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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:58

Avant que la réforme des collectivités locales ne soit votée,j'avais pris mon baton de pelerin et organisé quelques réunions avec les élus départementaux pour leur témoigner de mon inquiétude.

je m'en étais ouvert a nathalie Kociuisko-morizet et a Laurent Beteille,en vain ,pouir toute réponse ,l'union des maires avait fait venir la gross berta,balla dur si je ne me trompe,l'homme qui rêve de faire fusionner toutes les communes pour n'en voir qu'une seule par canton.

Les parlementaires ont voté et la machine est en marche,si nos concitoyens se désinterressent des élections cantonales,la réforme des collectivités est un principe qu'ils ignorent et ne savent même pas que les structures publiques auquelles ils sont les plus attachés vont être bouleversées.

En fait,nos concitoyens et les élus locaux sont exclus et dépossédés du débat,seule une comission de coopération intercommunale constituée de 44 élus sur les presque 6000 que compte le département.Ce chiffre restreint conduit certains élus faisant partie des happy few a faire le paon,en fait,c'est la modestie qui devrait primer car cette comission n'aura que peu de latitudes.

le mode de concertation étant réduit a minima,il faut absolument que ,nous autres membres de cette comission nous nous transforminons en courroie de transmission pour les élus qui n'y sont pas et pour informer les citoyens qui sont exclus et qui n'auront aucune occasion de donner leur avis.

Il est étrange qu'un tel bouleversement n'appele pas la moindre enquête publique,alors qu'un déclassement de chemin communal 

ou un shéma de cohérence territorial impose obligatoirement bien des formes de dialogues et de prise d'avis.

ci dessous le courrier que je viens d'adresser aux maires du département :

Cher Collègue,

 Le réforme des collectivités locales votée par le parlement, risque de profondément modifier le paysage de notre département et mettre en péril, si l’on n’y prend pas garde, la proximité démocratique que constitue le rôle des conseils municipaux, voir leur existence même.

 Une commission de coopération intercommunale va être mise en place, qui aura peu de pouvoirs mais qui a, au moins, le mérite d’exister.

 Sa composition a donné lieu à quelques polémiques et bon nombre d’élus ont voulu quantifier dans sa représentation le nombre d’élus par intercommunalité.

 Pour ma part, membre de cette commission, je suis convaincu que nous serons un certain nombre à travailler dans l’intérêt de l’ensemble des communes et je ne me considère pas dans le rôle réducteur du représentant d’un territoire précis de l’Essonne.

Je me tiens donc à disposition de chacun, qui, absent de cette commission, aurait la nécessité d’y trouver un relais.

 Ce qui m’importe, c’est que les 560 000 conseillers municipaux de ce pays qui constituent un maillage formidable, une expression quotidienne d’une république et d’une démocratie vivante et sur le terrain, que ces 560 000 conseillers municipaux conservent toutes les raisons de continuer de se réunir et de travailler au service de nos concitoyens.

 En un mot, des intercommunalités inhumaines, à des années lumières de nos concitoyens qui s’érigeraient en donneurs d’ordres pour nos communes, seraient une catastrophe et un danger qu’il faut combattre.

 C’est pourquoi, ce schéma de l’intercommunalité, d’où sont exclus les citoyens, les conseils municipaux et la plupart des élus, m’inquiète et je crois vital que les membres de la commission de coopération intercommunale ne soient pas flattés de siéger mais se considèrent comme des courroies de transmission de ce que vous voudrez bien exprimer comme opinion.

C’est pourquoi je me tiens à votre entière disposition et suis certain que cette méthode emportera l’adhésion d’un certain nombre de membres de cette commission.

A votre disposition pour une coopération qui peut prendre la forme que vous souhaiterez.



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commentaires

Lambda 19/03/2011 08:59


Oui, c'est étonnant que les citoyens usagers en soient exclus à l'heure ou l'on cherche à les mobiliser