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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 12:00

 

 

a partir du moment ou le principe d'une école privée sous contrat existe,c'est a dire que l'état finance cet enseignement, peut se poser l'égalité des droits puisqu'en conventionnant la loi a sorti du champ purement "privé" ces écoles.
 
a mes yeux le défi est de rendre l'école publique si exemplaire que personne ne soit tenté d'en retirer ses enfants.
 
reste le problème des écoles religieuses où si la liberté de culte existe en france,on est en droit de s'interroger sur la facilitation que cela apporte aux communautarismes et a "maintenir" des enfants éloignés des références républicaines.
Ainsi la création d'écoles coraniques dans les quartiers n'est pas a mon avis un réflexe droitier. de même pour les yeshiva,pour les écoles catholiques classiques, une certaine mixité inter-religieuse y régne dans la plupart,enfin,une attention particulière pour les écoles a connotation sectaire non affichée.Ainsi derrière le mot "privé" ,il y a bien des cas de figure différents,moi même ,j'ai fréquenté les "libres enfants de summerhill" .
Il y a donc un "privé" défense d'entrer a certains,un "privé" réponse alternative,un "privé" dernière chance pour des enfants inadaptés au système éducatif public et enfin un "privé" a connotation idéologique ou religieuse.
Comme pour la santé,il y a des fanatiques des hopitaux,j'en fais partie,il y a ceux qui préfèrent les cliniques ,mais il y a aussi ceux qui préfèrent l'homéopathie a l'allopathie ou les medecines parallélles,j'observe ,d'ailleurs, que bien des défenseurs de l'éducation nationale comme modèle unique,prêcheraient plutôt pour les médecines alternatives,ce qui est un autre sujet de réflexion.
il faut donc, a mon avis, distinguer entre une apparente cohérence fiscale au regard des statuts,qui,après tout s'apparente a un traitement comme les cliniques oul l'hopital,et la portée symbolique.
 il faut se battre pour une ecole publique exemplaire pour ne pas craindre une ecole privée qui monterait en puissance.ceci signifierait soit l'échec du système éducatif public,mais qui est une réponse différente pour des enfants ,en difficulté ou en attente d'un autre regard,nous ne sommes pas tous formatés sur le même modèle. 
car ,a mes yeux les parents ne payent pour le plaisir,il n'est qu'a voir a janvry qui a mis ses enfants dans le privé et l'on constate que ce ne sont pas les plus riches .
Ce qui m'étonne dans les réactions,c'est ce réflexe  formidablement libéral que de vouloir assécher la filière privée par l'argent plutôt que par l'enseignement.
Un réflexe protectionniste qui avouerait  ses propres carences qui ne seraient compensables que par une forme de monopole.
Enfin au pays de la liberté ,difficile de soutenir l'interdiction du choix ou de le réserver aux classes aisées.
le plus important ,a mes yeux,est le contenu de cet enseignement privé et être sur de quoi il est privé : les conséquences des pertes des références républicaines et de la laicité au profit des communautarismes,ceci constitue un vrai questionnement ,c'est pourquoi les écoles sous contrat sont plus rassurantes que les écoles privées sans regard extérieur
.enfin ce n'est pas une taxe foncière qui fait bouger les lignes,pour les extrêmistes, mais c'est en tout cas  une occasion d'y réflechir

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commentaires

NIALAD 03/11/2010 23:34


Cher Mr SCHOETTL, je suis en parfaite adéquation. Mon commentaire a été très long, mais vous abordez des problèmes que je n'ai pas évoqués pour ne pas abuser de ce droit d'expression que vous nous
offrez. Dans ce que je suggère avec l'apprentissage, on donnerait une nouvelle orientation à l'Enseignement, une mesure... serait plus économique et plus profitable pour celles et ceux qui ne
figureront jamais dans les 80 de Bacheliers.
L'enfant doit revenir au Centre du Système éducatif. Au lieu de cela, effectivement, on a allégé le temps de scolarité au profit des Loisirs que tout le monde ne peut s'offrir... Le Business
Hôtelier s'est exprimé....
On doit responsabiliser les Parents, mais, là, c'est mission impossible! Oui, je suis d'accord, trop d'Enfants sommeillent à l'Ecole: les couchers tardifs en sont la cause. La surveillance des
leçons et devoirs (supprimés dans le Primaire, certes) s'impose!!
Quant aux Instits qui s'ennuient en classe, j'en ai connus. Ce n'est pas par vocation qu'ils sont là. On ne peut pas exercer ce difficile métier sans un investissement personnel conséquent et un
grand amour des Enfants.
Je m'arrête faute de quoi je vous en remets un roman!!
Bien cordialement.


