instants de ce week end qui allait devenir historique par la fréquention,

c'est donc ,grossièrement, avec mon téléphone portable que j'ai fait ce petit film,pour ceux qui ne viennent pas cela leur donnera un apercu des extérieurs

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:55

Je vous disais ,il y a peu, que notre dandy de président un peu désoeuvré en janvier et roulant sur l'or a décidé d'organiser 42 cérémonies de voeux dans l'espoir de réunir et d'offrir des petits fours a au moins 12 000 personnes...

on dit que le pouvoir rend fou,en tout cas ,il est probable qu'il rende mégalomane.

Ceci n'est pas sans arrières pensées politiques,pour un Jerome Guedj qui sera a le suppléant de Francois Lamy aux prochaines élections législatives,ce qui ,en passant,constitue un vrai acte militant en faveur de la parité.

Ne le répétez pas c'est un secret,le scoop,sera officiel le 12 décembre,entre mister bean et l'homme a la mèche,cela formzer un beau couple d'élus de..terrain

Ainsi l'argent public et les moyens de l'institution vont être mis a contribution pour cette camapgne électorale ,chacun sachant que la loi prévoit que si les cérémonies de voeux sont tolérées en periode électorale ,en aucun ,elles ne doivent changer de forme pendant une année d'élection,mais tellement de régles sont jetées aux orties depuis le mois de mars,l'ivresse est telle que 'lon s'autorise bien des sorties de routes.

Tout cela n'est pas si grave,moins de subventions aux associations, moins d'aides aux communes et un peu plus de petits fours ...

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 07:35

Jamais nous n'avons eu autant de monde,dimanche ce sont plus de 20 000 personnes qui se sont proménées dans notre village,les trains ont tourné a plein toute la journée ,et si les dromadsaires ont assuré le service samedi, dimanche ,elles ont fait grève !

il faut dire qu'au regard de la densité de visiteurs ,je ne sais pas comment nous aurions fait pour passer dans des conditions de sécurité minimales

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Nous avons tous ce matin ,les genoux qui nous rentrent dans les épaules et dès que je pourrais ,je vous mettrais un film et des photos en attendant ,je me"contente" de ce que des amis m'ont envoyé cette nuit,ce dont je les remercie

Père noel,c'est un grand momemnt et une dépense d'énergie que l'on ne m'imagine pas,c'est le seulement moment où des bouches innocentes me disent "t'es beau" et il y a une telle intensité d'émotion dans les regards,de tendresse,et de coeur a couer que je ne manquerai cela pour rien au monde,même pas pour la déclaration de candidature d'hervé morin !

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c'est rien, une mandarine,mais c'est comme un soleil que l'on se transmet,une peau lumineuse pleine de promesses de printemps a venir

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Alors oui,il faut donner,il faut mettre toute l'empathie du monde au service de ces instants pour essayer de percer et toucher le coeur,avec pou plus belle récompense d'entendre un enfant vous dire "alors,si tu sais tout ça,c'est que tu es le vrai"

Christian4.JPG Le père noel a janvry,c'est un peu celine dion (dont l'ancêtre est enterré dans l'égilse de janvry),arrivée sur un char ,musique et effets spéciaux et une foule immense qui attend,a chaque fois on se dit que l'on n'y arrivera pas qu'iul y en a trop ,et inalssablement,on les prend dans les bras et la magie opére

et puis ,il y a des compensations,parfois de jolis jeunes femmes font craquer les conventions, leur ame d'enfant reprend le dessus et puis c'est encore mieux quand ce sont comme des frangines et que là aussi il y a beaucoup de tendresse

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:47

Nicolas m'en avait parlé,Marianne Duranton m'envoie en copie : encore un  truc effarant :

Il faut vous dire qu'hier nous étions au conseil d'administration du collége de Briis et où  l'on nous annoncait que le conseil général avait baissé de 5% sa dotation duie a lm'austérité ambiante,7000 euros de moins où chacun ne sait comment faire,pour les trouver en terme d'économies...

Au point que le conseil d'"administration pour protester a fait le choix de voter majoritairement contre ce budget

Dans le même temps ,le conseil général exige une participatrion des communes au moindre projet routier qui concerne une départementale de sa compétence et envisage de baisser encore l'aide aux communes et aux associations car les temps sont durs.

Comment expliquer que le président du conseil général  ait décidé ,non pas de supprimer la cérérmonie des voeux a des fins d'économie ,considérant la baisse des aides drastiques qu'il a décidé,non pas de dire que 200 000 euros c'était indécent,mais au contraire d'en faire plus.

son choix merite d'être analysé

,il veut organiser 42 cérémonies de voeux en janveir ! ,une par canton,où seraient attendus entre deux et trois cents personnes minimum,ce qui revient a  convier entre 10 000 et 15 000 personnes ! 

Audela de la débauche indécente d'argent public que cela signifie avec en arrière pensée de faire travailler les cuisiniers des colleges,on est stupéfait de penser que le président du conseil général et son cabinet pléthorique ont si peu de travail qu'ils peuvent consacrer un mois entier a aller de voeux en voeux ,car 42 cantons en moins de 30 jours,,même en faisant le service minimum avec le déplacement...bon poids cela fait bien une 120 heures de consacrées a cet exercice...

