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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:30

 

Au lendemain d’une élection comme celle que nous venons de vivre, il y a un sentiment, pour certains de désarroi, certains repères ont été décapités, certaines structures n’ont plus vraiment d’existence, pour certains arrive le temps de l’errance ou du découragement.

Et pourtant, comment ne pas saisir cette belle opportunité ?

Si nous devions faire le bilan : la gauche a désormais tous les leviers de commandes. C’est  une situation inédite qui la met en difficulté, d’abord parce qu’elle ne pourra pas s’empêcher d’entretenir un certain mépris et d’écarter ses partenaires qui l’ont fait gagner, le front de gauche et les verts. Ces gens-là ont la rancœur tenace et présenteront l’addition aux élections intermédiaires.

Comment ne pas ensuite penser que le fait de détenir tous les pouvoirs fragilise ?

Je vous assure que si les conflits avec les verts et le front de gauche commencent à apparaître, il est évident que les dissensions internes surgiront rapidement. Refermons ce chapitre, par un début de mandat où l’image de la présidence « normale » est sérieusement écornée, pour assurer qu’en termes d’image lisse, propre et besogneuse, le temps des cerises est déjà passé.

A ceux qui ont le pouvoir de tout décider et de tout faire, la responsabilité de tous les échecs.

Ils porteront la responsabilité de tous les échecs, jusqu’à l’injustice. A bien regarder, l’état de grâce n’a duré que quelques instants et la déception va être proportionnelle à l’espoir et aux promesses générées. Ils seront sanctionnés « cash » par un peuple de gauche qui avait la tentation « Mélenchon » et qui a voté « utile ». Sifflés par nos concitoyens plein d’amertumes, Hollande quittera l’Elysée sous les mêmes sifflets que la rue de Solferino car il n’a pas été élu : c’est Sarkozy qui a été battu et les français.

Ce constat appelle à bâtir une alternance, à la préparer, à la penser. Le bienfait de ce genre d’élections, c’est son aspect « nettoyage à sec » et généralement, elle nous trouve débarrassés de quelques dinosaures qui portaient une culture propre, qui neutralisaient l’arrivée de jeunes pousses et qui n’avaient que d’ambition que pour eux-mêmes.

La chance à saisir, c’est d’avoir tout à reconstruire comme au lendemain d’une guerre ou d’un tsunami avec la certitude que nous avons tout à gagner et qu’ils sont rentrés dans le cercle d’avoir tout à perdre.

A droite, avant même le 6 mai, la course à l’échalote de l’élection présidentielle 2017 a déjà fait ses ravages, nous observons la matérialisation à l’UMP de ce dont nous convenions tous : une absence d’idéologie claire, une addition de pensées opposées allant de Buisson à NKM, de Fillon à Coppé, avec quelques vieux crocodiles espérant encore jouer un rôle comme Raffarin.

Ces amis de trente ans ne sauraient collectivement susciter l’espoir et vont créer des clans aux inimitiés durables.

Quand tout est déraison, la raison, le bon sens et la maitrise des passions peuvent avoir du sens et recevoir un écho : C’est le défi que nous devons relever, celui de la …force tranquille.

Pour cela, il faut que nous exprimions clairement et très vite à la rentrée quelques fondamentaux qui sont notre socle. Il ne faut pas craindre d’être seuls, il faut craindre d’être faibles et peureux.

Charles Pasqua disait « on s’appuie sur ce qui résiste ». Cessons donc d’accompagner et formons la résistance, affirmons clairement avant que d’autres ne le fassent que nous sommes hostiles aux extrêmes et que cette valeur est fondatrice, que nous sommes des européens, de l’Europe des hommes, que le bon sens est une vertu cardinale, que la citoyenneté se gagne et se mérite etc. La liste est longue des valeurs humanistes qui peuvent redonner envie à notre pays d’avoir envie de rebondir.

Peu m’importe les formations parlementaires qui se constituent, c’est le fond qui compte, la volonté de combattre, de défendre de vraies idées, de retrouver la fierté que j’exige.