Valmy 03/11/2010 14:07


Belle reflexion Mr Schoettl... On peut presque y souscrire.
Malheureusement, vous savez comme moi, les réductions de moyens à l'Education nationale, en personnels et en dotation, approuvés par vos amis politiques. Alors, il ne suffit pas de faire de belles
phrases sur un blog, encore faudrait-il les mettre en application dans vos choix et votes. J'attends avec impatience votre soutien aux syndicats enseignants et votre condamnation du prochain budget
de l'Education nationale.


Christian SCHOETTL 03/11/2010 17:04



commentaires utiles


mais profondément sommes nous surs que c'est une question d'argent ?


audelà des idéologies et des "amis politiques",nous avons ce même débat depuis trente ans quelque soit le gouvernement,il est donc contre productif pour faire avancer les choses de laisser
imaginer que c'est a cause de telle ou telle majorité


,l'école publique de jack lang ,de jospin subissait les mêmes critiques, que ce mammouth que voulait dégraisser un autre ministre de gauche,le débat ne me parait donc pas là et le ramener a cela
est stérile; partisan


j'aime cette idée des hussards de la république,de ces combattants de l’enseignement public,


je voudrai comprendre ce qui ,au fil des décennies a tué l’enthousiasme,en 20 ans ,j'ai vu défiler des enseignants a l'école de janvry,j'ai vu des directrices rester jusqu’à point
d'heure dans l'école pour préparer le lendemain et d'autres témoigner de leur ennui.


j'ai vu des enseignants ouverts sur le monde et leur environnement et d'autres recroquevillés dans un univers protecteur,j'ai vu des enfants courrir a l'école et d'autres changer d'école ou aller
dans le privé


résumer la réussite de l'école publique a de l'argent est ,je crois,un moyen de se rassurer et d'éviter de se poser  de vraies questions .


je suis convaincu ,pour ma part que les rythmes scolaires sont stupides,que l'on demande plus a un enfant de 8 ans que l'attention que je suis capable d'exiger a un de mes collaborateurs


.pendant que les députés s'endorment a l'assemblée nationale ,un enfant de 7 ans doit rester concentré de 9heures du matin a 16h30


Les deux mois de vacances d'été ont été conçus pour une France rurale où les enfants devaient participer a la moisson,c'est obsolète,


au résultat entre les différentes vacances plus l'été il faut densifier sur 32 semaines de 4 jours un programme qui devient indigeste.un rythme qui vire au cauchemar et
qui laisse sur le bas coté les moins accompagnés


s'il fallait parler d'argent,c'est bien là qu'il faudrait en trouver sur des disciplines sportives  les travaux manuels et artistiques pour chaque après midi ,chacun acceptant le fait que
,du coup on travaille le mercredi,voir même (sacrilège pour certains parents ) le samedi


que l'addition de 20 semaines de congés scolaires pour des parents qui n'en n'ont que 5 c'est la quadrature du cercle et que dans certains quartiers cela conduit les enfants au pied de l'immeuble
en attendant que les parents rentrent du travail.avec les conséquences que l'on peut imaginer.