Surpris que le président du conseil général et son aéropage aient autant de temps a disposition,je ne parle pas du coup dément,du temps consacré a l'organisation,de la mobilisation des personnels,de ...l'impact environnemental !

 

Difficile de ne pas se dire que derrière cela ,il y a des élections qui se profilent et que c'est une manière de promouvoir des copains sur le terrain.

sincérement moins de petits fours ,moins de foie gras et d'huitres et de champagne et plus de financement pour le fonctionnement de nos colléges,voilà les voeux qu'il serait digne que Jerome guedj prononce.

 

Il y a des années que je ne vais plus aux voeux du conseil général de l'Essonne;depuis cette cérémonie où les sans logis étaient a la porte et où tout le gotha de la gauche essonnienne s'engouffrait sous la protection des vigiles pour se jeter sur des buffets scandaleusement somptueux

quand on sait que Francois Hollande s'il était élu a fait le choix de repousser l'ensemble des élections locales d'un an,histoire de conforter la gauche au sénat,on a envie de dire aux flambeurs du conseil général qu'ils ont le temps de jeter l'argent public par les fenêtres,.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 07:37

La journée d'un élu est pittoiresque,hier matin,a Het demi comission finances a la mairie,pui j'étais a pied dans le brouillard matinal entrain de faire marcher ,sarah lea dromadaire jusqu'a janvry pour le marché de noel,a midi je me suis changé en "pingouin" ,costume cravate pour filer a la souys préfecture d'Etampes,puis pour participer au conseil d'administration du collège de briis...

Une bonne réunion a la sous préfecture d'Etampes sur le dossier des terrains dévastés sur saint maurice,une vraie satisfaction de voir la détermination du sous préfet mr soma,et des servicesde l'état a rendre ce cas exemplaire.

Serge Zumello a reçu les personnes qui ont défriché,décaissé le terrain et fait apporter 5000m3 de matériaux puis commencé a élevé un mur,tout cela sans la moindre autorisation.

Il semble que cette réunion ait confirmé leurs propos tenus a la presse :leur demande est simple ,soit la commune amène la viabilioté sur ce terrain qui n'est pas constructible soit la commune donne en échange de celui-ci un terrain de 4000 m2 constructible ! pas mal non ?

Serge Zumello est chargé de leur répondre sur ces deux points....Il n'est pas inutile de noter que les promoteurs de ce projet ont des terrains et des maisons en Essonne,il ne s'agit ne aucun cas de personnes en difficulté et ce n'est pas le desespoir qui les contraint a bafoué les régles

En tout cas ,l'administration est en ordre de marche ,un procés verbal sur les atteintes a l'urbanisme et les contarventions aux régles a été dréssé,un procés verbal pour les atteintes a l'environnement a été dréssé qui est lourdc de conséquences puisqu'il fait peser la menace de 60 000 euros d'amende et d'obligation de remise en état,un proces verbal de la gendarmerie vient compléter le tout,l'ensemble va être adréssé au procureur de la république et l'affaire est si caricaturale que je crois qu'elle sera utile pour tous les maires de l'essonne.

La commune va proposer a ces propriétaires nonchalants de leur racheter leur terrain ,c'est en réalité la seulke voie raisonnable pour eux,croisons les doigts pour qu'ils mettent leur malice au service de leur raison.

si tout cela aboutit comme je l'espère ,c'est un message clair qui sera adréssé aux uns et pour nous tous élus,cela va nous montrer qu'il n'y a pas de fatalité,et qu'il faut réagir vite,légalement et fermement.

je suis heureux pour ma part du coup de main que j'ai demandé a  la ministre qui a été décisif et d'avoir pu assisté la commune dans cet épreuve que ce nouvel élu a du aborder a peine arrivé dans ses fonctions 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 17:59

Je vous parlais récement de ces méchants cons qui recouvrent nos panneaux poir le marché de noel ,au point qu'on serait en droit de se demander a qui profite le crime ?

tout ce travail de réalisation de panneaux ,d'encollage ,de parcourir les routes,d'autorisations demandées bafoué et foulé au pied par de gens a qui nous devons faire de 'lombre ou qui en tout cas ont cette sensation

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S'ils croient que l'action politique ,c'est cela ,ils comettent une grossière erreur,ils ne mesurent pas l'impact de leur action auprès des bénévoles,et il y a des bénévoles encore plus incroyables que vous ne pourriez l'imaginer

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Il y a des employés communaux sur-investis que ce sabotage ulcére,la nuit dernière ce sont plus de 20 panneaux légaux ,bien fabriqués qui nous ont été volés,et qui seront remplacés par des volontaires qui vont travailler cette nuit et demain a l'aube pour cela

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Bien sur nous allons porter plainte pour vol et destruction,bien sur nous avons appel a tous pour être vigilants et chacun sait qu'il y a des secrets difficiles a tenir et qu'un de ces jours,on finira par savoir qui a demandé a ces voyous de supprimer de la surface de la terre cette insupporatble manifestation

le père noel lui-même m'a assuré qu'il allait mettre en place une surveillance discrète !

