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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 10:29

Laurent Fabius disait de Lepen qu’il posait les bonnes questions, mais apportait de mauvaises réponses, je ne suis pas sur que c’était toujours de « bonnes » questions.

.J’ai la sensation que la conjonction : baisse de popularité du président/vide sidéral d’idées au parti socialiste /échéance présidentielle qui arrive, aboutit a faire surgir au gré des faits divers, de nouveau, de « bonnes » questions auxquelles nous n’avons pas répondu et qui sont exploitées de manière malsaine.

A propos de la déchéance de nationalité, comment aborder cela sans passion ?

La caricature de ce polygame, peut être violenteur de femme, avec une vrai sale gueule,en tenue « traditionnelle » est ravageuse…

 Comment un bon nombre de français pourraient ils penser que cet individu n’a qu’une obsession, c’est celle de participer a la vie de la nation en faisant vivre nos valeurs républicaines  avec une volonté  farouche d’intégration ?

Cet hommefrôle tellement la caricature que cela ressemblerait a la propagande des années noires,si,en plus,il n’avait pas ce sourire satisfait de ceux qui connaissent les » faiblesses »  du système.

Comment ne pas mesurer l’effet dévastateur de l’amalgame qui peut être fait avec tous les autres ,ceux pour qui la terre des droits de l’homme représente quelque chose,tous ceux qui veulent participer a la paix républicaine.

C’est au nom de tous ceux  « venus d’ailleurs » qui, aujourd’hui et hier, ont contribué a faire de notre pays, une nation a part,créative,vivante,brouillonne,généreuse,libre et dont nous sommes légitimement fiers que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser ce débat a d’autres.

Je l’ai déjà écrit, ma mère a obtenu la nationalité française et ce pays incroyable l’a  accueilli et lui a même permis d’être élue comme maire de sa commune,peu de nations permettent un tel parcours aux migrants.

A contrario ma tante, possède une double nationalité britannique et mexicaine, c’est pour moi une curiosité, peut on être un pied dans chaque nation ? A moins que l’on soit de la nationalité qui nous arrange suivant les circonstances et c’est le propos de ce post.

Je ne sais plus qui a dit « ne vous interrogez pas sur ce que peut faire votre pays pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays »c’est forcément un américain..

N’est-ce pas  la meilleure définition de la nationalité ?

Pourquoi demander la nationalité française ?

Il y a d’abord ceux qui sont poursuivis dans leur pays, car ils défendent les mêmes valeurs républicaines  que les notres, pour ceux là, la question ne se pose pas, encore que les plus sincères ne demandent que l’asile politique en attendant de pouvoir reprendre leur place chez eux.

Il y a ceux qui savent que la route du retour est définitivement fermée,que leur propre histoire,la naissance de leurs enfants en France,le temps,, les conduits a prendre racine et a reconstruire leur vie ici,c’est le cas d’un de mes collaborateurs chiliens,embauché au lendemain du putsch contre Allende,évadé des geôles chiliennes,qui,au bout de 25 ans a essayé un retour au pays qui a été un échec et qui considère que ,désormais la France est la terre où il finira ses jours.

De fait, je n’y connais rien mais, instinctivement, je dirais « pourquoi voulez vous être français ? » car nationalité veut dire appartenir a la nation, cela signifie adhérer, respecter,défendre.

Obtenir la nationalité française signifie a mes yeux renoncer a une autre, signifie d’adhérer aux valeurs républicaines de notre constitution,au risque de paraître ringard de partager une langue commune,car en aucun cas,on ne peut considérer notre pays comme un Groupement d’Intérêt Economique où chacun y trouverait un intérêt personnel sans en partager les valeurs,la langue,l’attachement aux droits de l’hommes,ce qui fonde notre pays.

Que penser, dès lors, de quelqu’un qui aurait demandé la nationalité française en sachant qu’il s’exonérera des règles et des valeurs qui ne lui conviennent pas ?

Nos boute-feux ont parlé d’excision,de polygamie,de violences envers les représentants de l’autorité,je dois devenir réactionnaire car cela me semble étroit et besogneux.

Je n’ai jamais obtenu du conseil général de l’Essonne et de sa majorité de gauche de position claire sur un sujet simple : il ne faut pas aider les pays et les gouvernements qui pratiquent la charia,car c’est contraire a toutes nos valeurs.

 Cette position a été impossible a obtenir et les fonds publics continuent a financer au titre de la coopération décentralisée des associations qui soutiennent ouvertement les préceptes de la charia

Je suis pour une période probatoire de dix ans,une sorte de contrat a durée déterminée qui permette d’éprouver la citoyenneté du postulant,aussi sympathiques soient-telles les cérémonies chez monsieur le préfet ne me semblent pas suffisantes.