Comment le plus gros budget de l'état ,la plus grosse entreprise mondiale  arrive t elle a engendrer un résultat aussi réduit en tant que capacité d'innovation ? je n'ai pas les
réponses,mais chacun de nous est en droit de les poser sans subir les foudres d'un corporatisme qui serait mal venu


 



NIALAD 03/11/2010 13:38


En tant qu'ancien enseignant, et bien que Retraité, je souhaiterais abonder dans votre sens: RENDONS L'ECOLE PUBLIQUE EXEMPLAIRE. Malheureusement, cela nécessite de GROS moyens. Le Budget de
l'Education Nationale est déjà l'un des plus "lourds". Comment faire passer le message auprès de nos décideurs comme auprès de nos Contribuables? Dans l'opinion publique, au hasard des
conversations que je peux avoir sur ce sujet, je perçois une sorte d'a priori défavorable à l'égard du "PUBLIC" alors que le "PRIVE" bénéficie des faveurs des Parents, pas forcément les plus
fortunés, comme vous le faites si justement remarquer. A cela, des raisons objectives (quelques unes, des raisons subjectives, beaucoup plus nombreuses! Les Enseignants du Public sont tous de
gauche, ça va de soi, pour un oui pour un non, ils sont en arrêt de maladie, etc.., etc...) On compare ce qui n'est pas comparable. Au risque de me répéter le PRIVE fait son "TRI" parmi les Elèves
qu'il recrute, il fixe son PLAFOND dans ses effectifs. Pour ma part, en début de carrière, j'ai eu des classes TRES chargées, jusqu'à 53 élèves. J'ai eu jusqu'à 43 élèves en classe unique (de la
section Enfantine au Certificat d'Etudes). S'agit-il de périodes révolues? Pas si sûr! L'an dernier, l'une de mes Petites Cousines a DEBUTE dans l'Enseignement avec une classe de CM 2 comptant 35
élèves. On nous a annoncé des suppressions de postes: les "sureffectifs" sont-ils appelés à disparaître? J'en doute!!! Les conditions d'Enseignement ne sont pas comparables entre "PRIVE" et
"PUBLIC". Sans vouloir faire état d'un quelconque racisme primaire dont je me défends (la seule race que je déteste étant celle des c....), les problèmes liés à la diversité des origines ethniques
sont d'une complexité que ne peut mesurer le commun des mortels! L'alphabétisation pour tous nos petits étrangers serait une nécessité vitale... Comment faire quand le jeune Instit. (c'est plutôt
aux Jeunes que l'on confie les classes sensibles....) se trouve face à une classe avec des Enfants d'origines Maghrébine, Turque, Africaine, ...Rome, etc.... ne parlant quasiment pas le Français?
On mise souvent sur le bénévolat pour une initiation au Français. Le bénévolat, c'est bien, mais ce ne peut pas être une politique à long terme.
Le système éducatif ne correspond plus aux besoins. Revalorisons les métiers manuels! Un BON manuel gagnera mieux sa vie qu'un MAUVAIS intellectuel, ou même qu'un BON intellectuel bardé de diplômes
et qui, malgré tout restera sans emploi! Etre travailleur manuel n'a jamais été une tare! Or, c'est ce que l'on ressent, cette dévalorisation du fait d'être un manuel! Au risque de me faire
vertement critiquer, je serais très favorable à la "ré-instauration" de l'apprentissage, sous réserve que l'on sélectionne les "Maîtres d'apprentissage"... Donner dès que possible à nos Jeunes la
possibilité de vivre dans le monde du travail, avec ses impératifs, mais aussi, cette notion de la pratique que l'on n'a pas dans le cursus scolaire, cela me paraît préférable au système actuel! On
désengorge les Classes de ces Enfants qui ne trouvent aucun intérêt dans le système "traditionnel"! Je me souviens de l'un de mes anciens élèves qui, ne "fichant rien" à l'Ecole, passait son temps,
chez lui, à bricoler, à faire de la mécanique, un métier qu'il a ensuite exercé pour son plus grand bonheur... et celui de son Employeur!
Pour conclure, car j'ai déjà été TRES long (comme d'habitude! Et encore aurais-je envie de dire bien d'autres choses!!!)personnellement, j'en reviens à cette idée que j'ai eu l'occasion d'exprimer:
il existe un Service Public. AMELIORONS LE AUTANT QUE FAIRE SE PEUT! Si des Parents préfèrent le PRIVE, c'est leur liberté, mais qu'ils assument leur choix en payant les "prestations" offertes par
le PRIVE et qu'ils ne trouvent pas dans le PUBLIC. Nous pouvons avoir un Enseignement Public de qualité. Donnons-nous en les moyens....