Pour ma part ,je suis convaincu que cette manifestation bénéficie a toutes celels qui se déroulent autour car elle draine beaucoup de monde sur nortre secteur,il n'est qu'a voir le succès des marchés de noel en alsace où l'on va de village en village,chacun develloppant sa personnalité

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:52

J'ai déja du vous écrire que j'étais "fondu" de créches,(certains diront fondu tout court),lorsque je voyage ,cela fait partie de mes achats prioritaires que j'aime ramener dans ma besace.Emotion dans la jungle birmane de croiser cette ultra minorité catholique et d'en rapporter une créche naive ou la crèche mexicaine faite par les indiens en feuilles de mais histoire de faire plaisir  aux jesuites et de pouvoir continuer a honorer le dieu mais.

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Une photo prise tout a l'heure pendant  le déballage de ma montagne de créches,

Plus de 180 seront exposées,une bonne vingtaine provient de personnes qui nous les prête,cette année,une nouvelle variante a ma folie,des timbres sur le théme de la crèche et de la nativité...

Un jour que j'installais une créche dans un de nos magasins,un salarié de confession israelite m'a dit fermement qu'il fallait respecter les croyances de chacun...

je lui ai répondu : marie et joseph étaient juifs,nest ce pas ?,jésus était donc juif ?,il a même été rabbin..alors la crèche ,c'est la naissance d'un petit juif en errance...

l'idée lui a bien plu au point qu'il est allé acheter une ...créche

je promets que cette histoire est vraie

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:23

Il y a des actes et des méthodes qui parlent plus que tous les longs discours,a janvry ,pour préparer le marché de noel,il y a plein de gens ,plein de bonnes volontés ,de droitre ,de gauche et de travers,il y a 70 000 personnes qui le fréquentent ,a peu près pour les mêmes raisons que les bénévoles qui y participent

Il y a la petite équipe qui se "tape" l'affichage" et les militants politiques savent que c'est du boulot,alors, bien sur, quand ils voient certaines municipalités arracher les panneaux ,alors que nous avons les autorisations cela les dégoute sur les motivations qui conduisent certains a se comporter comme cela,

quand ils trouvent leurs panneaux recouverts par d'autres ,ils se disent que si c'est cela la conception et le respect de l'autre qu'a ce canidat ,cela veut tout dire

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Belle exemple d'idée que l'on veut imposer par tous les moyens et hors de tout respect,si j'étais prétentieux ,je pourrais penser qu'ils croient s'attaquer au marché de noel de christian schoettl,car ils sont incapables de comprendre le collectif,en fait, ils s'attaquent au marché de noel de janvry qui est le fruit de tous les bénévoles et des milliers de gens qui y trouvent du bonheur,c'est une notion immense et formidable qui les dépasse.

ils sont sales,fascistes,et médiocres

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 21:21

 

nous pouvons ne pas partager les mêmes idées,je suis moi-même réfractaire a tout embrigadement,et formidablement attentif aux mots.Dans quelques mois,les francais vont trancher,onsait les risques que nous courons ,de l'attirance morbide pour le chaos qu'il vioenne de melenchon ou de marine lepen.L'humanisme a un défaut,il n'est pas comme la politique un moteur de conquête du pouvoir,peut être là réside la "faiblesse" de la voie centriste.Faut il absolument que la gestion de la cité soit confiée a des "guerriers" haineux et prêts a tout ? Il faut des hommes profondément ancrés dans la terre,celel de notre pays,celle de nos convictions pour ne pas craindre de tomber en regardant vers le ciel.

Hervé Morin n'est peut être pas l'homme providentiel,mais je crois qu'il faut cesser de chercher celui-là,pour ma ^part,je considére qu'il amène un bon sens que les passions,et les agences de communications  avaient tenté de nous faire oublier.Bonne lecture de ce discours prononcé a la cloture de nos travaux,discours que je n'ai pas pu entendre pour cause de cheval échappé a janvry !

 

Chers amis,

Merci de votre présence, merci de votre amitié, merci de votre soutien.

Alors pour commencer un immense merci à Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier pour le travail titanesque qu’ils ont réalisé. Merci aussi à François Xavier Priollaud, qui non seulement gère le parti, organise la campagne, répond aux sollicitations des fédérations, et a été la cheville ouvrière de ce document.

Merci pour la méthode utilisée.

Et je vous le garantis ce ne fut pas un travail en chambre, mais ce projet est le fruit d’un vrai travail d’équipe au niveau national, mais aussi dans chaque fédération.

Tout ce qui pouvait être fait a été fait. Des réunions d’experts, des débats, des retours de terrain auprès des militants, dix conventions thématiques avec des centaines de participants, les contributions des fédérations, mon tour de France depuis un an.

Et Dieu sait si tout ce travail était difficile. C’est facile de s’indigner, c’est plus dur de proposer.