 

Je l’évoquais a propos de ma tante, mais se pose, aussi, le problème de la double nationalité,avec ces jeunes qui disparaissent un, voir deux ans, pour aller faire leur service militaire dans un autre pays.Il y a un moment où il faut faire des choix et savoir où l’on habite et avec qui l’on veut habiter

 Toute personne qui revendique ses droits et sa nationalité francaise doit en assumer pleinement son apartenance avec ce que cela comporte de valeurs.

Au risque d’exagérer aux yeux de certains,la seule protection sociale ou médicale ne justifie pas à demander la nationalité francaise.

Je persiste et signe en pensant que l’appartenance a la république est a double sens,et que celui qui avait le choix,qui a fait le démarche d’être francais en connaît les tenants et les aboutissants ,les droits et les devoirs. S’il apparaissait que , dès la signature du pacte républicain , il se préparait a le trahir,il me semble juste de le déchéoir d’un honneur qu’il ne méritait pas.

Le drame que nous vivons est bien de focaliser un problème sur quelques individus inexcusables et d’oublier les polonais,les italiens ,les espagnols,les africains du nord qui ont défendu notre pays,construit les routes et les maisons,fait tourner les usines et qui nous ont offert une génération montante tres francaise qui ne souhaite pas être amalgamée avec cette cinquième colonne.

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commentaires

nialad 15/08/2010 00:34


Je comprends que mon propos puisse choquer d'autant que je suis pour la FRATERNITE MULTIRACIALE. Mais trop, c'est trop!
Notre belle devise républicaine est-elle respectée quand on voit les Forces de l'Ordre se faire tirer dessus comme des lapins? Comment tolérer le maintien sur le sol français des auteurs de ces
tirs pour le moins intempestifs? Demandez au policier qui s'est fait "tabasser" aux Tarterets ce qu'il pense de tout cela...

Je tiens à rappeler que mon propos ne concerne que ces seuls individus. A côté de cela, mon Epouse et moi,nous venons en aide autant que nous le pouvons à une jeune Marocaine, Mère de 3enfants qui
a dû divorcer d'un mari Egyptien fainéant comme une couleuvre. Je n'ai pas pour habitude d'étaler mes actions "charitables". Simplement, je souhaite que de mauvaises idées ne me soient pas prêtées.
Aucune race n'est ou toute bonne ou toute mauvaise. A nous de faire le tri....


Francis Panigada 14/08/2010 16:10


"ceux-là il faut les contraindre à rentrer chez eux. Ce n'est d'ailleurs pas une sanction: quand on n'est pas bien quelque part, on s'en va..... Aidons-les!!! "
Excusez moi mais cette proclamation m'effraie,me glace, elle ouvre la voie à tous les dérapages verbaux ou physiques !!!
Si une chose doit pouvoir contraindre ces personnes à partir, c'est la loi et la loi seule, mais une loi qui soit conforme à notre constitution et notre devise républicaine : Liberté, Égalité,
Fraternité...Le reste n'est qu'affrontement stérile et dangereux !


nialad 13/08/2010 13:25


Les Droits de l'Homme commencent par l'obligation des respecter les autres: j'ai le droit d'être respecté, j'ai le droit de me promener dans la rue sans courir le risque d'être agressé. Maintenant,
c'est l'inverse: si je me fais agresser, on dira "Mais qu'est-ce qu'il foutait dans la rue?" Si je me fais insulter: "Y a pas de quoi fouetter un chat!" etc... Alors que l'on refuse aux jeunes
étrangers le droit à bénéficier de la nationalité française après avoir commis des méfaits, je trouve cela tout à fait normal. La Nationalité, elle se mérite. Je ne suis pas un "anti-immigré", loin
de là. Comme chez les Français, il en est de très bien. C'est de ceux là qu'il faut s'occuper. Les autres, qu'ils retournent chez eux puisqu'ils ne sont pas bien en FRANCE. Je ne suis pas LE
PENNISTE, mais j'en ai assez de voir que l'on place toujours en victimes ces agresseurs au faciès plus ou moins coloré. Je suis surpris que la récente mort de ce jeune de 15 ans qui a plongé en
oubliant qu'il ne savait pas nagé n'ait pas donné lieu à des flambées de violence! L'évènement est certes dramatique, mais à qui la faute?
Est-il normal que l'on laisse à ceux qui tirent sur les forces de l'ordre la possibilité de conserver la nationalité française???
La stigmatisation à tout va: certainement pas. Mais il est des situations intolérables: ayons le courage..... de ne pas les tolérer en prenant les mesures adéquates!
Je suis prêt à m'investir pour aider les jeunes de toutes races désireux de progresser à bénéficier de cours de soutien. Mais les fainéants qui vivent d'expédients sur lesquels il est préférable de
ne pas revenir, ceux qui n'ont d'autres activités que de semer le désordre, ceux-là il faut les contraindre à rentrer chez eux. Ce n'est d'ailleurs pas une sanction: quand on n'est pas bien quelque
part, on s'en va..... Aidons-les!!!


