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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:31
Vous allez dire de quoi je mele ! aussi je ferai court,le conseil d'état vient de préconiser  que les interventions dans les médias du president  de la république soient  décomptées ,en partie, du temps de parole de la majorité en place.
Cela peut vous sembler anodin ou technocratique mais en fait,a mes yeux,c'est un virage essentiel qui témoigne que les fondements de la V°république sont remis en cause.
Depuis le passage a 5 ans (quinquennat) et l'inversion du calendrier ,élection du président puis renouvellement de l'assemblée nationale,le président n'est plus tout a fait le président de tous les français,l'élection avec sa durée et son rythme calendaire ne lui impose plus de prendre de la distance par rapport aux débats partisans mais, au contraire, l'identifie encore plus fort comme le porte parole d'un parti.
C'est ce qui me chiffonne et qui retire toute la dimension gaullienne a la gestion de l'état .L'élection au suffrage universel du président de la république donnait au président la possibilité de se "libérer" ,d'avoir ce recul nécessaire,de prendre une nouvelle dimension,une autre ambition pour la France que des préoccupations claniques.
Le conseil d'état lorsqu'il envisage d'intégrer le temps de parole du président de la république,outre qu'il va devoir se lancer dans l'exégèse des propos du président, force le président, puisque ses propos sont comptés, a défendre la position de sa majorité plutot que d'apporter la pondération qu'impose la fonction.
En fait,cette décision qui est d'opportunité se "calant" sur la gestion présidentielle de sarkozy,et qui est donc mauvaise car on ne peut écrire la loi et l'interpréter au rythme des présidents qui passent,qui plus est ,cela signifie qu'a chaque consultation électorale ,le président de la république devrait comme nos préfets etre confiné a l'élyséen et si ^par malheur un évènement indépendant arrivait ,n'aurait pas véritablement de liberté de parole...
Vous allez dire que je me suis mal réveillé ce matin,mais ce type de décision prise dans les arcanes  de notre république sont les indices probants que l'on nous fait changer de démocratie sans vouloir nous en prévenir,le rapport balladur,balaie la démocratie directe en privilégiant le scrutin de liste,ce qui se résume clairement a supprimer l'accès a la démocratie et au suffrage universel au citoyen de base, les communes les fatigue,les conseils généraux aussi ,en fait toutes les collectivités ou le citoyen a identifié l'élu et a voté pour lui,le rapport balladur préfère un conseil régional élu sur un scrutin de liste,composées au sein des états majors des partis politiques et qui seront bien plus raisonnables par nature lorsque leur parti leur demandera de voter telle ou telle position , ils n'auront de fait ,aucun compte a rendre aux électeurs.
Je joue souvent a ce petit jeu,vous avez élu des représentants au conseil régional ,moi même je ne sais plus très bien combien mais au moins une vingtaine,vous tes un bon citoyen ,vous vous etes déplacé pour voter voilà pres de 5 ans qu'ils travaillent a votre service ,sur tout ce nombre,essayez d'en citer 8...si vous dépassez ce chiffre vous etes vous même conseiller régional,un citoyen "normal" n'atteint pas les quatre noms ! n'y a t il pas un problème ?
ou est elle notre démocratie directe ? dans notre beau département , un maire s'est présenté aux dernières élections régionales au premier tour sur la liste de l'essonne et a été élu au deuxième comme conseiller régional de paris ,liste qu'il avait rejoint entre les deux,c'est formidable que cette nonchalance a l'égard de l'électeur ne dérange personne.car sans abuser des mots,c'est la démocratie qui est en danger.

mise au point : j'avais dit que je serai court ,cela n'a pas été le cas,que personne n'imagine que cet article m'aurait été inspiré,si d'autre que moi l'avait écrit et formalisé cela n'aurait pas forcément été dans ce sens et cela aurait été beaucoup mieux écrit et beaucoup plus intelligement rédigé .lui,c'est lui et moi c'est moi.Et pour ceux qui ne comprendraient pas :le fait d'avoir un frère au conseil d'état ne restreint pas ma liberté de parole.

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commentaires

Tibob 10/04/2009 11:45

Oui, malheureusement comme la 4ème en son temps, la Vème République devient progressivement un système de parti. Comme vous le dites, ceci n'est pas seulement valable pour le président. L'exemple HADOPI en est encore une illsutration. Comment expliquer que seuls 36 députés sur 577 (à peine plus de 5%) soient présents dans l'hémicicle lors du vote d'une loi importante?
La réponse est simple, tout simplement parce que ce ne sont plus les hommes publiques qui s'expriment mais les partis. Peu importe alors combien sont les députés du moment que les proportions entre les partis sont respectées.