Je sais toutes les idées que vous avez éliminées ! Je sais tous les projets que vous avez écartés ! Je sais toutes les promesses que vous n’avez pas voulu faire. Vous avez eu raison.

Le Nouveau Centre, ce n’est pas le Parti Socialiste, nous ne sommes pas dans le rêve, nous sommes dans la vérité. La campagne électorale de 2012, vous pouvez en être sûr ce ne sera pas Hollande au pays des merveilles.

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Certains m’ont même dit, un projet, est-ce-que cela vaut la peine d’en faire un avec la situation financière qui est la nôtre ?

Pardon, mais c’est tout sauf une question stupide. Dans une famille, quand les découverts s’accumulent, quand les fins de mois deviennent impossibles, le seul projet c’est de regarder tout ce qu’on peut couper comme dépenses ou récupérer comme recettes. Ce n’est pas de tirer des plans sur la comète.

D’autres m’ont dit. Un projet pour cinq ans est-ce que c’est bien sérieux alors que l’Europe, la France, les entreprises, les ménages vivent dans l’incertitude totale du lendemain. On voit très bien que la contagion de la crise grecque à l’Italie, la perte du triple A français, ou la faillite du système bancaire provoquerait l’effondrement de toutes nos certitudes et très probablement de pans entiers de l’organisation de notre pays.

Et pourtant je vais vous dire, oui il fallait faire un projet, oui il faut regarder vers l’avenir.

Soyez rassurés, on ne fera pas l’impasse sur notre situation financière, sous prétexte que c’est une campagne présidentielle. Celui qui essaiera, je lui souhaite bien du plaisir.

Les Français ne sont pas idiots, ils voient bien ce qui se passe autour d’eux. En Italie, en Grèce. Au Portugal. Ils voient bien ce qui se passe près de chez eux, chez Sea France, chez Findus, chez Paru Vendu, chez Peugeot. Ils voient bien les salaires diminués, les emplois supprimés, les impôts augmentés. Et je crois qu’ils sont aujourd’hui majoritairement convaincus que trente ans de facilité budgétaire de gauche et de droite nous ont conduits au bord du gouffre.

François Hollande, sa proposition sur les 60 000 enseignants, je peux vous dire il va la traîner comme un boulet toute sa campagne. C’est tout dire, même les enseignants, ils n’ont pas compris comment il avait pu dire ça.

Pardon pour cette digression mais arrêtons-nous un seul instant sur l’une de nos priorités politiques, c'est-à-dire l’éducation. Qui peut croire qu’il suffit d’injecter 60 000 enseignants dans le système pour qu’ils permettent comme par magie de mettre fin à ce suicide collectif que représentent ces vingt pour cent d’enfants ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter à l’arrivée en sixième. On a doublé les crédits par élève en trente ans et pourtant chaque année l’écart se creuse un peu plus entre enfants de milieux culturels favorisés et enfants issus des familles les plus défavorisées. Deux cent mille jeunes sans diplôme, deux cent mille jeunes sur le chemin de l’exclusion et de la précarité, deux cent mille jeunes au tapis, voilà le triste bilan d’un système qui rend malheureux les élèves, malheureux les enseignants et malheureux les parents.

Et vous croyez qu’avec cette situation-là, il suffit de créer soixante mille postes !

Et il y a d’ailleurs un coté méprisant parce que c’est tellement facile de dire « je vous file soixante mille postes et vous me foutez la paix, et surtout vous n’oubliez pas de voter pour moi ».

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Et bien oui, sur l’éducation il faut des idées neuves pour que les jeunes de la zone urbaine sensible de Metz, les enfants de mon village d’Epaignes et les élèves du septième arrondissement de Paris puissent avoir autant que possible la même chance de réussir et de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Et cela passe pour moi par une révolution copernicienne qui accorde l’autonomie aux établissements comme on l’a fait pour les universités afin d’adapter le programme, la pédagogie, l’accompagnement tant des enfants que des familles à la situation de chaque public scolaire.

Un contrat entre chaque école et le rectorat, une évaluation annuelle avec un objectif : cent pout cent des jeunes sachant lire, écrire et compter à l’entrée en sixième. Oui, Monsieur Hollande il y a besoin d’argent pour l’éducation. Mais pas n’importe comment.

La deuxième révolution éducative inscrite dans notre projet c’est la modification en profondeur de nos rythmes scolaires. C’est une année scolaire plus longue, des journées moins chargées et des programmes allégés. On en est arrivé à un système où l’obsession de l’enseignant c’est de finir le programme alors que sa seule mission devrait être de faire réussir l’élève. C’est pourquoi nous proposons d’allonger le calendrier scolaire et de réserver intégralement l’après-midi aux pratiques culturelles, artistiques et sportives ainsi qu’au soutien individualisé. Oui, je revendique une large place à la culture et à l’art dans nos écoles comme moteur de confiance, comme facteur d’énergie individuelle et collective, comme moteur d’innovation, comme outil de cohésion sociale, comme moyen de donner du sens.

