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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 11:43

Un élu de l’Essonne, bien connu, qui, a trois reprises, a déjà été chez son tailleur, pensant qu’il allait être nommé ministre et qui, en fait, est allé se faire rhabiller (a trois reprises),en a conçu une amertume quasiment pathologique .

Cet élu, fort marri, d’être privé de maroquin, s’est mis dans la roue de Dominique de villepin avec qui il partage les échecs et les cheveux blancs comme neige (implantés ou pas).

Ce matin, Nathalie kociusko morizet était interwieuvée sur Europe n°1, notre amer local, lui a demandé, par téléphone, si elle  avait autant d’éthique en politique que vis a vis de l’environnement.

Cette goujaterie grossière’est leur problème et ils sont du même parti ,mais là, c’est insupportable pour ceux qui connaissent un peu le personnage et dont je fais parti.

 Notre bonhomme est en effet un grand expert, et a su mailler son parcours d’histoires étonnantes aussi bien sur Ris-Orangis, que lors de la campagne de balladur, ou le candidat a pu bénéficier d’une vraie mise en scène a la suite d’une « panne » d’hélicoptère,lors des dernières élections,il a commis un florilège de courriers ,tous destinés a faire perdre ses amis,et je pense entre autre a mon ami francois durouvray a montgeron, je ne parle pas même pas de la période avec Xavier dugoin .

 L’éthique, il sait ce que c’est ,il s’essuie tous les jours ses pieds dessus.Il a du confondre avec le mot culot.

En tant qu’observateur direct, j’ai vu sa très grande capacité a respecter cet  adage : « je n’ai qu’une parole…des que j’en ai besoin …je la reprends ».  

La France a besoin d’autre chose que de ces petits marquis avides de pouvoir et uniquement préoccupés a fomenter des intrigues et des révolutions de palais.

 

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Published by Christian SCHOETTL
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Draveil Liberté 12/04/2010 14:29


Georges Tron veut liquider la fonction publique, par Bruno LarebièrePosté par Novopress dans France, Politique, Économie le 6 avril 2010 | Depuis juin 2009 et le départ d’André Santini du
gouvernement, il n’y avait plus de secrétaire d’Etat à la Fonction publique. Avec la nomination de Georges Tron… il n’y en a pas non plus. Pire : c’est un homme convaincu qu’il faut démanteler la
fonction publique que Nicolas Sarkozy a choisi ! Amis fonctionnaires, vous pouvez trembler : il est là pour vous faire la peau !

Il est des hommes politiques dont la réputation est usurpée. Georges Tron est de ceux-là. Son entrée au gouvernement a été saluée comme l’arrivée d’un villepiniste, sous-entendu d’un homme ayant «
une certaine idée de la France » et attaché au service de la nation, ainsi qu’est supposé l’être Dominique de Villepin. En le nommant, Nicolas Sarkozy aurait donc fait l’effort de promouvoir un
homme qui est à son opposé, ne cède pas au credo libéral et a une certaine tenue.

Sur ce dernier point, Georges Tron n’a rien à envier pourtant à Nicolas Sarkozy. En 1995, alors que la bataille fratricide était à son comble entre balladuriens et chiraquiens, le député de
l’Essonne, pourtant balladurien lui aussi, avait balancé : « Il faudrait que Sarkozy cesse de considérer qu’il a une rente à vie sur les balladuriens […] Il ne connaît que deux catégories, les
esclaves et les salauds. Il a tort, le garde-à-vous, c’est fini ! » Ce à quoi Sarko lui avait rétorqué : « Je savais que tu étais un imbécile. Maintenant je sais que tu es aussi méchant. » Le
professeur Choron, fondateur d’Hara Kiri, journal « bête et méchant », doit rigoler dans sa tombe ; s’il avait vécu jusqu’à l’élection de Sarko, il aurait pu voir son journal remplacer
avantageusement le Journal officiel…

Pour les fonctionnaires, « c’est pas le pied »

A Draveil, la ville de l’Essonne dont Georges Tron est maire depuis 1995, la formule fuse dès qu’on évoque son nouveau destin ministériel : « Eh ben, pour les fonctionnaires, ça va pas être le pied
! », suivie d’un rire entendu qui doit faire allusion à quelque histoire locale réservée aux initiés.