Je trouve cette dérive très grave. C'est un déni de démocratie. Ce n'est pas ça qui réconciliera les citoyens avec la politique. Enfin, comment justifier le salaire des députés que nous payons tous?

Christian SCHOETTL 10/04/2009 13:50


estce que nous ne portons pas,nous citoyens,une grande part de responsablité dans l'absenteisme ds députés ? de fait ,nous les élisons,pour voter les lois et siéger  au parlement,mais a leur
moindre absence a la fete locale, au moindre refus d'intervention sur un domaine qui n'est pas de leur compérence voila le citoyen qui s'interroge sur les motifs qui l'ont poussé a voter pour ce
"gusgus" il y a ,a mon sens ,un vrai probleme d'education démocratique : insoutenable de voir un élu bénéficier d'un privilège mais dans les permanences on fait la queue pour chercher a obtenir un
passe droit !
les élus ont entretenu ce clientélisme,et les citoyens ne savent  pas pourquoi ils votent;
et de fait un député qui ne quitterait pas l'hemicycle, qui participerait assidument aux comissions qui ferait son travail ,aurait de grosses inquiétudes a se faire aux
prochaines échéances par rapport a un adversaire qui occupperait le terrain...problème ..non?


l'Enfant d'Eléphant 09/04/2009 10:51

Ah d'accord. Donc pour résumer moi je ne comprends rien et vous vous manquez de talent... On va partir à Saint-Jacques-de-Compostelle avec le dromadaire, ça va peut-être nous aider...

Tibob 09/04/2009 10:29

J'ai du mal à comprendre le lien entre le début de l'article (place du président dans nos institutions) et la fin (la négation actuelle de l'importance de la démocratie directe).

Concernant, le temps de parole du président, je comprend votre position, néanmoins, arrêtons d'être hypocrites. Avec le quinquénat et l'élection du Président au suffrage universel direct, et la personnalité de nos présidents, cela fait bien longtemps qu'il n'est plus le gardien des institutions au dessus des partis. Le Conseil d'Etat ne change pas notre démocratie, il prend acte de la transformation (que je regrette) de notre république.
Encore une fois, on peut regréter la vision gaulliste des institutions mais arrêtons d'être hypocrite. L'article 20 de la Constitution prévoit toujours que c'est le premier ministre qui "détermine et conduit la politique de la nation". Quelle blague! De qui se moque t'on?

Concernant, la négation de la démoncratie locale, tout à fait d'accord avec vous. D'autant plus qu'aujourd'hui la véritable dynamique démocratique est là. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur l'élection sur une même liste des membres du CG et du CR mais mon commentaire est déjà bien assez long, je renvoie donc ceux que cela intéresse à cet article: http://mjs-bug.blogspot.com/2009/02/le-rapport-du-comite-balladur.html

Christian SCHOETTL 09/04/2009 14:16


je crois que nous sommes globalement d'accord ùais vous conviendrez qu'il est dommageable que les regles s'adaptent a l a personnalité du président et a son mode de gouvernance,vous conviendrez
avec moi que la 5° republique lorsqu'elle explicite le role du premier ministre frise l'hypocrysie car elle reduirait le role du president elu au suffrage universel au role d'inaugurateur de
chrysanthemes.
la relation entre les aspects ,c'est que tout concourt a confier aux partis politiques la gestion publique ce que n'a pas souhaité la 5° republique et ce que ne souhaitent pas nos concitoyens.L'elu
ne peut etre réduit au role d'executeur des decisions d'un parti


christian schoettl 09/04/2009 09:15

en écrivant ma reponse au commentaire j'ai craint que cela soit mal interprété en fait,si c'est confus c'est parce que MOI je n'ai pas été aux écoles et que j'étais près du radiatteur c'est mon manque de talent qui conduit a la qualité pedagogique et qui impose une lecture lente et..attentive !

l'Enfant d'Eléphant 08/04/2009 21:27

Non mais alors ça c'est trop fort... La place au fond du radiateur, c'était pour la philo, pas pour le droit constit et le droit public qui m'ont toujours fascinée (on a les admirations intellectuelles qu'on peut...).
Et je voudrais pas faire ma mesquine, mais je me permets de vous rappeler que la date du discours de Bayeux à la fête de Marianne à Janvry, c'est moi qu'avais raison. Non mais.
Et si j'attends d'être réveillée pour le relire, ça peut prendre un certain nombre de mois. Donc ce qu'on va faire c'est que si c'est important vous m'offrez un whisky japonais et vous m'expliquez tout ça gentiment sans vous énerver...