Je ferme la parenthèse et je reviens sur la situation financière de notre pays.

Charles de Courson proposait de résumer la lutte pour la restauration de notre équilibre budgétaire par la formule de société du désendettement.

C’est la belle idée d’une société durable, une société qui invente un modèle de croissance plus efficace, plus juste et en même temps plus économe en argent public et en biens publics.

Oui, il faudra réduire la dépense publique. J’ai montré au ministère de la Défense qu’en regroupant, en mutualisant, en professionnalisant certaines fonctions on pouvait effectuer des centaines de millions d’euros d’économie sans renoncer à l’ambition.

Oui on peut réduire la dépense publique, oui il reste de vraies marges d’économie notamment dans les collectivités locales et sur les dépenses de sécurité sociale.

Par exemple est-il normal que quel que soit votre niveau de revenu vous vous fassiez rembourser au premier euro vos dépenses de santé. Je défendrai l’idée d’une franchise proportionnelle au revenu pour le remboursement des dépenses de santé.

Compte tenu des hypothèses de croissance, le retour à l’équilibre budgétaire passera nécessairement aussi par des hausses d’impôts, et je dis à la majorité, pas des hausses d’impôts qui relèvent du colmatage ou du bricolage, mais des hausses d’impôts

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correspondant à un double principe : faire évoluer notre fiscalité pour la rendre plus efficace économiquement, c’est à dire frappant moins la production et les salariés et plus la consommation,

et une politique fiscale juste, qui demande plus d’efforts à ceux qui gagnent le plus.

Mais la réduction de la dépense et la hausse des impôts ont une limite.

La réduction de la dépense par ce que c’est un long chemin qui produit des effets sur le long terme, et surtout parce que la demande de service public est immense et qu’elle est déjà mal satisfaite.

Dans les zones rurales, les services publics ont déserté, et dans les quartiers nord de Marseille, c’est tout simplement la République qui a disparu : plus de commissariats, une école qui a démissionné, des terrains vagues et trente minutes pour accéder à un bureau de poste.

La hausse des impôts a aussi ses limites lorsqu’on est dans le pays d’Europe ou les prélèvements obligatoires sont les plus élevés.

Moi je vous propose une troisième voie alternative à la baisse de la dépense publique et à la hausse des impôts.

Cette troisième voie c’est celle de l’effort, de l’effort partagé, de la lucidité. Cet effort, il a un nom : la semaine de 37 heures.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, compte tenu de la gravité de la situation budgétaire, de la dégradation de notre économie, du chômage de plus en plus élevé, les Français sont prêts à accepter un discours qui, reprenant celui de Kennedy, leur dirait : « ne demandez pas ce que la France peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour la France ».

Mer chers amis, plutôt que l’effilochage continu de notre trame publique, plutôt que l’atteinte permanente au pouvoir d’achat par les hausses d’impôts, je propose aux français de nous retrousser les manches et comme les Allemands l’ont fait au début des années 2000 de travailler deux heures de plus par semaine, tous ensemble, fonctionnaires comme salariés du secteur privé. 2 heures par semaine : est-ce si insurmontable ? Est-ce si insupportable ? Je ne le crois pas.

Vous voyez, j’en suis arrivé là parce que je me suis dit qu’un peuple, qui dans toute son histoire a su relever des situations tellement plus difficiles que celle-là, est capable de relever ce défi.

Quand on a été effondré physiquement, moralement, matériellement en 1945, et que l’on a été capable de devenir la troisième puissance économique du monde trente ans plus tard, on doit être capable de bosser deux heures de plus par semaine pour tirer son pays de l’ornière dans lequel il est tombé.

Mes chers amis, cela impose une chose : que l’exemple soit donné aussi par le sommet.

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Les Français n’accepteront pas l’effort si le fonctionnement de l’Etat ne devient pas sobre et irréprochable. J’ai déjà longuement développé l’idée d’un Etat sobre.

Sobre dans le comportement, sobre dans le discours, sobre dans l’exercice du pouvoir. Et je suis heureux que notre projet en fasse une de ces priorités avec plusieurs propositions applicables sans délais.

Et cette République irréprochable qui fait partie des échecs de ce quinquennat, ou tout du moins pendant les 4 premières années, doit reposer sur des règles extrêmement strictes pour protéger la sphère publique du conflit d’intérêt avec le privé, mettre la presse à l’abri de sociétés qui ont des intérêt directs avec l’Etat, et prévoir un régime de sanctions extrêmement simple : tout homme public ayant été condamné à un délit politico-financier doit être inéligible à vie.

Tout ça pour dire que notre projet, il n’est pas un exercice purement technique, mais il est d’abord le miroir de notre conception de l’homme, de notre idéal démocratique et de notre vision de la société. Une économie au service des hommes. Les intérêts particuliers au service de l’intérêt général. Et l’Europe bien sûr, comme destin.

Pendant des siècles nous nous sommes rassemblés autour de ces valeurs.

Certains m’objecteront que nous avons changé de siècle, que le monde change comme jamais.