A l’heure où les français commencent déjà à se mordre les doigts, il est urgent d’allumer les lumières de notre maison.

j'ai besoin de chacun de vous,je vous invite a nous rejoindre dans cette petite fédération du nouveau centre qui a une dimension humaine,des rapports formidables et chaleureux,l'envie de vivre et de créer,tout procéde du citoyen et donc de chacun de vous ,le temps est venu de nous retrouver

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commentaires

francis.panigada 28/06/2012 19:10

j'ai bien compris ton "billet" et la réponse que tu m'as fait ! Observer ne suffit pas... il faut s'engager ! cependant même si des mouvements attirent ma sympathie et retiennent mon intérêt, je
n'ai pas trouvé encore un ensemble dans lequel je pourrai m’insérer.
Je suis néanmoins quelqu'un d'engagé, il me semble, par trop indépendant certes, mais qui prend parti quand cela lui semble important (lors de l'élection de NKM par exemple...).
Ces quelques lignes étaient faites pour témoigner de l'avancée de ma réflexion.. L'avenir dira si, se profilant à l'horizon une action et une pensée qui me conviennent, je souhaite m'engager et
sortir du bois...

Francis Panigada 28/06/2012 16:11

Christian, je vais me permettre de faire quelques réflexions autour de ce billet, qui constitue un appel politique vers la reconstruction d'une force centriste, humaniste enfin rassemblée et
porteuse d'espoir. Tu le sais, j'ai longtemps soutenu Bayrou et j'avais d'ailleurs adhéré au modem lors de sa création voyant dans cette formation une troisième force possible et cela fort de la
dynamique de l'élection de 2007. Le centre s'est profondément divisé, morcelé en de multiples groupes, bien souvent satellites tournant autour de la planète UMP, paradoxe puisque le centre devait
plutôt être le point autour duquel l'on devrait graviter, comme un juste milieu, un point nodal. J'y reviendrai plus loin.

Je reprend point par point le bilan que tu fais en commençant comme toi par la gauche. Je suis d'accord avec toi sur les craintes émises sur le pouvoir devenu absolu du PS… Effectivement, les
signes de mépris et d'un pouvoir non partagé se font jour… autoritarisme et abandon de certaines promesses faites à leurs alliés verts… premiers signes négatifs avec le changement de ministre de
l'écologie… les verts ont un groupe mais oserai-je dire un "beau jouet" sans pouvoir d'influencer les décisions. Les rancœurs sont déjà là !

Quant à la victoire du PS, c'est effectivement d'abord la défaite de Sarkozy, d'accord avec ça, mais bien plus d'un UMP, pris dans un mouvement de balancier entre une position centriste et une
autre droitière avec la tentation de l'alliance avec le Front national. Un parti divisé, bien loin du gaullisme qui l'avait fondé et qui avait tenu le cap face à l'extrême droite jusqu'à Chirac
!

Mais il ne faut pas oublier que le PS a su montrer un visage d’unité (de façade peut-être…) et s’en est donné les moyens à travers les primaires qui ont été un succès indéniable (salué y compris
par certains de ses opposants). L’élection de Hollande c’est aussi le fruit d’un travail d’un appareil de parti qui a démontré l’efficacité de son fonctionnement.

Il ne suffit pas de s’opposer, il faut parfois reconnaitre la pertinence de certains des actes de ses adversaires. La question que devrait se poser la droite républicaine est évidemment de
comprendre les raisons qui font que le PS a en mains tous les leviers, ce n’est pas tombé du ciel… Et lorsque l’adversaire fait echec et mat, il y forcément une raison !

Quant à la fragilité, elle tient avant tout à cette dimension qui fait que tout pouvoir aujourd’hui ne saurait maitriser l’économie et que son champ d’action reste limité.
Le PS en fera les frais comme les autres, mais pour autant il s’appuie aujourd’hui sur un socle institutionnel relativement solide. Certains socialistes affirmant d’ores et déjà qu’ils sont au
pouvoir pour 10 ans !

