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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 18:22

un journaliste que j'aime bien a changé d'orientation dans sa carrière mais comme le journalisme est ce qu'il fait avancer il nous diffuse sur facebook de la bonne information sur tous les sujets :je vous le tranfert brut de pomme 

Le dossier des retraites pour les nuls, les recettes, les dépenses, le trou et les solutions

L’équation des retraites en France a été décrite dans le rapport du Comité d’Orientation des Retraites, fruit d’un consensus entre une quarantaine de représentants le l’Assemblée nationale, le Sénat, les syndicats (CGT, CFDT, FSU, CFE-CGC, CFTC…), le patronat (Medef, CGPME) le monde de l’agriculture (FNSEA) de l’artisanat (UPA)… (Lire p. 93, 95-97). Le COR devait fixer les données du problème.

Finalement, cet énorme travail a permis de fixer quelques balises assez simples et notamment les besoins de financement futurs d’ici à 2050. Le rapport cerne donc dans un premier temps les dépenses à venir et les recettes disponibles.

En 2050, la masse des cotisations sera de 538 Mds € face à des besoins évalués à 607 Mds €. Scénario de base 2007. (Source: COR )

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Le déficit entre les dépenses et les ressources se creuse, passant de 4 à 69 Mds €.
Scénario de base 2007 (Source: COR )

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Quatre scénarios pour un déficit qui passe de 69 à 115 Mds€ (Source: COR)

 

cor4.1288003915.png

Il est donc clairement nécessaire de trouver de nouvelles recettes. Pour cela, nous disposons de trois moyens : 1/Réduire les pensions versées. Cela peut se faire de manière progressive, chacun décidant de l’âge auquel il souhaite prendre sa retraite en fonction de ses droits acquis.

2/Augmenter le taux de prélèvement. Cela peut passer par une augmentation des cotisations actuelles ou par un élargissement de la base sur laquelle les recettes sont prélevées (revenus financiers). Cela peut encore passer par une prise en charge partielle par le budget de l’État comme prévoit de le faire la réforme votée aujourd’hui par le Parlement.

3/Allonger l’âge moyen de départ à la retraite. Sur ce dernier point, il existe d’autres solutions que de fixer un âge légal de départ à la retraite. Il est par exemple possible de revoir l’âge de départ pratiqué à EDF, GDF, à la SNCF ou à la RATP (entre 55 en 56 ans aujourd’hui).

Pour atteindre l’équilibre les signataires du COR posent là aussi quelques balises selon différents scénarios (lire p. 11 du rapport du COR) :

À l’horizon 2020, en supposant acquise la hausse projetée d’un an de l’âge effectif moyen de départ à la retraite par rapport à l’âge observé de 60,6 ans en 2008, il faudrait pour atteindre l’équilibre annuel :

— soit une hausse du taux de prélèvement de 5,2 points ;
— soit une baisse du rapport entre la pension moyenne nette et le revenu moyen net

d’activité de 22 % ;
— soit un décalage supplémentaire de l’âge effectif moyen de départ à la retraite de plus

de 3 ans (au total de plus de 4 ans par rapport à 2008).

À l’horizon 2030, en supposant acquise la hausse projetée d’un an et demi de l’âge effectif moyen de départ à la retraite par rapport à l’âge observé de 60,6 ans en 2008, il faudrait pour atteindre l’équilibre annuel :

— soit une hausse du taux de prélèvement de 7,6 points ;
— soit une baisse du rapport entre la pension moyenne nette et le revenu moyen net

d’activité de 30 % ;
- soit un décalage supplémentaire de l’âge effectif moyen de départ à la retraite

d’environ 6 ans (au total d’environ 7 ans 1⁄2 par rapport à 2008).

À l’horizon 2050, en supposant acquise la hausse projetée de deux ans de l’âge effectif moyen de départ à la retraite par rapport à l’âge observé de 60,6 ans en 2008, il faudrait pour atteindre l’équilibre annuel :

- soit une hausse du taux de prélèvement de 9,8 points ;
- soit une baisse des pensions relativement aux revenus nets d’activité de 36 % ;
- soit un décalage supplémentaire de l’âge effectif moyen de départ à la retraite de près

de 8 ans (au total de près de 10 ans par rapport à 2008).

