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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 07:50

c'est en été que l'on prépare l'hiver,nous nous souvenons tous,cette année, des jours et des jours de neige qui n'en finissaient pas.

Dans ces circonstances,nous sommes une poignée a Janvry, a saler,déneiger,sortir les voitures des fossés et chaque matin, c'est vers 6 heures que nous retrouvons derrière la saleuse pour que les gens puissent partir au travail.

Il faut l'avoir fait une fois pour comprendre : derrière la saleuse en plein vent,il fait un froid de gueux,il faut donc un équipement très sérieux.

Quand la saleuse est vide ,il faut la remplir : les sacs de plastiques mouillés/gelés de 25 kg de sel a charger a hauteur d'homme dans le blizzard constituent un vrai bonheur ! Cette année ,c'est ainsi pas loin de 16 tonnes que nous avons charrié avec nos petits bras.:il faut de bons gants et surtout pas des sacs de 50 kg comme cela nous est arrivé une année !

Le salage est essentiel dans les cotes :il faut donc descendre avec le tracteur et la saleuse,puis remonter, parfois plusieurs,fois et ,qui plus est,lorsqu'il s'agit de cotes difficiles : pour cela ,il faut avoir un tracteur capable de remonter une cote enneigée...Ce n'est pas le cas du notre !

dans ces circonstances,c'est a dire tous les matins ,pour les cotes,on attelle la saleuse au tracteur et le tracteur a mon 4X4 !

Après l'année que nous venons de passer,nous nous sommes révoltés et avons décidé d'acquérir un tracteur moins pourri.

Sur nos terres céréalières,lorsque l'on demande un petit tracteur susceptible de passer dans le parc animalier,pas trop large,on vous regarde comme si on était un extra terrestre,dans la course au gigantisme et a la productivité de nos vastes plaines a blé,le moindre engin qui ne ferait pas des centaines de chevaux est regardé comme une tondeuse électrique pour résidences secondaires.

C'est donc entre cigales et lavande que je pense avoir trouvé notre bonheur de cet hiver :

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12-08-10_1504.jpg

C'est accompagné de l'incontournable pierrot,aux ressources et a la gentillesse inépuisables et de mon ami claude-yves  que nous sommes allés voir la chôse.

C'est un vrai spectacle que de voir deux agriculteurs inspecter un tracteur,chacun a son "truc" ,l'expèrience des pépins qu'il a eu.

Avec des questions que je n'aurais pas imaginé : "et pourquoi le moteur  a été repeint ?" et "le siege ,il est d'origine ?".

"pas d'electronique que de la mécanique,c'est bien" "les pneus arrière sont a 30%,tu vas lui en trouver d'autres !"

Après ce langage codé et esotérique,sans jamais me dire oui,il m'a semblé comprendre qu'ils approuvaient ce choix.

Il nous reste plus qu'a remonter cela en Essonne !

Bien sur ,il y aurait la solution de prendre la route,mais nous risquons d'arriver avec les premières neiges !

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commentaires

nialad 15/08/2010 00:23


Il y a effectivement des Agriculteurs qui se font rémunérer. Mais il y en a d'autres, heureusement, qui ont encore le sens du bénévolat.


Lambda 14/08/2010 10:24


ah oui, nous les agriculteurs, on va pouvoir être rémunéré


nialad 13/08/2010 11:23


Eh oui! Ces périodes hivernales m'ont laissé de sacrés souvenirs.... Dans mon Petit Village du Gâtinais, la DDE ne passait que tardivement en cas de neige. Les grands axes avaient la priorité de
leurs interventions, ce qui se comprend. Alors nous, nous nous prenions par la main! Nous nous étions offerts un vieux semoir à engrais en guise de saleuse. Pas de tracteur communal, mais certains
Membres du Conseil étaient agriculteurs.... Alors, après avoir battu le rappel par téléphone, le plus puissant des 3 tracteurs tirait le "traîneau" (chasse-neige), le 2e passait la saleuse de
fortune, le 3e tirait la remorque qui allait nous servir en cours de route à redonner de la matière à la saleuse. On ne voyait jamais autant de petits vieux dans le village que ces jours là où,
rester sur ses jambes, était une épreuve à hauts risques. Heureusement, nous n'eûmes jamais à déplorer la moindre fracture du col du fémur!
La voirie étant dégagée, nous nous rendions ensuite chez nos aînés pour leur frayer des chemins dans cet agglomérat blanc. Et, le soir, mes bras plus habitués à manier des pointes "Bic" que des
pelles, me faisaient "dérouiller". Mais le plaisir du devoir accompli était le meilleur calmant!
Car, c'était cela aussi, la mission du Maire, telle que je la concevais. Les honneurs, pourquoi pas, mais point trop n'en faut! Venir en aide à ses électeurs, ça c'était ma véritable passion....
même dans l'anonymat! Nous devions appartenir à la vieille école, tout comme Christian SCHOETTL, car, il me semble que ces images ont maintenant quelque chose de surranné!


Lambda 13/08/2010 10:58


mais j'y comprends rien, le département il ne s'occuppe pas des routes ?