Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:26

La phrase de ce prêtre parlant du président de la république résonne en moi de façon forte.

Posons comme base de réflexion que  l'on ne parle pas d'un individu lambda (et quand bien même) mais qu'il s'agit du président de la république,déjà, un hebdomadaire cet été,en première page,titrait qu'il était un voyou.

Je vois là un double virage qui mérite que les démocrates s'interrogent,le premier est l'effet du comportement hyperactif, mais surtout d'apparente proximité de Nicolas Sarkosy, qui a désacralisé la fonction,ainsi la presse ou tout citoyen a une approche plus passionnelle qu'avec les présidents précédents

.A propos de la presse,je me souviens d'il  y a un an ,a peine, des procès qui lui étaient faits indiquant qu'il "tenait" la presse,la lecture des journaux  semble contredire cela, mais cela n'est pas l'objet.

Le premier virage est pour moi,l'excès,les déclarations de cet homme d'église,qui est quelqu'un de pondéré,de reconnu, marqueront forcément un tournant dans la vie politique.

,cet excès peut d'ailleurs aller a l'opposé de l'"effet" recherché, si je puis m'exprimer ainsi...De fait ,il témoigne que toute réserve est abolie et que même le porteur d'une religion de pardon,peut publiquement souhaiter la mort de quelqu'un.les passions sont donc lâchées et ,dès lors,on découvrira,je crois,qu'elles n'ont plus de limites.

Ce qui m'importe,c'est l'atteinte a la démocratie ,aux valeurs républicaines,désolé de le dire, mais peu m'importe Nicolas Sarkosy,c'est la fonction et donc notre ordre républicain qui est ébranlé.

Il y aura d'autres présidents et personne ne peut laisser penser que si leur action ne nous plait pas,une bonne petite crise cardiaque fera l'affaire et pourquoi pas une balle ?

Car la crise cardiaque ,c'est une forme de lacheté,on souhaite la mort, mais on aimerait bien que "cela se fasse tout seul"

Je suis de ceux qui disent "pas touche a un policier, ou a un pompier" ce n'est pas pour cela qu'il n'y a pas de pompiers pyromanes condamnables ou pas de flics ripoux qu'il faut poursuivre.L'erreur citoyenne serait de laisser faire l'amalgame et de ne pas préserver la fonction.

La faute grave est l'atteinte a la fonction,il est évident que lorsque Mitterand fait couler le rainbow warrior ,lorsque Beregovoy ou de grosrouvre  se suicident,le président y est pour queque chose ,la sacralisation de la fonction qu'il entretenait n'a pas conduit a cette licence dans les mots et dans les menaces a ce paroxysme.

"j'ai prié pourqu'il meure" résonne a mes oreilles comme la fin d'une époque,comme un autre regard sur nos institutions,comme une barbarie qui répondrait a la barbarie et donc a l'avènement de "mad max".

"j'ai prié pour qu'il meure" résonne comme un blancseing a tous les fragiles,comme une caution morale a tous les détraqués.

la seule arme que chacun posséde et qu'il est invité a porter, est le suffrage universel,celui là chacun doit le dégainer,toute autre méthode ouvre la porte du fascisme.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Un peu d'animal et non d'animosité 25/08/2010 17:50


Pour détendre l'atmosphere, combien y at'il de lamas et de chameau (pas dromadaire) sur Janvry


Christian SCHOETTL 26/08/2010 08:20



3 lamas



Francis Panigada 25/08/2010 16:18


Fraternelle pour moi aussi !


claude Meurisset 25/08/2010 09:59


Postscriptum : Cette controverse est fraternelle


claude Meurisset 25/08/2010 09:37


Je persiste a avoir tord. Evidemment qu'au pays des droits de l'homme ( je suis membre de la Ligue) il n'est pas acceptable de souhaiter la mort de quelqu'un, mais jamais la république n'a été à ce
point de vulgarité. A la guerre l'on prend des coups, mais qui a déclaré la guerre ? Le président n'est déjà plus président mais candidat et pour se faire a ressorti sa vielle méthode de monter le
peuple contre l'élite. Il a fait une grosse erreur de tactique en oubliant l'électorat chrétien qui lui était toujours favorable, mais en cela il prouve qu'il n'aime pas le peuple car il
l'instrumentalise. la majorité actuelle est à des années lumière des " vrais gens". c'est le président qui a déligitimé la fonction comme il l'a fait de la police en en faisant une armée bardée et
casquée et inefficace ( quels résultats à Grenoble ?). cet abbé qui a dérapé mais qui a rendu sa médaille, cette femme qui a refusé sa légion d'Honneur, tous deux s'occupaient de Rom. ils ont dit
non, c'est cela le nom du général de Gaulle, celui de la résistance. En réponse à la misère le porte parole du gouvernement a eu l'outrecuidance de dire que le gouvernement protège ceux qui
souffre. Cela recommencera par ce que ce ne sont pas les gens qui ont dégradé la fonction mais bien le président lui même.