Si « ça ne va pas être le pied », c’est que ce méchant con de Tron – c’est bien ce qu’a dit Sarko, non, avant de lui trouver les qualités d’un sous-ministre ? –, a, le 21 janvier 2009 – date
propice pour couper des têtes –, cosigné une proposition de loi présentée par une flopée de députés UMP, parmi lesquels Olivier Dassault et Axel Poniatowski, qui ne sont pas connus pour leur amour
immodérée de la fonction publique, et pour cause… Ce texte visait à instituer « la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ». Avec toujours ces maîtres mots de la Sarkozye dès
qu’il s’agit de casser l’existant : modernisation, simplification, adaptation. A quoi ? Au « marché » pardi !

Le texte, que ses signataires de l’UMP espéraient voir entrer en vigueur au 1er janvier 2010, prévoyait que « les personnels des administrations des régions, des départements, des communes, et de
leurs établissements publics mentionnés à l’article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires » seraient dorénavant « recrutés par contrat, à
l’exception de ceux exerçant une mission de service public, qui restent soumis aux dispositions actuellement en vigueur ». En termes plus immédiatement compréhensibles : à de rares exceptions près
– dont la liste n’était pas fournie… –, on n’embaucherait plus que des contractuels, et plus aucun fonctionnaire… De quoi offrir « aux collectivités concernées une souplesse de gestion des
compétences de leurs personnels au plus près des besoins réels », selon la formule de faux cul retenue.

Les faux poulets de Draveil ont dû changer de nom

La Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), dont une branche est spécialisée dans la défense des policiers municipaux, ne s’y était pas trompée, en diffusant en juin 2009 un
tract (extrait ci-contre) dénonçant « la création du fonctionnaire jetable » et illustré par les logos de différentes sociétés spécialisées dans le travail temporaire, comme Manpower ou Adecco… Il
était titré : « Vers la fin de la fonction publique », et affirmait que Draveil lui avait déjà servi de laboratoire. En effet.

En 1999, la police municipale de Draveil change de nom et devient Draveil Sécurité. Il ne s’agit pas d’une opération marketing. Simplement que la « police municipale » de Georges Tron… n’en est pas
une et n’a donc pas le droit de conserver cet intitulé ! Les « policiers » ne peuvent plus se prétendre tels et ne sont plus que des « agents de sécurité de voie publique ». Ce sont des vigiles,
des employés de gardiennage, salariés de Draveil Sécurité, rien d’autre.

Il se trouve qu’en avril 1999, la législation sur les polices municipales avait changé, et que la mairie de Draveil n’en avait tenu aucun compte. « Ses agents n’ont pas fait l’école ni passé le
concours, certains viennent des services techniques municipaux. Ils portent la tenue sans en avoir le droit ! », s’était insurgé le Syndicat indépendant de la police municipale (SIPM), sans compter
leur « recrutement hors du cadre légal », l’« encadrement assuré par des agents retraités issus d’autres corps », l’« absence de formation » et d’« évolution de carrière », etc. Les services de
Tron avaient dénoncé une cabbale. Jusqu’à ce que le préfet tranche : c’est bien le SIPM qui avait raison…

Et avec le service municipal Draveil Sécurité, Georges Tron n’a pas forcément trouvé la bonne parade. Car les missions affectées à ses « agents » ne sont pas claires. A dessein ? La loi, elle – et
ses textes d’applications – sont clairs : « Les agents de police municipale quel que soit leur grade ne peuvent être que des fonctionnaires territoriaux. La loi prohibe ainsi clairement le
recrutement d’agents “supplétifs“ exerçant des missions de police municipale en dehors dudit cadre d’emploi. » A croire que ces précisions ont été rédigées juste pour Tron…

La proposition de loi déposée le 21 janvier 2009 pour liquider petit à petit la fonction publique territoriale, au fur et à mesure des nouveaux recrutements, est passée la trappe. Voilà plus d’un
an qu’elle a été renvoyée, pour examen, à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Mais maintenant que Tron est ministre, il
peut déposer, non plus une proposition, mais un projet de loi. Qui sera bien plus facilement examiné. Surtout qu’avec la réforme territoriale qui devrait entrer en vigueur en 2014, il a un argument
en or pour vendre à l’opinion « une amélioration des services rendus à un moindre coût pour les finances publiques et le contribuable ».

Ce n’est pas dans nos habitudes de donner des conseils de mobilisation et de grève aux fonctionnaires mais, sans vouloir les presser, faudrait se grouiller…

Bruno Larebière

Article extrait de Minute n° 2455 à paraître demain mercredi 7 avril.

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]