Oui, c’est vrai, le monde change, et il nous faut des idées neuves, mais les valeurs auxquelles nous croyons sont éternelles.

Moi je pense que justement c’est lorsque tout chavire, quand tout semble fragile, quand tout semble instable, qu’il faut réaffirmer, avec plus de forces que d’habitude, notre projet de société, nos convictions premières, nos racines les plus profondes.

Et permettez-moi de dire que dans ce monde qui est en train de basculer des rives de l’Atlantique vers les rives du Pacifique, dans ce monde inexorablement ouvert, la réponse ne sera ni la démondialisation, ni le protectionnisme, mais une nouvelle politique économique et fiscale fondée sur un principe simple : ne plus construire notre croissance sur la consommation financée à crédit dont on voit bien les limites, mais sur une croissance portée par l’appareil productif.

Et donc en concentrant notre politique sur les PME, l’artisanat, le commerce, on ne s’adresse pas aux patrons comme certains le caricaturent pour nous dénigrer, mais aux ouvriers, aux ingénieurs, aux techniciens qui chaque jour font tourner l’entreprise France

L’entreprise, et en particulier la PME, c’est un sujet qui me touche particulièrement. Comme vous le savez, la PME, c’est mon enfance, c’est mon père, c’est presque j’ai envie de vous dire une part de moi-même.

Avec mon père qui a commencé maçon à 15 ans avec son seul certificat d’études pour ensuite monter sa boîte de bâtiment, j’ai tout connu, les périodes fastes pendant les 30 glorieuses comme les heures les plus sombres au moment des années Mitterrand.

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Et je le vois bien quand je sillonne la France on me pose les mêmes questions : les charges trop élevées, les complications administratives, la formation des jeunes, les contentieux, les banques qui traînent les pieds, etc…

En tous cas, moi je voudrais vraiment que le Nouveau Centre dans la prochaine campagne soit le parti des PME, de leurs patrons comme de leurs salariés.

Je n’ai rien contre les grands groupes au contraire. Mais ils ont moins besoin de nous. Xavier Darcos disait souvent « les bons élèves, ils n’ont pas besoin du ministre » ; et bien les grandes entreprises, c’est pareil. En revanche, les PME, les TPE, elles ont besoin des politiques, et les politiques, ils ont aussi besoin d’elles.

Et si nos déficits commerciaux sont là où ils en sont, et si notre croissance est là où elle en est, c’est très largement parce que nos PME on ne les a pas considérées comme on aurait dû.

Et pourtant on ne parle pas d’un sujet mineur. 70 % des emplois, 60 % de la TVA, ce n’est pas rien. Et les ¾ des TPE et PME situées dans des communes de moins de 100 habitants !

Mais nous en France on continue à avoir l’obsession des très grandes entreprises.

C’est frappant quand on est ministre d’un ministère très exportateur comme la Défense. On voit nos grands groupes remporter des beaux marchés, on les soutient, on défend leur cause. On a l’impression du coup que, dans le pays où on va, on doit faire un malheur au niveau exportation.

Alors on pose la question et on vous dit « ah non vous n’êtes pas les premiers, il y a les Allemands », « alors on vient juste après ?», on vous répond, « ah non il y a les Italiens devant vous », et là on commence à avoir un sourire crispé parce qu’on se dit, mais elles sont où les boîtes italiennes, on devrait les connaître ? Et alors l’ambassadeur ou le chef de la mission économique vous dit : « les Allemands, les Italiens, ce sont des dizaines de PME, souvent de taille intermédiaire parfois toutes petites qui ramassent des dizaines de marchés».

Mes Chers amis,

Le décrochage de l’économie française ne s’explique pas seulement par la montée en puissance des émergents, Chine ou Inde : les parts de marché de la France régressent aussi au sein de la zone euro.

Notre déficit commercial atteint des sommets, avec l’Allemagne bien sûr – 13 milliards, mais aussi avec l’Italie ou les Pays-Bas, 7 milliards avec la Belgique, 500 millions, avec la Suède – C’est bien simple, à part le Royaume-Uni et la Grèce, nous sommes en déficit avec quasiment tous les pays importants de la zone euro.

C’est pourquoi M. Montebourg, M. Mélenchon, Mme Le Pen, la question ça n’est pas les herses et les barricades du protectionnisme ou la sortie de la zone Euro, la question c’est comment être compétitif au sein de l’Union Européenne face à des pays ayant les mêmes niveaux de salaires et de protection sociale que nous.

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Premier levier à mon avis essentiel, nous devons donner aux PME les moyens de leur développement, avec par exemple un mécanisme fiscal d’investissement très puissant comme peuvent en avoir deux très grands pays d’innovation comme l’Allemagne ou Israël.

Deuxième levier de cette reconquête, le défi de la protection réciproque du patron et du salarié. C’est l’idée du contrat de travail unique à droits progressifs, un contrat qui efface la barrière si pénalisante entre CDD et CDI. Oui, nous avons tellement rigidifié le droit du travail que nous sommes arrivés au résultat inverse de celui que nous recherchions, la précarisation de plus en plus forte du salarié français au lieu de sa protection et sans pour autant lever les freins à l’embauche.