Conclusion, on peut considérer que l’ensemble des organisations syndicales, patronales, l’ensemble des experts et des représentants des deux assemblées législatives, l’Assemblée nationale et le Sénat, ont avalisé la nécessité d’une réforme des retraites. Il semble assez clair que l’allongement de la durée de cotisation est un levier inévitable sauf à accepter des baisses des pensions versées allant de 30 à 36 % selon les scénarios, ou par une hausse des prélèvements comprise entre 5 et 10 points de PIB.

Il semble également clair que la crispation sur l’âge légal du départ à la retraite est absurde.

PhDx

Lire aussi le site officiel du COR

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commentaires

N

Vaste sujet, effectivement. Moi, j'ai pris ma retraite à 66 ans, et c'est pourquoi je m'autorise à intervenir.
Parfaitement d'accord avec cette notion d'âge légal qui est une absurdité. Ce qui complique l'indispensable réforme c'est la diversité des professions concernées, une réalité qui n'a pas été
suffisamment été prise en compte, une notion qui eût justifié les NEGOCIATIONS tant désirées. Hier soir, FABIUS parlait d'un gâchis et, pour une fois, je partage son analyse. Nous sommes toujours
en situation de crise, même si le mouvement s'essouffle, une crise qui a déjà coûté fort cher à notre Pays et qui aurait pu être évitée en acceptant le dialogue. L'exercice du Pouvoir peut passer
par le Dialogue, surtout sur un sujet aussi sensible! La notion de pénibilité ne semble pas avoir retenu toute l'attention qu'elle mérite. Il est vrai que les exemples cités dans l'article ont de
quoi sidérer! La conduite d'un TGV, assistée par ordinateur n'a plus rien à voir avec la conduite des locomotives à vapeur!!! C'est peut-être pour cela que cheminots et personnels de la RATP ne se
sont pas trop manifestés par rapport à l'habitude... Il y a aussi gâchis dans la mesure où, d'après ce qui a été dit au cours de l'entretien avec FABIUS, cette réforme sera à revoir.... dès
2013!
Fallait-il donc passer en force pour "remettre ça" dans 3 ans???


Répondre
C


ce gouvernement trouve peu de graces a mes yeux,mais je ne peux pas lui faire le procès d'avoir mis en place ce nouveau régime par démagogie,par électoralisme....


chacun peut estimer qu'il n'y a pas eu de négociations,je crois qu'aucun gouvernement n'a autant reçu les syndicats que celui-ci ,c'est eux_mêmes qui le disent,encore une fois,je ne me sens pas
une ame d'avocat de la partie civile,mais je trouve que là nous pourrions faire la démonstration que dans notre pays peu d'évolutions sont possibles


alors qu'il y a uen election en 2012,dire qu'il y a une clause de "revoyure"en2012 est plutot honorable comme le fait d'annoncer l'allongment pour 2018,d'autres auraient attendu le lendemain des
élections.


Chacun admet que depuis 20 ans,quel que soit le gouvernement et sa proximité avec les syndicats,ce dossier a été lachement repoussé,force m'est de constater que d'une manière un peu suicidaire
électoralement cette responsabilité a été assumée.


comme pour le changement de régime des retraites des députés qui va être présenté a l'assemblée,je crois qu'il fallait avoir un certain sens des responsabilités pour "mettre le pied dans la
porte" car chacun savait que la porte écraserait le pied mais qu'il était neccesaire et indis^pensable de l'ouvrir,.Je pense que ,pouvoir affiner les choses en 2013 tient aussi du raisonnable et
du responsable,il faudra corriger les erreurs ,ls omisisons,les injustices qui apparaisent fatalement,voisr qui sont déja apparues.Affirmer que rien n'est gravé dans le marbre me parait sage.