nialad 24/08/2010 22:49


Nous sommes heureux d'apprendre qu'il a DES conseillers! Que serait-ce sans eux???
Je voudrais revenir sur la notion d'Homme et celle de Président. Pour moi, et avant tout, l'Homme reste l'Homme. J'ai été moi-même élu Maire. Etait-ce pour satisfaire une quelconque ambition?
Etait-ce pour avoir une carte de visite faisant mention de cette fonction? Certainement pas. J'avais le sentiment de pouvoir être utile à ma Commune, à "ma Population" au service de laquelle je
m'étais placé. Alors, à l'inverse, "mes Administrés" n'avaient pas à me "cirer les Pompes" en me balançant du "Monsieur le Maire" à tour de bras alors que, avant mon élection, ils m'appelaient par
mon nom (voire par mon prénom). Dans cet esprit, chaque fois que je rencontrais notre Conseiller Général ou notre Député qui s'est illustré de critiquable manière voilà quelques mois!), je les
appelais Mr X ou Mr Y. Je considérais que, tout comme moi, ils étaient avant tout au service de leurs électeurs et non pour satisfaire une quelconque ambition.... du moins, théoriquement. J'ai eu
l'occasion de recevoir Jacques CHIRAC alors qu'il était Premier Ministre et Maire de PARIS. Je lui ai dit: "Bonjour Mr CHIRAC"; lui a cru bon de me répondre par gratifiant "Mon cher Collègue...",
moi qui n'étais Maire que d'une Commune de 350 Habitants! On en rit encore car c'est comme si un Général disait à un Caporal: "Mon cher Collègue...". Je sais que je me fais de douces illusions en
ayant ce sentiment de mise au service des autres. Tant pis si je vexe certaines susceptibilités en appelant par son nom tel ou tel élu au lieu de lui servir du Monsieur le Député ou je ne sais quel
autre titre, y compris celui de Président du Sénat...
Alors si je devais rencontrer Mr SARKOZY (ce qui est peu probable!) je ne lui dirai pas "Mr le Président"! Quand tous ces Elus font les marchés au moment des Campagnes électorales, endroits qu'ils
ne fréquentent qu'en ces occasions, ils se donnent un air faussement familier. Cette familiarité, je la conserve après les élections. Le temps où il fallait faire des courbettes aux Seigneurs et
Rois sont des temps révolus, heureusement!
Pour autant et pour revenir au sujet de ce post, la menace de mort sur la personne du Président ou de qui que ce puisse être est totalement INACCEPTABLE! Que l'on ne manifeste pas de respect
particulier à l'égard de quelqu'un qui ne respecte pas son électorat est une chose. Qu'on souhaite sa mort en est une autre! Mais en aucun cas cette inacceptable menace ne vise une fonction, elle
vise celui qui a demandé à l'assumer, ce qu'il fait de pitoyable manière. Malheureusement, il n'est pas le seul dans ce cas!
Les propos de Mme BOUTIN ne sont pas à analyser: à chaque fois qu'elle parle, c'est pour dire... ce qu'il ne faut pas. C'est une Catho "pure et dure", enfin... dure, peut-être, pure, cela reste à
démontrer. C'est peut-être sa place d'Adjointe à RAMBOUILLET qui veut ça!


s sarkosy, 25/08/2010 07:22



permettez moi d'exprimer mon désaccord qui est fondamental concernant le sujet :si je rencontre président de la république ,je ne rencontre pas nicolas sarkosy,ou alors je suis de son cercle
intime mais dans le cadre de mes fonctions,c'est la fonction qui me conduit a le recevoir.c'est bien ce fonctionnement rspectuexu des institutions qui est mis a mal.a imaginer même que chirac
n'ait pas voulu être ironique.


dans l'opposition au conseil général,je me sus toujpours adréssé a michel berson en le vouvoyant et en l'appelant monsieur le président même si ,hors public,je l'appelais michel et je le tutoies.


c'est une forme de rappel de la légitimioé républicaine et un rappel a incarner la fonction ,plus ou bien ,je vous l'accorde