Vous vous rendez compte, 80% des déclarations uniques d’embauche sont des CDD de moins d’un mois. Et encore, au mieux des CDD, car combien d’artisans n’embauchent tout simplement pas, ne voyant pas comment ils pourraient gérer un éventuel licenciement dans l’hypothèse d’un carnet de commandes un peu moins bon.

C’est pourquoi moi en matière de contrat de travail, notre idée est de remplacer un système où tout le monde est perdant par un système où tout le monde est gagnant.

Troisième levier de croissance pour nos entreprises, la stabilité juridique.

Dans mon Tour de France, j’ai dû entendre des dizaines de fois de la part des chefs d’entreprise comme d’ailleurs des acteurs du champ social ou de la réinsertion, cette critique sur ces lois et ces textes qui changent tous les jours.

La stabilité législative et règlementaire doit reposer sur un engagement simple: quand la loi a été changée une fois, elle ne le sera plus jusqu’à la fin de la législature.

4e levier, le poids des charges sociales est anormalement élevé en France – 20% d’écart avec l’Allemagne. Il bride la compétitivité de nos entreprises, empêche l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et nuit à la création d’emplois.

Alors, basculons la totalité des cotisations familiales sur la TVA et procédons dans un Grenelle de la fiscalité à un partage entre augmentation les salaires et amélioration de la compétitivité des entreprises.

Pour finir sur le projet, un petit mot sur l’Europe si vous le permettez mais un mot important, « fédéralisme ».

C’est drôle ce mot. On le dénigrait. On le méprisait. On le trouvait ridicule. Nous centristes, nous en étions réduits à le murmurer, à le chuchoter.

Un mot oublié et soudain un mot qui renaît.

Oui, il s’est passé quelque chose d’important à Leipzig cette semaine lors du Congrès de la CDU. « L'heure est venue pour une percée vers une nouvelle Europe », a dit Madame Merkel. «L’Europe n’est pas achevée, il faut développer les structures de l’Union, et ça veut dire plus d’Europe», a-t-elle dit ensuite.

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Ces paroles, je vais vous dire, j’aurais voulu les entendre aussi à Paris. M. le Président de la République, que répondez-vous à Mme Merkel ? Monsieur le Président de l’UMP, répondrez- vous à cet appel de Leipzig, si seulement vous l’avez entendu, tout occupé que vous étiez à promettre des représailles aux députés du Nouveau Centre.

En tous cas, nous au Nouveau Centre, nous répondrons à l’appel de Leipzig, nous dirons à nos amis de la CDU que leur vision est aussi la nôtre et que leur chemin est aussi le nôtre.

Nous leur dirons que nous sommes prêts pour un nouveau traité qui fera de l’Europe non seulement une puissance mais aussi un exemple.

Nous leur dirons que nous sommes prêts à coopérer et à partager non seulement sur notre budget, notre fiscalité mais aussi sur notre énergie, sur notre défense, sur notre politique étrangère, et sur de grandes questions communes, comme la recherche ou la biodiversité.

Voici l’Europe fédérale que nous voulons. Le temps est venu de passer des discours aux actes car rien ne serait pire que de ne pas profiter de la fenêtre historique qui s’ouvre devant nous.

Mes Chers amis,

Le Président de la République élu en Mai prochain devra dès le lendemain de son élection se rendre à Berlin pour dire aux Allemands qu’il est prêt à s’engager dans une intégration politique et économique poussée car si au sein de la zone Euro nous n’allons pas vers le fédéralisme, l’Euro et l’essentiel de la construction européenne sombrera.

Voilà, maintenant pour conclure, je vais vous poser une question toute simple. Votre travail, votre projet, vos propositions, que voulez-vous en faire ?

Voulez-vous comme certains le suggèrent que j’aille le porter, dès la première heure, au petit matin, rue de la Boétie, au siège de l’UMP ?

Voulez-vous que je frappe à la porte du bureau de son secrétaire général, que j’entre et que je lui dise, « tiens Jean-François, voici le projet du Nouveau Centre, nos militants et nos élus y ont mis tout leur coeur, toute leur intelligence, est-ce que tu peux-maintenant le remettre à votre candidat ?

Vous souriez mais ce que je décris, c’est exactement ce que réclament certains d’entre nous.

Ce scenario il a nom, le renoncement. Et d’ailleurs je vous le demande : qu’est-ce que vous faites là un dimanche matin, venus de toute la France ?

Ouvrez la porte. Rentrez chez vous. Passez par le siège de la fédération Nouveau Centre, fermez la lumière, coupez le chauffage et mettez la clé sous le paillasson.

Certains me disent, « il faut peser a priori ». Peser a priori, en politique ça n’existe pas. La politique c’est d’abord un rapport de forces au service de ses convictions. Et ce rapport de forces il n’existe pas quand dès le mois de novembre on annonce qu’on soutiendra Nicolas Sarkozy au premier tour.