Quant à la droite, en particulier l’UMP, elle sort de tout cela avec une fracture ouverte et une désorientation. Alors que le FN rentre à l’assemblée de nouveau, ceux qui pensaient que l’élection
se jouait à la limite de l’extrême, par stratégie ou par conviction se voient désavoués, une partie de la droite populaire a succombé, Guéant et Morano, sont sur la touche. Des voix s’élèvent pour
dénoncer une dérive et une stratégie qui n’a fait progresser que le Front National… Libérée d’un certain devoir de réserve, Nathalie Kosciusko-Morizet dénonce le « hold-up » idéologique de Buisson
sur la campagne et demande que l’UMP précise ses convictions et ses valeurs… Son dernier texte sur son blog : « mise au point » est en cela remarquable ! J'en retiens une phrase pour moi
fondamentale et qui résume tout le débat à propos du FN " le FN n’est pas l’extrême de la droite, la droite en plus radicale. Il est d’une autre nature..."
Ce courant "humaniste" qui prend aujourd'hui la parole, pourra-t'il préserver la digue qui sépare , de façon de plus en plus fragile la droite Républicaine du FN ou assistera-t'on à une
recomposition de la droite avec deux forces, l'une subissant l'attraction de l'extrème, l'autre se rapprochant du Centre ?

Il y a donc de toute évidence une place ouverte pour le Centre. Et pourtant !

Le paradoxe est qu’il fait les frais de cette élection : Abandon de Morin, de Boorlo… défaite de Bayrou… multiplicité des morcellements, des rassemblements, alliances, unions de toutes sortes si
dérisoires que certaines de leurs réunions tiendraient dans une cabine téléphonique.

Paradoxe aussi de cette vie politique qui se voit toujours attirée vers les extrêmes, alors que c’est ce même centre qui devait être force d’attraction ! Un point de référence

Paradoxe aussi de vouloir qu’un Centre existe mais qu’il soit forcément décalé, hémiplégique… D’où ma question toujours aussi primordiale : le Centre comme courant est-il un Centre à part entière
avec une pensée, des idées, des projets qui lui sont propres ? Ou est-il forcément un centre-droit ? Ou un centre gauche en miroir ?

Le parti-pris de Bayrou, visiblement désavoué par son électorat, était, en choisissant de voter Hollande en s’insurgeant contre la dernière partie de la campagne de Sarkozy, de poser comme acte
qu’un Centre existe indépendamment de la droite et de la gauche, et peut approuver ou désapprouver en partie le programme de l’un ou de l’autre. Sauf que cela ne peut marcher qu’avec une solide
assise. Le bipartisme renforcé par le scrutin majoritaire à deux tours l’aura balayé. Il reste que l’acte symbolique n’était pas dénué de sens !

Il est souhaitable qu’un courant de pensée ancré de façon irréductible au centre de l’échiquier politique existe mais il ne peut être crédible à mes yeux que dégagé de l’attraction des deux poles
principaux tout en se posant comme noyau central de notre démocratie, cherchant par tous les moyens à tracer une voie différente, celle que l’on pourrait appeler « la voie du milieu », cherchant
l’apaisement, la synthèse, la cohésion du corps social, une participation citoyenne…

Pour ma part, et par ton intermédiaire, j’observe avec attention ce que le « Nouveau centre » posera comme actes et redéfinira comme valeurs,
J’attends d’une opposition intelligente qu’elle cesse de considérer la politique comme une « guerre de tranchée », qu’elle puisse être critique mais aussi force de proposition. J’attends d’une
formation au pouvoir qu’elle sache prendre en compte ces mêmes critiques et propositions

C’est peut-être ici le vrai rôle d’un Centre, être réellement un pivot, un axe central, rouage essentiel pour que la démocratie fonctionne… une sorte de phare et de sentinelle tout à la fois !

Voilà ces quelques réflexions, peut-être peu réalistes, bien loin d’une stratégie de la « realpolitik », quelques élucubrations que d’aucuns trouveront bien idéalistes.