Francis Panigada 11/08/2010 12:15


On peut disserter tant qu'on voudra sur la délinquance, l'immigration et sa prétendue corrélation, il reste que les mesures annoncées, en plus d'être iniques, me semblent inutiles et
inefficaces.
A qui voudra t'on faire croire que l'incrimination des parents de jeunes délinquants ou la déchéance de la nationalité résoudra d'une quelconque façon le problème complexe et majeur de ces
quartiers difficiles transformés en ghettos.
Alors pourquoi ces mesures, si ce n'est pour brosser l'opinion dans le sens du poil, flatter les instints xenophobes, rassurer la france qui a peur, montrer sa force, faire le matamore. Ce n'est
pas sérieux...On sort l'artillerie lourde (comme si on chassait le lièvre au bazooka) et pourquoi pas les chars d'assaut dans nos cités!
Non vraiment, au lieu de se complaire dans des effets d'annonce, qui n'ont, en réalité, aucune ambition sinon de ratisser un peu plus d'electorat, que l'on donne simplement les conditions et les
moyens que soient respectées nos lois républicaines, qu'elles soient justement et égalitairement appliquées sans autre arsenal supplémentaire...


claude Meurisset 10/08/2010 13:26


COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE
DES DROITS DE L’HOMME

Communiqué de presse de la CNCDH

La CNCDH a reçu mission de « veiller au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans notre pays, c'est-à-dire des principes de liberté, d’égalité et de fraternité ainsi que
d’égale dignité de la personne humaine qui fondent notre République ».

La CNCDH est très préoccupée par la succession de déclarations officielles de caractère discriminatoire à l’encontre des gens du voyage, des Roms, des « Français d’origine étrangère » ou encore des
mineurs délinquants et de leurs parents. Elle s’inquiète en particulier des mesures annoncées en matière de sécurité et d’immigration qui seraient introduites par le biais d’amendements dans des
textes examinés en septembre, notamment le projet de loi sur la sécurité intérieure (LOPPSI) présenté au Sénat et celui sur l’immigration présenté à l’Assemblée Nationale.

La CNCDH s’est prononcée récemment sur plusieurs réformes en cours, notamment dans son avis du 5 juillet 2010 sur le projet de loi sur l’immigration, l’intégration et la nationalité. La Commission
sera amenée, le moment venu à se prononcer sur les nouveaux textes, tout en déplorant cette méthode d’élaboration de la loi, dans l’urgence et l’improvisation, qui permet de contourner l’avis
préalable du Conseil d’Etat et contribue à l’instabilité de notre droit, notamment, dans le domaine sensible du droit des étrangers.

La CNCDH a déjà rappelé l’importance d’une politique cohérente, stable et lisible dans tous les domaines touchant aux droits de l’homme, et notamment en matière de droit pénal et de droit de la
nationalité, conformément aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux de la France, en tant que «République indivisible, laïque, démocratique et sociale » qui « assure
l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » (art 1er de la Constitution de 1958).

Les déclarations visant en particulier les Roms sont l’occasion pour la CNCDH de rappeler l’étude qu’elle a publiée le 7 février 2008, ainsi que les propositions formulées dans un avis adopté le
même jour. L’étude est consacrée aux discriminations à l’encontre, d’une part, des Gens du voyage et, d’autre part, des Roms migrants, en analysant ces diverses situations au regard des droits
fondamentaux.

Dans le droit fil de son avis du 10 juillet 2010, la CNCDH souligne que l’élargissement des cas dans lesquels une personne serait déchue de sa nationalité introduit une distinction entre les
citoyens, ce qui est contraire au principe d’égalité. Cette mesure resterait par ailleurs purement symbolique. Elle n’aurait de plus aucun effet dissuasif et renforcerait de surcroît l’incertitude
quant à l’appartenance à la nation de ceux qui ont acquis la nationalité française.

Enfin, on ne peut que s’inquiéter de l’annonce de la suppression de l’automaticité de l’acquisition de la nationalité française, à leur majorité, pour des mineurs nés en France qui auraient été
condamnés et de la proposition de loi relative à la responsabilité pénale des parents qui n’auront pas su faire respecter les obligations auxquelles leurs enfants condamnés auront été soumis. Face
à ces déclarations « de guerre nationale contre la délinquance », un renforcement des mesures préventives et éducatives accompagnées de moyens humains et financiers semble plus approprié dans un
Etat de droit, conciliant liberté personnelle et sécurité juridique et récusant toute forme de discrimination individuelle ou collective.

Martine BROUSSE Emmanuel DECAUX
Vice Présidente Vice Président