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Qu’on le fasse à titre individuel pourquoi pas, chacun est libre ? Mais qu’on en fasse une stratégie collective, c’est accepter d’être immédiatement dissous.

Et d’ailleurs, croyez- vous un seul instant qu’il y aurait aujourd’hui des medias dans la salle si nous avions d’ores et déjà indiqué que Nicolas Sarkozy était notre candidat de premier tour. Personne ne s’intéresserait à ce que nous pourrions dire puisque nous ne le portons pas.

On ferait trois lignes dans les journaux, et d’ailleurs, je le dis à mes amis qui me veulent du bien, quel autre message politique de leur part a été retenu par la presse à l’exception de ceux concernant ma candidature. Quand je disparaitrai, je les invite à en trouver très vite un autre pour exister médiatiquement.

D’autres me disent il faut négocier sans tarder ton retrait contre notre investiture et des circonscriptions supplémentaires pour sauver le groupe à l’Assemblée Nationale.

Mais, mes chers amis, qui peut croire que nous aurons, la légitimité politique de revendiquer 20 ou 30 circonscriptions nouvelles, bénéficiant bien entendu de l’investiture commune du Nouveau centre et de l’UMP, si nous ne démontrons pas, avant, que nous représentons une voix, une force et une espérance, soutenus par des français.

Vous croyez que cela se passe comme ça ?

Le secrétaire général de l’UMP a d’ailleurs tellement de respect pour nous, il nous considère tellement, que d’ores et déjà il est dans le registre de l’intimidation. Et d’ailleurs, si on cède à cette intimidation au mois de novembre, c’est que l'on a décidé de se faire piétiner quand quelques mois.

Je dis à ceux-là : imaginons que ce soir, j’aille sur le plateau du 20 h de TF1 sans avoir prévenu personne, et que j’annonce que je n’irai pas plus loin.

Je vous laisse deviner le sort que réserveraient nos amis de l’UMP à notre demande des 20 ou 30 circonscriptions supplémentaires en février ou mars au moment des négociations. Quelle capacité de négociation incroyable, nous aurons entre les mains !

Bien entendu aucune !...

… A moins de considérer que notre parti a vocation à être seulement un club d’élus locaux et nationaux, comme peut l’être le Parti radical de gauche.

Mais ne demandez plus alors aux militants de s’engager, d’être présents aux universités d’été, aux conseils nationaux, aux conventions et aux congres !

On me dit aussi, Hervé, ta candidature menace l’existence de notre parti ! Tu te rends compte, tu es à un pour cent dans les sondages. Si ta candidature ne décolle pas c’est une catastrophe pour toi et surtout pour le parti. Je sais qu’une campagne présidentielle, c’est difficile. J’en ai mené 2 aux côtés de François Bayrou dans des contextes assez similaires. Pour autant, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut renoncer. J’ai appris une chose de ma mère : elle n’était pas allée au-delà de l’école primaire, était d’une constitution fragile,

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mais elle m’a appris une chose : c’est que la volonté, la détermination et la ténacité finissaient toujours par être reconnu.

Je vous le dis, si nous abandonnons tout de suite, c’est que nous avons décidé de ne pas être des acteurs mais des spectateurs des débats politiques de 2012.

Qui peut penser un seul instant que l’armada UMP a besoin de nous pour mener la campagne électorale ? Dans le meilleur cas nous serons un alibi, une simple petite teinture centriste. En clair, renoncer maintenant, c’est décider de disparaitre, sans fleurs ni couronnes.

Et je vous le dis encore plus directement. Nous n’avons pas fait tout cela depuis 2007 pour en arriver là. Partis de rien, construisant brique après brique un parti.

Pardon d’être immodeste, mais je pense que je ne me suis pas beaucoup trompé. Et encore dernièrement, lorsque dans l’enthousiasme que certains mettaient à rejoindre Jean Louis Borloo, sans arrière-pensées bien entendu… et avant même la décision de notre parti, et que je demandais simplement un peu de prudence, de retenue et de recul pour tester la solidité de cette candidature, on me racontait que je n’avais rien compris. On a vu !

Non, mes chers amis, nous n’avons pas construit tout cela pour devenir des supplétifs de la majorité sous le regard amusé d’un François Bayrou, apparaissant comme le seul détenteur du message centriste.

Je n’ose d’ailleurs même pas imaginer le sort qui pourrait nous être fait dans cette hypothèse.

Et bien moi, je ne ferai pas partie de ceux qui écriront cette histoire-là. A ce compte, il vaut mieux rejoindre nos amis centristes de l’UMP, puisque c’est à peu près la même chose qu’on vous propose, et on voit bien à quel point ils ont pesé dans la majorité ces cinq dernières années.

Notre projet, il est ce que nous sommes, il est ce que nous voulons. Oui tout donner au présent, ne pas calculer, c’est le pacte que je vous propose.

Pour cela, j’ai besoin de vous. J’ai besoin de vos mains, j’ai besoin de votre énergie, j’ai besoin de vos coeurs, j’ai besoin de votre engagement.

Merci à tous et vivement dimanche prochain.

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