Christian SCHOETTL 28/06/2012 16:21



rien a retire a cela ,sauf que l'on ne peut demeurredans l'observation et qu'il faut se mettre dans l'action,moi même il eut été plus confortable de rester sur 'laventin et compter les points
,c'est en étant dans le coeur des dispositifsque l'on peut leur imprimer du sens



nialad 27/06/2012 10:28

Voilà un message que je partage presque à 100 %. La Gauche a tous les pouvoirs non pas par adhésion de nos Concitoyens, mais par rejet de la droite, en général, et de SARKOZY en particulier. Dès
2007, la droite s'est révélée être la grande protectrice des possédants. La décadence est allée à grands pas durant ces 5 dernières années. Les "Ténors" ont soutenu SARKOZY par obligation plus que
par "affection" en attendant 2017 avec une impatience qu'ils ont été incapables de masquer. Des gens estimables comme Hervé MORIN voire Jean-Louis BORLOO ont navigué entre critiques et soutien sans
failles à SARKOZY. Tout cela ne fait pas sérieux! Donc les Français ont majoritairement REJETE une certaine forme de politique. La preuve? "Forts" du sentiment du devoir accompli, beaucoup d'entre
eux se sont abstenus pour les législatives, ce qui, à mes yeux, ne constitue pas une quelconque forme de soutien à HOLLANDE. Avec le départ de SARKOZY, l'essentiel était fait....
Vous lancez un appel pour un ralliement au Nouveau Centre. Le paradoxe, c'est que les Français sont majoritairement au Centre, mais, le Centre, c'est un peu comme le numéro de cirque qui consiste à
faire de l'équilibre sur un rouleau avec une planche. Selon la position du corps, tantôt la planche penche à droite, tantôt à gauche, elle reste rarement stable à l'horizontale. En Politique, il en
est de même. Tantôt à droite, tantôt à gauche, avec une montée de l'extrême droite. Compte-tenu de la personnalité de ses candidats, l'extrême gauche n'avait guère de chance de progresser, surtout
pas le Front de gauche!!! L'arrogance, ça ne peut marcher qu'un temps!
L'UMP s'en est relativement bien tirée parce que la pierre d'achoppement dans le programme socialiste est le droit de vote promis aux étrangers et, de cela, les Français n'en veulent pas, surtout,
soyons clairvoyants, pour les musulmans. Je ne veux nullement sombrer dans un racisme primaire, mais les faits divers démontrent que trop nombreux sont ceux d'entre eux qui ne méritent pas cet
honneur: ceux qui brûlent le drapeau tricolore, ceux qui dealent, ceux qui tuent gratuitement.... notamment les forces de Police et de Gendarmerie. Pour les législatives, l'UMP n'a présenté
quasiment aucun autre programme que celui de dénoncer cette future attribution du droit de vote. C'est peut-être bien, mais c'est un peu léger!
Voilà quelques jours, j'ai assisté à un débat auquel participait Valérie PECRESSE qui, en tant que Ministre des Finances sortante a fait preuve d'une mauvaise foi sans nom. Fin Mai, il manquait,
sauf erreur, 10 milliards d'€ dans les Caisses de l'Etat: c'était de la faute aux Socialites!! Soyons sérieux! Il n'est pas exclu que le P.S. aille trop loin dans les dépenses, mais n'allons pas
trop vite en besogne pour critiquer afin de se dédouaner de la mauvaise gestion passée.
Enfin, pour terminer, aux Présidentielles, Marine LE PEN qu'on a parfaitement le droit de ne pas apprécier a fait environ 17 %. Aux Législatives, ces 17 % de Français sont représentés par 2 élus !
On en pensera ce que l'on voudra, mais je ne suis pas sûr de ce que cela soit TRES démocratique. Quant à COPPE ignorant totalement la nièce de Tata Marine à l'occasion de l'élection du Président de
l'Assemblée, il a démontré une nouvelle fois son manque de fair-play et son obstination à refuser le verdict des urnes. Avec deux députés à l'Assemblée, le FN ne représente pas un gros danger, au
moins dans l'immédiat!